Au jour le jour 2026

Jeudi 29 janvier

Depuis une poignée d’Assemblées Générales, les chiffres des Commissaires aux comptes font état régulièrement d’une inquiétante diminution des apports de récolte jumelée forcément à une hausse tout aussi inquiétante des frais à l’hecto. Le marché des vins est saturé, les entonnages au point mort, les arrachages massifs vont reprendre de plus belle, le nombre de nos Vignerons (comme nos hectares) fond comme neige au soleil et même le ‘’Pilier Catalan’’ qui tient la ‘’barraque’’ en Roussillon commence à se fissurer.
Dans ce contexte difficile à gérer, Trémoine, pour l’instant et d’une certaine façon, navigue à vue avec courage et pare au plus pressé. Les départs à la retraite successifs n’ont pas arrangé sa santé financière et comment d’ailleurs, en ‘’hautes instances’’, peut-on oser allouer en guise d’aurevoir de telles sommes à certains salariés, quand les vignerons arrachent à contre cœur et à perte leurs parcelles ?
Cassagnes, Lansac, Planèzes, Rasiguères.
A maintes reprises par le passé et pour des raisons de survie, Trémoine a fusionné. Aujourd’hui, il semble que ce soit le chemin à suivre pour s’en sortir.

Lundi 26 janvier

A la retraite depuis peu, le Baixanenc Jean-Luc coule des jours heureux en famille et le Papi qu’il est devenu se régale de pouponner, surtout depuis la venue au monde des jumeaux. Le garçon est un modèle de gentillesse, de générosité, d’honnêteté et c’est un plaisir, un véritable cadeau du ciel de pouvoir partager un bout de vie qui passe avec lui.
L’ancien avant-centre ‘’Pallagousty’’ s’occupe de son jardin, de ses fruitiers, de sa poignée de muscats, sans oublier de prendre bien soin de quelques pieds de tomates en avance sur l’heure et bien à l’abri sous la serre.
Quant au repiquage des fraisiers, c’est bien simple : il a de quoi alimenter le village tout entier.

Samedi 24 janvier

Quand le petit garçon de la place de l’église, photographié devant ses acacias avec son cheval, se retrouve six décennies plus part en haut de ces mêmes acacias avec les jambes qui lui ‘’font figue’’ pour ‘’rasséguer’’ les branches, il se dit, tout en bénissant les copains de jeunesse lui tenant l’échelle, que le temps passe décidément bien vite.

Jeudi 22 janvier

Bien loin de la crue 2020 qui ‘’s’enrousséguait’’ tout sur son passage, la pluie tant désirée depuis s’est décidée à revenir après six longues années d’absence et d’attente.
Depuis le 15 décembre, pas moins de 430 millimètres sont tombés et le Bon Dieu, dans sa bonté d’âme, pour nous avoir oubliés aussi longtemps, a fait en sorte que pas un millimètre ne se perde.
Le Roussillon renaît de ses cendres et ses barrages, ses sources, ses puits, ses rivières et ses ruisseaux sont magnifiques de beauté.
Pierre Torga, l’Ancien, le Sage, disait toujours : ‘’Même quand il pleut trop, il ne pleut pas assez.’’
Alors, écoutons-le, faisons lui confiance et souhaitons juste que d’ici le printemps et tout au long de l’hiver, il en tombe 400 de plus.

Lundi 19 janvier

A l’occasion des vœux du maire et comme Charles Malet (1953-1977) et Josette Jourda (1977-2001) avant lui, Sid, avec beaucoup d’émotion, tirait un trait sur un quart de siècle dédié à la commune (2001-2026). Ses derniers vœux empreints d’émotion relataient l’année écoulée, les décès de Jean-Pierre, Mimi, Jacky et Maguy, la remise en eau du forage qui met fin aux interminables livraisons d’eau potable par camions, tout en se penchant sur l’épais dossier concernant la rénovation à venir de notre pont.
Aujourd’hui, il passe en toute confiance, la clef de la mairie à Richard qui sera entouré ses six prochaines années par les sortants Céline, Fanny, Sandrine, Alex et Patrick et le nouveau venu Jean-Louis.
Ensuite et jusqu’à tard le soir, il faisait bon faire honneur au buffet et savourer, une fois de plus, nos vins de terroir.

Samedi 17 janvier

Le démarreur d’Hervé qui battait doucement de l’aile ces derniers temps a fini par lâcher, mais avec ‘’sous le coude’’ le même en neuf, il a pu compter sur la gentillesse et le savoir-faire de Jer pour un échange standard éclair.

Jeudi 15 janvier

Noël et Premier de l’An désormais dans le rétroviseur, le temps est venu de ranger dans les cartons jusqu’à décembre prochain, les sapins, les pères noël, les guirlandes et Cie. Quant à la crèche, elle a droit à quelques jours de tranquillité supplémentaires avant de retrouver le silence de la Sacristie.

Mardi 13 janvier

Au coin du casot de la Peyrière et par un bel après-midi de dimanche ensoleillé, Sid se fait plaisir, à la mini-tronçonneuse électrique, de faire ‘’des souquets’’ dans une vigne surnommée ‘’le Damier’’, parce qu’avant d’être arraché, son Carignan une fois sur deux était blanc ou noir.

Dimanche 11 janvier

Passionnée de couture, Martine apprécie ses moments libres où elle peut tricoter et coudre, écharpes, pulls, chaussettes, gants, bonnets, protège-oreilles, chemises, pantalons, vestes…
Une passion qui, au fil du temps, gagne toutes ses amies.

Vendredi 9 janvier

Sous le Garouilla, il va et vient Georges en solitaire, émiettant dans un vacarme à devenir sourd, les sarments minutieusement alignés au milieu des rangées.
Et la blanche aigrette garzette, Dieu seul sait ce qu’elle est venue faire dans le coin, a survolé le tracteur tout l’après-midi.

Mercredi 7 janvier

A l’entrée du village des feux de signalisation règlent la circulation. Au coin du Pujol, sagement rangé sous la haute murette, le camion patiemment récupère la terre pendant que la mini-pelle au-dessus, creuse une future piscine avec vue imprenable sur le Gourd ’En Coq.

Lundi 5 janvier

En ce jour anniversaire, à quoi peut-il bien penser l’écolier planézol des années 60 ? Sûrement que le temps s’est envolé bien vite mais que contrairement à certains de ses camarades d’antan, il a la chance, lui, de pouvoir continuer à savourer la vie qui passe.
Belle journée à toi Jo avec en prime, 70 bisous de derrière les fagots !!!!!!!!!

Samedi 3 janvier

Le calendrier des postes, à travers les décennies, n’a pas pris une seule ride et quel bonheur d’y retrouver à chaque fois, en le feuilletant, les images furtives d’une enfance envolée où le temps semblait vraiment s’écouler au ralenti.

Jeudi 1er janvier

En ce 1er de l’An, ‘’Au jour le jour’’ débute sa 23e année et de l’eau a coulé sous notre pont depuis.
Qu’elle puisse continuer à couler, plus régulièrement toutefois et que 2026 qui vient d’arriver, nous offre surtout de belles choses à découvrir.
Bonne année à toutes et à tous !!!!!!!!!

Mardi 24 février

Par les temps qui courent, il vaut mieux songer à rabattre ses arbres un peu trop hauts afin de diminuer les risques de prises aux vents, d’autant plus si les troncs de ces derniers commencent à sonner creux sous le poids des ans. Alors, Merci à Robert pour le coup de main et pour avoir su garder cette même facilité de grimper aux arbres, comme au bon vieux temps des cerisiers d’Alexandrine.

Samedi 21 février

Rue du Château, le mimosa et le pin de Robert qui ont résisté à tant d’orages, tant de neige, tant de tempêtes et sous lesquels de nombreuses générations de beagles ont cherché l’ombre le moment venu, se sont couchés comme tant d’autres arbres sous la violence de ‘’Nils’’. Et dans ces moments-là, il n’est jamais facile, tronçonneuse en mains, de devoir effacer une partie de son passé.

Jeudi 19 février

Sur la D611, en direction de Paziols, elle est là l’équipe de Latour, fidèle au poste et veillant au grain. Au vu du nombre d’arbres devenus dangereux pour la circulation et qu’il faut malheureusement supprimer, la tâche s’annonce longue et fastidieuse. Et pourvu que ‘’Pedro’’, la prochaine tempête, ne vienne pas en rajouter une couche.

Mardi 17 février

Sans tenir compte des vents et des marées, la nature suit son petit bonhomme de chemin et avant la sortie des asperges qui s’annonce comme un bon millésime, les amandiers et les mimosas, même les plus meurtris, ne peuvent s’empêcher de fleurir.

Dimanche 15 février

Sans se tracasser le moins du monde de trouver un groupe électrogène pour sauver leurs casse–croûtes ou une lampe de poche pour naviguer à vue, les pigeons du coin, à la moindre accalmie, sortent du ‘’raparou’’ pour survoler le village. Mais vu la météo annoncée, ils n’ont pas fini de se mettre à l’abri.

Vendredi 13 février

La tempête Nils a traversé le Roussillon en long, en large et en travers et les rafales de vent et les averses se sont succédées sans relâche. Comme d’habitude l’électricité s’en est allée et le village a ‘’coubré’’. Le portail pratiquement centenaire du cimetière et le panneau ‘’Planèzes’’ arrachés, le rideau de la coopérative explosé ; quant aux arbres (mimosas, amandiers, pins, cyprès, oliviers, arbousiers …) bon nombre d’entre eux ont été déracinés. Les lampes à pétrole, les bougies et les frontales sont ressorties des tiroirs et en attendant, en se rongeant les ongles, qu’Internet revienne pour revivre, il faisait bon se souvenir de ‘’l’ancien temps’’, où les familles, bien avant l’apparition du ’’110’’, savouraient la lueur et la chaleur d’un feu de cheminée en attendant d’aller se coucher.
PS : Et grand MERCI aux Agents Enedis pour avoir bataillé non-stop afin de réparer les dégâts.

Mercredi 11 février

Le ruisseau de la Tourredeille qui coule tranquille depuis début janvier est un évènement rare qu’il faut savoir apprécier. Et à regarder dans ses ‘’mini gouffres’’ les grenouilles se balader, pour un peu, on se croirait au Gourd ’En Coq.

Lundi 9 février

Une réunion publique avait lieu récemment à la salle des fêtes concernant le nouveau composteur installé au terrain de foot. Mr Bourgat Thomas, responsable environnement et déchets de la communauté de communes Agly-Fenouillèdes (CCAF), nous expliquait dans le moindre détail le fonctionnement des bacs.
Pour faire simple : celui de gauche reçoit les déchets, celui du milieu rempli ‘’d’herbe’’ sert à camoufler ces déchets et celui de droite attend que celui de gauche soit rempli pour prendre la relève, le tout ‘’chapoté’’ chaque semaine par les responsables de la CC.
Pour des renseignements plus clairs, voir en mairie où vous attendent les seaux composts.

Samedi 7 février

Les quasi 500 millimètres de pluie tombés depuis la mi-décembre ont occasionné forcement du travail supplémentaire pour les agents de la DDE qui emploient les grands moyens pour curer les rigoles et les fossés comblés de terre de notre belle départementale.

Jeudi 5 février

Au revoir Francine
En ce début décembre 1957, il fait soleil sur le Rivesaltais quand une petite Francine arrive au foyer d’Andrée et d’Henri Montsarrat. Entre un père affectueux et une mère plutôt sévère, la gamine grandit élevée par sa grand-mère puis l’adolescence venue, fait jeunesse avec ses amies sans jamais toutefois oser dépasser le douzième coup de minuit.
Ses études terminées, elle entre à la DDTM en tant que secrétaire et l’employée modèle qu’elle est y fera toute sa carrière. Au fil du temps qui passe, elle rencontre Yvon, un garçon venu de Bretagne pour travailler en Roussillon. La mairie célèbre un peu plus tard leur union et aux portes de la Noël 1995, la famille s’agrandit d’un ‘’pitchounet’’ : Henri. La vie est parfois faite d’épreuves et avec un fils en bas âge dans les bras, Francine se retrouve toute seule un jour pour l’élever.
Discrète, fidèle et réservée, elle partage alors son temps entre son fils, son travail, ses parents et ses ami.e.s qui comptent beaucoup pour elle et réciproquement.
Au printemps 2005, dans le Haut-Fenouillèdes et chez une amie commune, elle fait la connaissance de Joseph le Planézol. Pour Henri, Joseph devient un merveilleux compagnon de jeux attendu derrière la porte à chaque retour de la vigne ou du jardin et pour Francine, une épaule sûre et solide sur laquelle il fait bon s’appuyer et se reposer.
S’ensuivent deux décennies de bonheur, de vie simple, à savourer entre autres le plaisir de regarder le fiston grandir. Avec à portée de main un horizon radieux, ensoleillé de mille projets, Francine, toute proche de devenir Mamie, s’éteint tel une flamme de bougie trop fragile pour lutter contre le souffle des vents mauvais.
Dans ces moments de profonde tristesse, notre sincère affection se tourne vers son fils Henri et sa compagne Cassandra, vers tous ses proches et bien sûr vers ‘’Jo’’, notre ami d’enfance, notre ami vigneron, notre ami de toujours.
Francine s’en est allée parce qu’elle ne pouvait plus rester mais elle est là, juste de l’autre côté du chemin, sur ces sentiers d’Éden parsemés d’étoiles et de soleil où elle voyage désormais en paix vers l’éternité.

Mardi 3 février

Il est revenu le Bibliobus faire un tour au village, manière de reprendre les livres amenés l’an passé et de refaire un stock tout neuf pour nos lecteurs. Et pendant que Maëlle prenait bien soin de choisir quelques livres spéciaux pour Lise, Yannick, lui, à coups de ‘’bip’’ s’occupait des ‘’entrées-sorties’’ sur l’ordi.

Dimanche 1er février

Pour la Ste Martine, ils se sont réunis, les riverains de l’Avenue de l’Agly afin de confectionner les fameuses ‘’bunyetes’’ catalanes à coups de sucre, sel et citron par ci et beurre, farine de blé et œufs par-là. Une fois le tout savamment dosé, il ne leur restait plus qu’à mettre les mains à la pâte pour la pétrir et l’étirer au rouleau à pâtisserie, avec une bouteille de Trémoine ou à l’ancienne sur les genoux. Et à regarder le résultat final, ‘’macarel’’, elles semblent croustillantes à point ces ‘’bunyetes’’.