Au jour le jour 2010

Dimanche 31 janvier

Sur la Babille, Georges, à quatre jours de plier sa taille 2009/2010, se régale en pleine tramontane, par un froid de canard, de ramasser, avec son motoculteur Honda, les sarments de muscat. A le regarder aller venir et monter descendre, on peut se demander s’il y en a beaucoup, dans le pays, qui ont adopté cette technique de ramassage. Lui, il ne se pose même pas la question : il est sûr d’être le seul !

Samedi 30 janvier

La façade de la maison de Monique, côté cave coopérative, vient de prendre un coup de jeune en même temps qu’une bonne couche d’isolation. Les sympathiques Michel et Stéphane, au four et au moulin, ont commencé par placer une foule de rails pour ensuite y coller et cheviller dessus des plaques de polystyrène. Une fois le mur ainsi tout recouvert, une toile a été collée par-dessus pour durcir la nouvelle ‘’façade’’, nouvelle façade qui a vu, à l’étape suivante, arriver une pâte de fixation destinée à empêcher le crépis de finition de se faire la malle. Le résultat est super. Monique et Patrice sont contents et, pour les intéressés, le plus simple est de se renseigner auprès de Monique.

Vendredi 29 janvier

Chaque fin d’après midi, une fois les derniers viticulteurs ayant plié boutique de la vigne, on peut apercevoir Jean-Louis continuer à tailler cep après cep, jusqu’à l’obscurité la plus totale. Vigneron chez nous, mais ouvrier agricole sur la plaine, c’est, d’une certaine façon, le prix à payer pendant la délicate saison de taille. Ses journées, le moins que l’on puisse dire, sont bien remplies mais il les effectue sans stress et avec le sourire. Il sait pouvoir compter sur ses frangins pour les traitements à venir et du coup, ça lui enlève une bonne épine des pieds. Quant aux 35 heures, le dimanche venu, il n’est pas loin de les avoir faites deux fois.

Mercredi 27 janvier

Le défibrillateur
La plupart des villages de l’arrière pays sont équipés de défibrillateurs et le nôtre vient d’en recevoir un comme cadeau de Nouvel An. Monsieur Teixido Lionel s’est fait un plaisir de nous en installer un de tout neuf, tout en expliquant à notre Secrétaire de Mairie, Carole, son fonctionnement. Et macarelle, comme cela, de but en blanc, faut rester attentif pour ne pas louper un épisode. Heureusement, un livre sur l’appareil est livré avec pour, à tête reposée, se familiariser avec l’outil. Une réunion ne saurait tarder pour expliquer aux volontaires la façon de faire en cas de gros pépin.

Mardi 26 janvier

Notre cher ferronnier, atteint par la limite d’âge et les rhumatismes, se sépare à regret, de son XT 500, datant de l’année 1980, pour la remplacer par une 125. Surnommée la ‘’Reine des Paris-Dakar’’, elle est passée entre les mains expertes de notre mécano Jean-Mi et peut être considérée comme flambant neuve. Une occasion en or qui ne passera pas toutes les cinq minutes. Pour tout renseignement, s’adresser à Monsieur Serradell Alex, domicilié à Planèzes, au numéro : 04 68 29 00 70)

Lundi 25 janvier

Dans nos écoles d’aujourd’hui, les stages sont à la mode. Alors, pendant l’année de 4ème ou de 3ème, l’occasion est donnée aux élèves de changer de cour de récréation l’espace d’une semaine en optant pour le stage de leur choix.
La petite Chloé, fille de Tonia et Jean-Louis, avec deux tontons viticulteurs, ne s’est pas faite prier pour venir voir le terme de plus près. Bien entourée par Pierre et Jo, et Pradines en mains, sa cour de récréation, d’un seul coup d’un seul, s’est étiré du Peyrelis à la Clotade et du Pujol à la Chapelle et au Roc, le vieux clocher, lui, se chargeant de remplacer la sonnette de fin de cours. Avec pareille cour de récréation, nombreux sont ceux d’entre nous qui auraient effectué de longues études au lieu de les raccourcir sans regret. Chloé, donc, tout sourire, a écouté, regardé et, avec application, taillé ses premiers ceps, s’initiant également au feu de sarments, tout au long de son stage de 35 heures. Retrouver la semaine prochaine le collège de Thuir risque de laisser sur les papilles un goût de renfermé, surtout après avoir respiré la tramontane une bonne partie de la semaine. En tout cas, bravo à elle et tonton Jo, en la regardant suivre la llaque, devait se rappeler l’époque où, au même âge, avec les copains, il ramassait les sarments à tire-larigot, sans limitation des 35 heures.
Quant à ‘’pépé Antoine’’, invisible juste au dessus des nuages, occupé, en triplette formée avec Dédé, Sylvio , Monsieur Pétricola, François et Jojo, à jouer à la pétanque, il devait être bien ému de voir sa petite fille tailler les souches que lui-même a greffées près d’un demi siècle plus tôt.

Samedi 23 janvier

Depuis peu, Benjamin Mégret s’est installé au village en qualité d’artisan sous l’appellation ‘’La Pelle Planézole’’. Cette dernière propose : nettoyage de chemin, déblaiement, petit terrassement, arrachage de vignes et d’arbres, travaux agricoles, curage de rigoles, tronçonnage, élagage, transport de terre et gravats…
N’hésitez pas à faire appel à lui (tél : 06 32 42 41 30/ Mail : benjaminmeg66@orange.fr)

Jeudi 21 janvier

Dernièrement, à l’initiative de Monsieur Weigel Bernard, une pétition ayant trait à la délicate venue de l’ADSL, circulait et d’avance déjà, merci à lui et à toutes celles et ceux qui ont pris cinq minutes de leur temps pour, à travers leur signature, apporter leur soutien.
Cette pétition concerne le petit triangle formé par nos trois villages du haut canton des Fenouillèdes (Lansac, Planèzes, Rasiguères, peut être les trois seuls de France à résister malgré eux à la venue du haut débit), triangle qui ressemblerait, son thym et romarin remplacés par un bout de mer au Triangle des Bermudes, tellement c’est la panique dès que tout le monde se connecte à la fois.
Le débit se ‘’passège’’ d’ordinateur en ordinateur, tel des vases communicants ou à l’image de deux personnes se douchant en même temps dans la même maison mais dans deux salles de bain différentes, la personne branchée en ligne directe avec le chauffe-eau se régalant pendant que l’autre s’enrhume.
Si, être privé de temps à autre du plaisir d’aller ‘’roundinéger’’ sur les sites Marseillais, Usapistes ou autre, n’a rien de catastrophique, cela porte préjudice, bien souvent, aux pros qui perdent une bonne partie de leur travail pour cause de déconnexion en ligne.
Alors, en attendant la réunion du 23 présidée par le ‘’tout neuf compagnon de Trémoine’’, Monsieur Guy Ilary, où est convié le sympathique Bernard, croisons les doigts pour que bientôt l’ADSL croise la route de nos ordinateurs.
PS : Un exemplaire complet de la pétition a été adressé de concert à Messieurs Guy Ilary, Christian Bourquin et Georges Frêche, respectivement, Conseiller Général du canton de Latour de France, Président du Conseil Général des P.O. et Président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon.

Mardi 19 janvier

Jean-Luc, le talentueux avant-centre n°10 des Pallagoustys (1981/1988), marquant but sur but, plus beaux les uns que les autres, certains méritant encore aujourd’hui de figurer dans le top 5 de la L1, n’a laissé chez nous que de superbes souvenirs et personne ne l’a oublié. Surnommé Luke, comme le célèbre cow-boy de Morris et Goscinny, il shootait au moins aussi rapidement que ce héros dégainant ses pistolets. Certaines photos d’époque montrent même l’ombre de son pied gauche calculant encore le meilleur angle de frappe possible alors que le ballon est déjà au fond des filets. Sans cesse en rupture d’équilibre sur le terrain, tellement la ‘’gnaque’’ le démangeait, on aurait pu le croire assagi à la suite d’un mariage réussi auprès de Karine et de ses deux enfants. Eh bien, vingt ans après, on le retrouve tel un écureuil du Gourd’En Coq, toujours en rupture d’équilibre, tout en haut d’un figuier baixanenc plus que centenaire, occupé à éliminer les branches mortes avec des cisailles plus grosses que lui, pendant que son ancien Capitaine des Pallagoustys, lui, élague prudemment les basses branches.

Samedi 16 janvier

Macarelle, pour la 1ère fois que les vœux de Sid se déroulent à la Maison de Paul, on a fait mieux qu’à l’Elysée : on a déroulé le tapis vert. Devant une belle assistance, avec Alex debout au fond de la salle tel un instituteur surveillant ses élèves lors de la venue de l’Inspecteur d’Académie, notre premier magistrat est revenu sur les dossiers de l’année écoulée. Il a bien sûr été question des emprunts courant sur la magnifique salle où se déroulait la réunion et sur la façon de les honorer, du tri sélectif qui peut toujours être plus soigné, du prix de l’eau à venir, de la réglementation de la circulation dans le village, hormis l’Avenue de l’Agly, de la présentation des nouveaux venus au village, d’un futur possible projet de hangar et tutti quanti, comme dirait Sylvio. Une fois l’ordre du jour ‘’pelé’’, la parole était donnée aux Planézols présents afin qu’ils expriment leurs remarques ou interrogations. Un apéritif dinatoire fait maison par Margarete, qui nous étonne à chaque fois un peu plus, était ensuite mis à la disposition de tous : chips avec houmous, tzatziki avec crudités, roulés aux jambon, roquette, tomate et fromage, rôti de porc à l’orange avec petits pains introuvables sur le marché et mini-tartelettes au chocolat, citron, pêche et cassis et bien sûr, sauf pour les irréductibles du 51 ou du whisky, nos vins de terroirs accompagnaient le tout. Tard dans la nuit, il ne restait plus qu’à rembobiner le tapis vert jusqu’à la prochaine occasion.

Jeudi 14 janvier

Tous les matins, quel que soit le temps, sauf fortes pluies, Monique va ‘’passager’’ sa petite épagneule du côté du Roc via le tour du Pla. Vendredi dernier, bien emmitouflée jusqu’aux oreilles, non seulement elle se moquait de la tramontane gelée qui ‘’s’enrousségait’’ les derniers flocons mais en plus, elle prenait grand plaisir à faire craquer la fine couche de neige sous ses pieds. Quant à Balzane, une fois libérée de la laisse, elle est partie, vitesse grand V, tout en dribbles, au milieu des ceps ; dribbles à faire pâlir d’envie le Boffy de la grande époque des Pallagoustys.

Lundi 11 janvier

Jeudi, une gelée matinale suivie d’un ciel couvert avait préparé de façon idéale la venue de la neige. Cette dernière, sans faire de folie, s’est régalée de se poser sur un sol qui a récupéré le moindre de ses flocons. Du coup, il valait mieux plier boutique de la vigne, sans trop insister, imité en début d’après-midi, par les écoliers qui, mesure de sécurité oblige, ont quitté, sans le moindre regret, classe et cours de récréation. La couche, dans le terme, n’était pas bien épaisse mais, quand les flocons se posent sur notre Roc de toujours, sur notre vieille chapelle St Pierre et finissent par ‘’s’espatarrer’’ sur les Pla et ses alentours, on se régale du spectacle en espérant que cela dure.

Dimanche 10 janvier

L’école communale et tous ces magnifiques moments partagés avec Lolly, Evelyne, Anita, Fuensanta, Manuel, Pierre, les Sounier, les Mounier et Compagnie, doivent sembler bien loin à Annie qui fêtait hier son anniversaire. Elle est née par une belle année où sa grand-mère Jeanne avait à l’époque l’âge que sa petite-fille a aujourd’hui. Alors, tout en faisant un gros poutou à Annie pour l’occasion, on n’oublie pas notre chère doyenne qui a vu naître et grandir la plupart d’entre nous.

Samedi 9 janvier

Le retour des étourneaux
Ils nous ont laissé tranquillement passer les fêtes de Noël et Nouvel An avant de revenir ‘’roundinéger’’ au-dessus de nos têtes. C’est tellement impressionnant de les voir aller et venir que même le vieux couple de corbeaux, patiemment apprivoisé à moitié depuis plus de trois ans à coups de compost, a disparu de la circulation, le temps que les milliards de locataires du Castillet et Nouvelles Galeries regagnent leurs pénates. Toujours, à les voir s’abattre sur les oliviers du Pla, on se dit qu’il ne doit plus rester grand-chose de comestible à se mettre sous le bec. Quant à leurs petits ballets aériens, il y a de quoi sûrement inspirer plus d’un peintre.

Jeudi 7 janvier

Ostinata, malgré les fêtes passées à exagérer avec le champagne et le foie gras, a tenu, à sa première répet 2010 à fêter la venue des Rois Mages à coups de Blanquette et de galette des Rois. Pour l’instant, le prochain concert étant prévu courant juin, il n’y a pas le feu à la maison et les filles en profitent pour démarrer piano piano la nouvelle année.
PS : Demain, à 18h, à la Mairie, les vœux de notre maire Sid. Pour les retardataires, l’apéro est prévu à 18h30/18h45.

Mardi 5 janvier

Le Jo, on voulait lui faire un gros poutou pour ses 54 ans mais, macarelle, pas moyen d’y mettre la main dessus ; pourtant il devait bien être quelque part, occupé à tailler ses chères vignes. Tant pis ! Ce sera pour 2011. En attendant, bon anniversaire à lui avec une photo d’archive.

Dimanche 3 janvier

Sous le Roc, les fumées familières de feux de sarments vont et viennent au gré du vent. Au même endroit, début novembre, Jean-Pierre commençait sa taille au bout milieu de ses macabeo centenaires. Le dernier sarment tombé, Magguy, comme d’habitude et depuis de nombreuses années maintenant, prend la relève. Et, si la vigne est grande, avec patience et méthode, elle ramasse au râteau tout ce qui traîne. Une fois le dernier feu éteint, le sol est tellement nickel qu’on peut y jouer à la pétanque.

Mercredi 1er janvier 2010

En ce premier jour de l’an où les fêtes sont presque à ranger au rayon souvenirs, souhaitons à tout un chacun de rester zen dans les moments difficiles qui ne manqueront pas de venir agacer et bien sûr aussi, de penser à apprécier les bons qui, n’en doutons pas, pointeront sûrement leur nez. Sans oublier cette chance sans cesse renouvelable que nous avons de vivre ici. Les premières photos 2010 sont des ‘’gobelets’’ qui, à leur manière et en ‘’se donnant tous la main’’, contribuent à rendre le pays si attachant.

Dimanche 28 février

Les vignerons de Cassagnes ont rejoint, l’hiver dernier ceux de Lansac, Planèzes, Rasiguères, au sein de la, désormais dite Cave, Vignerons de Trémoine. Dans leur bagage, ils ont amené Hugues qui n’a pas tardé à faire parler tout son savoir-faire informatique pour embellir le site de la Cave. C’est un vrai plaisir de s’y ‘’passéger’’ et on vous invite à le découvrir à l’adresse suivante : tremoine.com

Samedi 27 février

Avant que l’ombre ne se pose sur notre vieux Roc qui, sentimentalement, occupe sûrement, dans nos cœurs, une place au moins aussi importante que la Tour Eiffel dans ceux des Parisiens, Christian, qui pense déjà aux belles grillades de l’été qui arrive doucement, fait le plein de sarments de grenache noir. Sécateur en main et grand sourire, il les débite à la taille du barbecue et on devine, à le regarder faire, tout le plaisir qu’il ressent à être là, tranquille, au soleil presque couchant.

Vendredi 26 février

Sur un ‘’établi’’ que l’on ne trouve ni à Casto ni à Brico Dépôt, Margarete, ponceuse en main, efface, sur les volets du gîte Mika, les traces inéluctables du temps qui passe. Et malgré la poussière avalée à l’abri dans la cour de l’école, elle est toute heureuse (pour l’instant) de ne pas avoir affaire au gîte Lavande qui compte tellement de fenêtres qu’on se demande comment le gîte tient encore debout. D’ailleurs, prudente comme elle est, elle ne les ponce jamais sur place.

Jeudi 25 février

Sur le Quintala, à quatre pas du pont, ‘’le Grand’’, avec l’aide de Bernard, Baptiste, Christian, Didier et Thierry, refait de neuf sa vigne de grenache achetée, il n’y a pas si longtemps que cela, à Francis. Bien que plantée par ce dernier dans les années 80, l’Esca s’y est acharnée dessus comme la misère sur un pauvre et du coup, à force de voir la moitié de sa vigne sécher sur pied et même plus au fil du temps, Gilles a fini par se résoudre à tout arracher et désinfecter en profondeur. Avec Christian à la manœuvre, les rangées de la nouvelle vigne sont droites comme des I, espacées à la bonne longueur et si on n’était pas là pour le voir, un gueuleton a dû sûrement clôturer, de belle manière, la plantation.

Mercredi 24 février

On retrouve, ‘’à l’approche’’ des Musicales de l’Agly (juillet), Margarete et Hervé dans le jardin de Monsieur Loubet. Klaus, treize mois plus tard, a encore laissé des traces et quelques mimosas qui fêtent leur cinquantenaire en toute tranquillité, ont vu arriver la tronçonneuse d’Hervé avec un peu d’appréhension. Il faut dire que certains d’entre eux, plus près de l’horizontale que de la verticale, avaient de quoi se faire du souci. La tronçonneuse a fait son travail et le feu, allumé par Margarete, s’est chargé d’éclipser branches et branchettes, les gros troncs en temps voulu, finiront, soit dans la cheminée, soit dans le poêle. Le jardin, toujours, fait doucement sa toilette d’hiver en attendant les beaux jours et les Musicales.

Lundi 22 février

La Maison de Paul, inaugurée en juin, et prévue pour servir à la première occasion (mariages, réunions, anniversaires et autres…), accueille entre ses quatre murs, les samedis 27 février et 6 mars, deux spectacles (21 heures). Le premier, organisé par l’Association Triangle (concert gratuit) sera l’occasion de revoir le groupe Nico Backton, The Wizzards of blues, déjà aperçu au cours des Musicales de l’Agly. Le deuxième est une pièce de théâtre : Quatre femmes et le soleil de Jordi Père Cerdá (Compagnie Les Beaux Masques). Entrée 6 euros. On note, avec grand plaisir, que Laura, l’aînée de Jean-Louis et Tonia, joue dans cette pièce. Venez nombreux passer un agréable moment en ces deux occasions.

Samedi 20 février

Notre Président Louis qui est aussi celui des Vignerons Catalans, avait dernièrement, à la Maison de Paul, beaucoup de plaisir à nous présenter le nouveau Directeur de sa ‘’boîte’’, Monsieur Dumanoir Daniel. Au cours de la sympathique réunion qui s’est terminée, bien sûr, par un petit apéro bien de chez nous, les propos du nouveau chef de file de la VICA étaient axés sur les problèmes à résoudre et les projets et stratégies à venir pour remonter le moral des troupes. Mais, quels que soient les problèmes qui viennent titiller les vignerons qui aiment leur métier par-dessus tout, il ne faut surtout pas oublier et perdre de vue que, si les Vignerons Catalans sont là pour nous aider, le principal, le primordial, se trouve dans le vigneron lui-même qui, par son goût pour le travail bien fait, pose à tout coup et jour après jour, toutes les briques nécessaires à la solide fondation de son exploitation.

Jeudi 18 février

Si vous avez le WIFI et de temps à autre, quelques problèmes de connexion, il vaut mieux s’adresser tout de suite à un vrai pro. Ce pro, de plus, super sympa, s’appelle Jean-Pierre Malbouyssou, Ariégeois de naissance qui se fera grand plaisir à vous rendre service et à vous dépanner sans tarder.
Et, cerise sur le gâteau c’est un fan de l’OM !!!!!!

Mercredi 17 février

Les ramades de neige qui n’ont pas réussi à faire filer de la vigne Robert, Marie et leurs deux rejetons, sont revenues à la nuit tombée, malgré des rafales de tramontane de derrière les fagots. Bien au chaud derrière les carreaux, on pouvait profiter à loisir du spectacle à la lueur des lampadaires. Aussi, quand le soleil s’est levé sur notre vieille Chapelle St Pierre, Dame Tramontane, telle un balai géant, s’était ‘’enrousséguée’’ la neige, soit dans les ruisseaux, soit à l’abri le long des murs, s’amusant ainsi à former des congères que l’on n’a pas l’habitude de contempler.

Lundi 15 février

Pas besoin de revenir sur les difficultés que traversent l’agriculture Française et bien sûr, notre viticulture Roussillonnaise où nos 34 coopératives se serrent les coudes depuis belle lurette pour s’en sortir. Dans le cadre de l’Observatoire de ces dernières, un audit concernant la santé de la nôtre sur les années 2005/2006/2007 a été réalisé par Monsieur Laurent CUTZACH (Fédération des Caves) aidé en cela par Messieurs BOURDON, CALMETTE, RADONDY, RIBERO et SALGUERE (Trésorerie Générale). La réunion, le moins que l’on puisse dire, était bien rôdée puisque Laurent, dans son périple des 34 audits, en était à son 19ème. Et ma foi, bien que cela ne soit qu’une opinion personnelle, ces six messieurs ressemblaient fort à six chirurgiens penchés sur 34 malades, diagnostiquant ici et là, pancréas et poumons en mauvais état, foie critique et cœur battant à contre-courant. Dans le lot, certaines Caves sont plus que gravement malades ; le plus douloureux étant qu’elles l’ignorent. Nous, pour l’instant, nous sommes juste un peu enrhumés ; un peu enrhumés parce qu’en 2010, les coopérateurs ont toutes les peines du monde, financièrement, à égaler 1996. Mais, quelle chance on a d’avoir un Directeur comme Pierre qui, à lui tout seul, vaut dix comptables (dixit les comptables eux-mêmes) et dont les chiffres, quels qu’ils soient, sans besoin de paperasses, sont bien ancrés en tête et sortis toujours à bon escient pour expliquer aux comptables et aux autres, le pourquoi du comment. Un petit apéro bien de chez nous clôturait de belle façon la réunion.

Samedi 13 février

Petite surprise en ce jeudi matin avec, malgré une tramontane puissance 80/100, de la neige posée ici et là sur le village. Tout cela jumelé à une température avoisinant quelques degrés au moins en dessous de 0, avait de quoi décourager quiconque de mettre le nez dehors. Et bien, ‘’à l’abri’’, sur les Fontasses, notre carré d’as des vignerons (Marie, Bastien, Robert et Willy), après avoir allumé un bon feu, profitait à pleins poumons de cet air vivifiant que l’on ne trouve que chez nous. Ensuite, les flocons s’épaississant jusqu’à ne plus voir que le bout de ses chaussures, allez donc savoir si cela a découragé l’équipe de continuer. Le photographe, lui, toujours, a filé illico presto.

Jeudi 11 février

Le mois de février coïncide en général avec la dégustation de toute la panoplie de nos cépages destinés aux futurs Château Planèzes, Loubet, Lympany, Schiste, Trémoine…
A la Maison de Paul, la semaine dernière, dans la salle réservée justement aux dégustations, les coopérateurs étaient conviés à se faire une idée sur les qualités du Millésime 2009. En présence de notre œnologue Jean-Michel et de tous nos chefs, une quinzaine d’échantillons étaient présentés donnant ainsi l’occasion à certains de faire connaissance avec la nouvelle génération de ‘’crachoirs au laser’’. La qualité 2009, bien sûr, était au rendez-vous et le Rosé Trémoine est déjà attendu comme le Messie tellement il promet. Mais, toujours en quête de ‘’peut mieux faire’’, notre cher œnologue a mis, entre autres, l’accent, sur le cépage Grenache Noir qui peut se révéler une vraie mine d’arômes, une fois cueilli le jour J. Le tout étant de trouver ce fameux jour. D’autres sujets et remises en question ont été évoqués. Faisons confiance aux Compagnons de Trémoine pour les aborder le plus sérieusement et sereinement du monde afin d’aller, toujours, de l’avant.

Mardi 9 février

La balade de Jean. Quand la tramontane tombe ou que la marinade n’est pas trop frisquette, il n’est pas rare de voir apparaître Jean du côté du Roc ou de la Tourredeille pour sa petite promenade sur les Pla. Au hasard d’une rencontre avec des vignerons, ils se mettent à discuter, parfois auprès d’un feu de sarments, de météo, minous, mécanique… Et puis, de son pas tranquille, il s’en va finir la boucle pendant que les ciseaux se remettent au travail.

Lundi 8 février

A regarder les gamins avec leur ‘’corde de rappel’’ jouer aux alpinistes dans les ruisseaux ou ‘’roundinéger’’ du côté du Château d’eau et des vieilles ‘’cabanottes’’, cela fait vraiment plaisir à voir et du coup, ça leur donne un air d’enfants ‘’d’avant’’ en train de jouer, au lieu de s’abîmer régulièrement les yeux sur l’écran de l’ordi où ils sont souvent scotchés comme un timbre sur une enveloppe affranchie. On aimerait bien avoir quatre décennies et demi de moins et retrouver, dans ces mêmes ruisseaux, les Youness, Taïeb, Pierre, Manuel, Vincent et compagnie mais, on ne peut que les envier de vivre leurs jeunes belles années.

Samedi 6 février

La taille des sarments est bien avancée sur le terme. Georges et Yannick ont rangé leur Pellenc jusqu’en novembre, d’autres s’apprêtent à le faire et, dans l’ensemble, la taille tire plutôt vers la fin que vers le début. D’ici peu même, les tracteurs seront de sortie pour la période de désherbage. Pierre, lui, s’est pris une journée ‘’labourage-plantation’’ et s’occupe de ses jeunes vignes. On le retrouve à ‘’llaque perdue’’ en montant, labourant pour la première fois sur les Fontasses, sa jeune vigne de carignan, en espérant qu’ainsi, une pluie puisse s’y infiltrer plus facilement.

Jeudi 4 février

Les samedis après-midi sont, en général, synonymes de relâche pour nos hommes de la vigne, relâche signifiant bien souvent se régaler de ramasser les sarments ou les émietter comme fait Georges, au tracteur. Eric, I-pod dans les oreilles, va et vient, ‘’roundinège’’ du Roc aux Fontasses, allumant des feux et brûlant tout ce qu’il ramasse. Une fois le tracteur remisé au garage, tout en appréciant la fin de semaine, il ne lui reste plus qu’à s’inquiéter pour le 15 Usapiste.

Mardi 2 février

Fin 1954, trois futures mamans, Andrée, Henriette et Marie-Thérèse, promenaient leur ventre rebondi comme un tambour, dans les ruelles du village. Les premiers mois de 1955 verront 4 enfants venir au monde, 2 garçons et 2 filles (ce n’est pas une erreur de calcul mais Henriette aura des jumeaux).
Les garçons, depuis, n’ont pas fait beaucoup de chemin, l’un étant encore au village, l’autre ayant juste ‘’glissé’’ sur Rasiguères. Les filles se sont ‘’ ascampées’’ un peu plus loin, l’une à Espira de l’Agly, en avall dans la plaine, la deuxième à Pélissane (13), pas trop loin du Vélodrome de Marseille. Alors, en ce 2 février, on envoie plein de bisous du côté de Pélissane à Cathy, en lui souhaitant un bon anniversaire et en regrettant ne pas l’avoir aperçue au village dimanche, tout en ayant eu le plaisir d’admirer son mari Alain passer dans le terme tel une Ferrari en compagnie de sa fidèle Elfy. En souhaitant que, la retraite venue pour tous les deux, ils rappliquent dans le coin, car avec la belle mentalité qu’ils cultivent, ils n’auraient aucune difficulté à se fondre dans le paysage.

Lundi 1er février

Par froide tramontane et forte comme pas deux, on peut chercher les abris, elle est là, bien présente et, macarelle, elle décoiffe. L’équipe à Sid, taillant sur les Fontasses, est tellement emmitouflée, que l’on ne reconnaît personne et, c’est tout juste si les yeux dépassent. Le côté positif de l’histoire, voyant le bruit du pneumatique mis en sourdine, tandis que Fifty veille au grain, prête à avertir ses patrons, au cas où…

Mercredi 31 mars

Quand soleil et amitié riment
avec solidarité chez nos vignerons
Plus rapidement qu’une trainée de poudre ou que le verdict des urnes aux dernières élections, la nouvelle que le grand Pasquette était dans le pétrin a tôt fait de circuler dans les ruelles de Cassagnes, Lansac, Planèzes, Rasiguères, tous unis sous la bannière Trémoine.
Gilles, opéré d’urgence pour deux hernies discales, et voué au repos complet jusqu’aux feux de la St Jean, ses amis vignerons, tous plus ou moins abonnés à ces mêmes hernies, ont répondu présent à l’appel lancé pour lui clôturer sa saison de taille.
En ce vendredi 26, à marquer d’une pierre blanche pour notre Cave, ils sont venus nombreux de ‘’chez nous’’ mais aussi de Caramany, Estagel, Latour, Montner, issus de Caves Coopératives ou Particulières, montrant, s’il le fallait, combien le Tourill est estimé en Fenouillèdes.
Sous la baguette de Christian, Didier et Thierry, les volontaires se sont scindés en 3 équipes qui, en fin d’après-midi, se rejoignaient, tels des étourneaux, sur les hauteurs Rasiguéroises, pour faire tomber les derniers sarments de la dernière parcelle.
Comparés aux fastidieux faits divers qui ne vous donnent que l’envie de replier les journaux que vous lisez, il est bien agréable de participer à ce genre de petit évènement qui n’est pas sans rappeler les belles leçons de morale enseignées voilà près d’un demi-siècle, chaque matin, dans nos écoles communales et dont l’une d’entre elles disait : ‘’L’union fait la force.’’.
En attendant d’apercevoir ta longue silhouette arpenter à nouveau le Moudéga, Roquecourbe ou Col de Maury, repose-toi bien Gillou et surtout, ne commence pas à mettre la charrue avant les bœufs comme tu en as l’habitude ou pire encore, ne va pas tirer la charrue.
PS : Attention aux poissons des enfants demain !

Lundi 29 mars

Tout fraichement retardées d’une heure au moment des dernières vendanges, les horloges du coin, en ce dimanche 28, sont avancées d’autant. Il ne faudra pas s’étonner si, à la longue, elles finissent par tourner à l’envers. Le mieux serait d’adopter l’heure solaire dite heure vieille, si chère à nos Anciens et qui ne passait pas son temps à ‘’roundinéger’’ un coup en avant, un coup en arrière. Mais malheureusement, en ce 21ème siècle, il n’y a plus de place pour elle.

Dimanche 28 mars

Dernièrement, le Caporal Chef Andrillo du CIS d’Estagel, réunissait au 1er étage de la Mairie, les 11 volontaires Planézols pour un mini-stage ‘’défibrillateur’’ (20h/24h). Merci à lui pour nous avoir enseigné, avec sérieux, humour et décontraction tous ces gestes simples qui peuvent sauver, car, ma foi, quand on est là, devant un mannequin qui ne bouge pas plus qu’une personne ayant fait un arrêt cardiaque, ce n’est pas évident de savoir ce qu’il faut faire. Toujours, à la sortie, pas un des volontaires n’a regretté d’être venu.
PS : Dans les P.O., pas trop loin de chez nous, une personne âgée prise de malaise, doit la vie à un petit garçon de 12 ans ayant fait le stage et qui a effectué tous les gestes nécessaires en attendant l’arrivée des pompiers.

Jeudi 25 mars

Le 2ème tour des élections régionales terminé, dommage qu’un 3ème ne soit pas au programme le 28 prochain car on se régale de permanence à la Mairie. Le verdict Planézol est tombé : Frêche, 28 ; Couderc, 19 et Jamet, 5.
Les candidats au nombre de 3 (11 dimanche dernier), il était plus facile, cette fois ci, de trouver le bon numéro. Toutefois, quelque soit le résultat sortant des urnes nationales, n’oublions pas que le 15 de France, la veille, a réussi le Grand Chelem. Et merci à Christian pour nous avoir fait passer de bons moments en nous racontant des histoires plus incroyables les unes que les autres et d’autant plus incroyables, qu’elles sont vraies de vrai.

Lundi 22 mars

Le mois de mars allonge vers la fin et le désherbage aussi. Depuis une bonne quinzaine, voûtes, rampes et canons attelés aux tracteurs ‘’roundinègent’’ par monts et par vaux et il ne fait sûrement pas bon être une matte de ‘’margall’’ shampouinée au glyphosate. La période pépère de la taille, pour la plupart des vignerons, n’est plus qu’un doux souvenir. Et il va falloir faire face désormais à la période beaucoup moins sympathique des traitements. Pour exemple, les bourgeons ne sont pas encore sortis que l’eudémis tracasse déjà le sommeil de plus d’un. Qu’est ce que ce sera en mai ou pire, fin juillet, venue la petite période méritée des vacances ?

Jeudi 18 mars

Après avoir récemment, à Paris, fait le plein de médailles d’or, la Cave faisait le vide, sur le toit des quais, de toute la ferraille entassée depuis au moins l’époque de Jeannot et Jojo. Alors, quand les ‘’pincettes’’, sans faire trop de manières, ont ‘’escrabouillassé’’ au passage, toute une panoplie de vieilles pompes qui, pour pomper, ont pompé sous l’air Solère, la nostalgie était au rendez vous. Sous le regard curieux d’un badaud, Jean-Marc et Jean-Pierre, tout en recomptant leurs doigts à chaque aller-retour de la grosse griffe, étaient sûrement soulagés de tout ce fatras enfin éliminé et qui faisait désordre dans le paysage.

Mercredi 17 mars

En ce dimanche 14 mars, le 1er tour des élections a été un tantinet ‘’tranquillet’’. Sur 92 inscrits, 54 de la liste Planézole se sont présentés devant l’urne, pour les résultats suivants :

Frêche : 9
Roudier : 0
Martinez : 0
Mandroux : 2
Revol : 5
Couderc : 15
Drevet : 1
Jeanjean : 1
Jamet : 4
Plana : 0
Roumégas : 13
L’occasion était donnée de faire un poutou à José, la maman de Monsieur le Maire, en ce jour d’anniversaire, de rigoler 5 minutes avec Christian faisant de la publicité au boulanger Tourill, de boire un bon VDN ou un pastagas à l’heure de l’apéro et ma foi, le verdict du dépouillement une fois tombé, on prenait rendez vous pour dimanche prochain.

Mardi 16 mars

La salle était loin d’être comble samedi pour la venue du groupe Tryoland et c’est bien dommage (peut être qu’un 3ème spectacle d’affilée proposé en autant de samedis explique un petit peu la chose). L’Association Triangle avait pourtant bien préparé le terrain avec des tables placées ici et là pour une belle soirée cabaret. Les musiciens, eux, ont enchainé morceau sur morceau (Bobby Lapointe, Brassens, Luis Llach…) et macarelle, ils s’en sont donnés à cœur joie. Les solos de l’accordéoniste Benj, la fougue de la contrebassiste Yoyo, la ‘’chache’’ et la classe du guitariste Franck, valaient vraiment le déplacement. Triangle va devoir sûrement se pencher sur le comment d’une meilleure annonce publicitaire de ses spectacles et réfléchir à la sacrée concurrence d’un samedi soir par rapport à un vendredi souvent plus clément. En tout cas, bravo à l’Association !

Dimanche 14 mars

Après les échantillons Vignes Dédiées et VDN, les vignerons de Trémoine se sont faits un petit plaisir supplémentaire en présence de Messieurs Dumanoir Daniel et Picard Marcel (VICA) en dégustant, entre autres, le Souvignon Cassagnol, le Rosé destiné au fruité Catalan, quelques produits de base sans oublier, pour finir le tour d’horizon du millésime 2009, nos rouges haut de gamme et ce cher rosé Trémoine couronné d’or à Paris cette année. Et bien, macarelle, on s’est régalé d’écouter notre œnologue Jean-Michel égrener toutes les qualités de ces échantillons, prouvant par la même, le travail en profondeur des vignerons. Vivement la prochaine !

Samedi 13 mars

Ce soir, à la Maison de Paul, soirée cabaret avec le groupe Tryoland (rock, jazz, latino, chanson française). Entrée 5 euros. Venez nombreux découvrir ces musiciens roussillonnais de St Feliu d’Amont.

Vendredi 12 mars

Il semble loin le temps où, sous l’ère de Madame Séguela, tous autant que nous étions, du CP au CM2, soit en jupette, soit en culotte courte, nous régalions tous nos anciens en jouant, à guichet fermé dans notre belle et inoubliable salle de classe, des pièces de théâtre pour les fêtes de fin d’année.
Elles sont passées ces belles années par paquets de 10 et dans la salle de la Maison de Paul, fraichement inaugurée une semaine plus tôt par Nico Backton, assis au 1er rang, le petit Jean-Louis des années 60 est passé, sans se rendre compte de l’autre côté de la scène en prenant au passage, comme tous ses petits copains, quelques rides et cheveux blancs. Sur la scène, sa grande fille, Laura (20 ans), ainsi que trois autres comédiennes, nous entrainaient dans une pièce, 4 femmes et le soleil, située au cœur de la première guerre mondiale. Il est certain que cette belle histoire aurait plu, par le texte et le talent de ces dernières, au Marseillais Marcel Pagnol lui-même. Il y avait, dans les jeunes filles, un peu de Fanny et de Manon et dans les deux ‘’dames’’ de l’Honorine de la fameuse trilogie. Un grand merci à elles quatre pour le plaisir qu’elles nous ont procuré.

Mercredi 10 mars

Il faut croire que la neige fond plus facilement dans les vignes que dans les cours des écoles. Ces dernières sont encore fermées aujourd’hui et nos savants écoliers Planézols en profiteront sans doute pour dénicher, dans les coins ombragés, de quoi faire quatre boules de neige supplémentaires. Hier, ils s’en sont donnés à cœur joie derrière le Roc, à descendre en luge (chacun avec son style approprié) le macabeo d’Eric. Margarete et Hervé, pelle en main, ont déblayé les coins sensibles du village même si la DDE est passée très tôt dessaler notre chère D9. Petit à petit, nos vignes retrouvent leur couleur d’origine. Tout rentre doucement dans l’ordre et les petits passereaux, contrairement aux écoliers, ne s’en plaindront pas. Et puis, peu habitués à ce genre de situation, le retour à la normale n’a rien de dérangeant.

Mardi 9 mars

Annoncée par toutes les météos, la neige est arrivée impeccable, dans la nuit de lundi et le lendemain, il ne restait plus qu’à ranger sagement et les cartables et les ciseaux à tailler pour se régaler du spectacle. Il est plutôt rare que les mimosas se retrouvent avec de la neige sur les oreilles mais, une chose est sûre : le terme sous la neige, ça fait du bien au moral, même quand il est au beau fixe. Du coup, quand tout s’arrête, sans école, sans véhicule et sans vigne, on trouve autre chose à apprécier comme se prélasser au coin d’un poêle en sirotant un bon VDN ou se balader avec de gros godillots dans cette neige qui, bien souvent, ne fait que passer. Alors, tramontane et soleil annoncés pour bientôt, cette neige est à déguster comme un bon millefeuille de communion.

Lundi 8 mars

Quine et carton plein
Au dernier Concours Général de Paris, les vignerons de Trémoine (Cassagnes/Lansac/Planèzes/Rasiguères), tel le Barça millésime 2009, ont touché du doigt le Paradis en y obtenant pas moins de 5 médailles.
Trois en or :

Château Planèzes, CRV Rouge, 2008.
Moura Lympany, CRV Rouge, 2008.
Rosé Trémoine CR Rosé, 2009.
Deux en argent :

Excellence Château Cuchous, CRV Rouge, 2008.
Muscat Rivesaltes, VDN, 2009.
Du jamais vu dans l’histoire de la Cave et de l’avis même de notre Président Louis, il faudra drôlement se retrousser les manches pour espérer un jour faire mieux ou toujours aussi bien.
Mais dans cette Cave, perfectible au possible et perceptive au moindre changement viticole, comment ne pas y entrevoir l’avenir en bleu quand tous ses voyants clignotent en vert.
Alors, au moment de ‘’cocoricoter’’ 5 minutes, un grand grand merci, et au personnel de la Cave pour son indéfectible âme vigneronne et au staff qui, à l’image d’une belle et solide locomotive, sûre de sa voie et de ses choix, entraîne régulièrement dans son sillage et au devant de belles aventures, tous ses amis vignerons.
Quant à ces derniers, malgré de nombreuses médailles venues récompenser, millésime après millésime, tout un travail de fourmi, ils se doivent de rester humbles en songeant à toutes celles et ceux qui, de la même manière, se penchent sur cette même terre sans avoir bien souvent, ni le moindre petit rayon de soleil où se raccrocher, ni la plus petite occasion de sourire.

Dimanche 7 mars

Malgré le retour du froid annoncé, les cerisiers sont en sève montante et Monsieur Flanzy Jean-Claude, qui n’est pas né de la dernière pluie, le sait mieux que quiconque. Alors, désireux d’en greffer quelques variétés (Big Moreau, Big Van, Edelphingen…), il a choisi avec soin quelques branchettes d’un bon centimètre d’épaisseur et une fois l’opération de greffage effectuée, il ne lui restera plus qu’à étaler abondamment du mastic de greffage sur la plaie pour cicatriser et enlever la moindre poche d’air.

Samedi 6 mars

Samedi dernier, l’Association Triangle proposait à la Maison de Paul un concert gratuit. Le premier concert d’une longue série puisqu’il est question de renouveler l’expérience une fois par mois. Nico Backton (blues traditionnel) se faisait un plaisir d’inaugurer la salle, d’autant plus que son bassiste Chris a longtemps joué, dans les années 90, avec le groupe Planézol AOC, la salle sentant bon les retrouvailles avec Brigitte, Sidney et Gérard. Nico à la guitare et François aux percussions, complétant le groupe. En connaisseur, le public a beaucoup apprécié et applaudi ce super groupe qui nous a vraiment régalé par son immense talent. D’ores et déjà, on peut dire qu’un tel lieu manquait au village et nombreuses seront sûrement les occasions de nous y retrouver.
PS : Ce soir, à 21h, théâtre. Les Beaux Masques présentent la pièce ‘’Quatre femmes et le soleil’’ de Jordi Pere Cerdá. Venez nombreux applaudir entre autres, la ‘’petite’’ Laura Jimenez qui est née au village.

vendredi 5 mars

Les villages de notre beau Roussillon ont reçu de la DDTM (Direction Départementale Territoire Mer) une note concernant un Plan d’Accessibilité de la Voirie pour les personnes à mobilité réduite, laissant aux Conseils Municipaux le soin de le réaliser dans leur village respectif avec des Zones Rencontres 20km/h (Dans ces zones là, tout véhicule n’y ayant aucune priorité). Dernièrement, Sid et une partie du Conseil Municipal, ont fait le tour du village en reconnaissance et hormis, l’Avenue de l’Agly, le reste de Planèzes sera classé en Zone Rencontre.
Trois panneaux, un devant chez Robin, direction le lavoir, un devant l’abribus direction l’église et un troisième chez Patrice et Sandrine au bas du village pour monter côté école, seront placés à cette intention. Quelques aménagements devront être réalisés concernant le trottoir de l’Avenue de l’Agly, l’accessibilité au Jardin de Monsieur Loubet, elle, étant prévue du côté de chez Christian, où les deux portes sont pratiquement au niveau du sol.
La cour de la Maison de Paul sera réservée aux véhicules de ces personnes et de ces personnes seulement. Il est même question, du coup, d’enlever définitivement les grilles.
Si, après passage de la DDTM, un problème sur l’Avenue de l’Agly se posait, il resterait la solution de boucler tout le village en Zone Rencontre, en posant un panneau à chaque entrée côté Rasiguères et Latour, mais on n’en est pas là.

Jeudi 4 mars

La dégustation des échantillons VDN (15 au total) destinés à l’élaboration du prochain flacon d’Emile, se tenait, la semaine dernière, à la Maison de Paul. Si d’office, en chaque début d’année, on se retrouve devant ce type de dégustation pour se faire une idée plus précise de la qualité des millésimes blanc, rouge et rosé, de l’année écoulée, il est plutôt rare de se pencher avec délicatesse sur ces bons vieux VDN.
Aussi, il valait mieux répondre présent à la convocation car c’est dans ces moments là, le palais sentant bon le rancio, que l’on se rend vraiment compte à quel point le macabeo, si souvent décrié et arraché ces deux dernières décennies, fait partie intégrante de la vie du viticulteur, représentant même pour ce dernier ce que la charrue est au laboureur.
Hugues, avec un site tout neuf à ‘’approvisionner’’, s’est fait grand plaisir, à la caméra numérique, d’immortaliser l’instant (à voir sans doute bientôt sur ‘’tremoine.com’’).
Le ‘’dépouillement’’ avait lieu ensuite sous forme d’un tableau où s’inscrivaient les notes des viticulteurs ayant classé les 15 échantillons par ordre de préférence.
Une tendance en faveur du goût rancio se dessinait nettement, ce qui ne manquera pas de faire réfléchir, une fois de plus, cavistes, œnologue, Président et Directeur pour l’élaboration d’un nouveau flacon d’Emile de derrière les fagots dont l’avenir se dessine, d’ores et déjà, en médaille d’or.
Un grand merci à Christine, Amélie et Charlotte pour la préparation des toasts dignes d’un restaurant 4 étoiles.

Mercredi 3 mars

En ce samedi 27, sur la place de l’Eglise, et pas loin de midi, Jean-Mi s’apprêtait sans le savoir à fêter son anniversaire. Dans le plus grand secret, en effet, Marie-Alice a tout organisé et, une fois ce dernier rendu sur Roubials pour raison professionnelle, les motards ont pointé leur nez à tous les coins de rue, un peu comme des tâches de mildiou sur une feuille de vigne, lors d’une attaque soudaine. En trois temps trois mouvements, la table était mise et, une fois de retour, il était tout aussi surpris qu’ému de découvrir ses amis motards venus de près comme de très loin pour l’occasion. La journée s’est passée tranquillement, à quatre pas de notre clocher centenaire et le sourire de notre mécano préféré disait mieux, que le plus beau des discours, combien il était heureux. Joyeux anniversaire Jean-Mi !

Mardi 2 mars

Sur son chenillard qui date au moins de sous Napoléon, Georges, en attendant de désherber très bientôt, se régale de labourer sa jeune vigne de grenache, plantée voilà bien quatre ou cinq ans. Tel un métronome, il va et vient et, à chaque aller-retour, il ‘’pèle une llaque’’ en ayant la plus grande attention pour le palissage et, il n’est pas dit, qu’il ne se remémore ses jeunes années où derrière le cheval, il lui aurait fallu faire cinq allers-retours pour le prix d’un et encore, en marchant.

Lundi 1er mars

Si vous aimez les gambas flambées au cognac à la sauce Madame Jeannette Gazeu, il ne vous reste plus qu’une chose à faire : aller lui rendre visite tout en respectant sa sieste sacrée, d’après les informations nationales. C’est une dame très aimable, habitant le village voisin de Rasiguères et qui se fera un plaisir de vous enseigner jusqu’aux plus infimes détails qui, au bout du compte, font toute la différence. Toujours, ces pauvres grosses crevettes, imbibées de cognac, accompagnées de Terre de Lansac ou de Rosé Trémoine, n’ont pas une chance sur un million de retrouver les eaux profondes de la Méditerranée.
PS : Un bisou à Ernest et Simon en leur souhaitant un prompt rétablissement.

Vendredi 30 avril

En ce 30 avril, un gros bisou d’anniversaire à la petite écolière à la chaussette baissée devenue grande depuis et qui ne manque jamais, à l’image du Boffy, de venir autour de Pâques, juste pour le plaisir donner un coup de main à l’éclaircissage des pommiers et poiriers. Donc, gros bisou, grand merci et au mois d’août, avec grand plaisir pour de bons apéros.

Vendredi 29 avril

Hier, Groupama Sud tenait son Assemblée Générale de la Caisse Locale du Moyen-Agly entre les quatre murs de notre toute fraîche ‘’Maison de Paul’’.
Sidney, comme le veut la tradition, souhaitait aux adhérents présents la bienvenue à travers un discours sentant bon le terroir et passait ensuite la parole à son ami d’enfance Louis, Président de la Caisse Locale.
En quelques mots, ce dernier mettait en avant les actions menées en partenariat avec nos villages et présentait le nouveau commercial, Monsieur Jaquemet Fabien. Quant au bilan, les comptes étaient approuvés, sans l’ombre d’un doute, à l’unanimité.
Messieurs Eric Bouillin, Gilles Alcouffe et René Haon, se relayaient ensuite pour, avec passion, décrire Groupama Sud, premier assureur de France, Groupama Sud Banque, Groupama Sud partenaire pour les deux prochaines décennies de la Banque Postale, Groupama Sud enfin, implanté dans le monde entier et ambitionnant à court terme (2012) de figurer dans le top 10 Européen des assureurs.
Un grand merci au CIS Estagellois et ses pompiers Christelle Soler et Michel Maurisard qui nous ont pointé du doigt, dessin à l’appui, toute une panoplie d’accidents domestiques facilement évitables avec un tant soit peu de bon sens et d’attention.
Un lunch magnifique, estampillé Relais de Sceaury (restaurant Rasiguérois) accompagné de vins Trémoine tout aussi magnifiques, clôturait de la meilleure des façons cette sympathique réunion.

Mardi 27 avril

Au mois d’avril, quelques uns de nos vignerons qui sont aussi des jardiniers de l’après-midi, n’oublient jamais de descendre ‘’en ville’’ acheter tout le ‘’plantou’’ nécessaire afin de se régaler tout l’été et même au-delà de tomates, oignons, aubergines, poivrons, courgettes, melons… Et le Jo, comme Georges et d’autres, s’applique à bien aligner et arroser tous ces petits plants prometteurs.

Dimanche 25 avril

Il est enfin arrivé, le Picatchu de Cathy et René. A peine âgé de 5 ans, un CV vierge du moindre sillon, il broute pépère l’herbe du Pla sans se douter que bientôt il va se retrouver avec une charrue sur le derrière des fesses. Ses patrons en prennent bien soin, sans le brusquer, lui font découvrir, un coup le collier, un coup le harnais et quand il aura fait connaissance avec toute la panoplie du parfait laboureur, ses vacances seront finies.

Vendredi 23 avril

Ce 10 dernier, les villageois se bousculaient au portillon rue de l’Eglise pour honorer notre chère doyenne Jeanne, tout fraichement devenue première centenaire Planézole.
Pour rien au monde, macarelle, on aurait loupé ce moment privilégié de lui faire un bisou, même si le fond de son regard semblait dire (à tort), que ses 100 ans ne valaient pas tout ce ‘’rambail’’.
Au repic de midi d’un clocher même pas centenaire (1913), nos deux précieux adjoints du Conseil Municipal lui remettaient, avec émotion et respect, un bouquet et un coussin signé par la quasi-totalité du village.
Elle était émue, notre doyenne, mais pour lire les petits mots, les signatures ornant le coussin et un peu plus tard, les cartes d’anniversaire au passage de Nathalie la factrice, pas besoin de lunettes et pas besoin de rallonges aux bras, comme la plupart d’entre nous quand on lit l’Indépendant.
Le sympathique apéro préparé à même la rue par les descendants valait largement tous les restaurants du monde et, même si on a rabioté 5 minutes par ci, 3 minutes par là, tellement on se régalait sans la moindre envie de s’en aller, il a bien fallu ‘’évacuer’’ cette rue de l’Eglise, squattée 1½h durant, car, pour les plus chanceux de l’histoire, l’heure de déguster la langouste était arrivée.

Mercredi 21 avril

Le Boffy, en vacances Place de l’Eglise, n’hésite jamais à se retrousser les manches et même à se mettre en short pour donner un coup de main au copain d’enfance resté au pays. Alors, tout guilleret, cette fois ci, il s’initie à la tondeuse avec beaucoup de sérieux et on ne lui tiendra pas rigueur si la tondeuse va un peu de travers en se rappelant les quelques sillons que, jeunes, nous tracions derrière les chevaux, sous l’œil amusé de nos chers papas qui tenaient les brides.

Lundi 19 avril

Les bourgeons sont de sortie et les équipes du suivi parcellaire aussi. Le territoire vient d’être sillonné de Lansac à Planèzes et de Cassagnes à Rasiguères en passant un peu sur Latour et rien de notoire est à noter si ce n’est que les mollets de Laurent ont doublé de volume à force de ‘’roundinéger’’. La taille est respectée au centimètre près par nos vignerons. L’enherbement est au point zéro vu le manque d’eau et ma foi, on se retrouvera courant été pour une deuxième tournée phytosanitaire.

Dimanche 18 avril

Vendredi 23 avril. Maison de Paul. 21h30 1ère partie : Fantômas probablement (marionnettes). 22h30 2ème partie : L’avant-bras, duo swing-guinguette (chant, accordéon, batterie). Entrée : 5 euros.

Vendredi 16 avril

Ruppert, le fils de Joanna et John, est venu passer quelques jours au village et comme tout un chacun en quittant sa maison, une fois les vacances finies, a fermé à double tour le compteur d’eau situé au rez de chaussée. S’en est suivi en fin d’après-midi, un petit affolement quand l’eau, sortant de sa cave, prenait tranquillement la direction de la Place de la République, après que les soudures du robinet aient lâché pour cause, sûrement, de surpression. Heureusement, notre Hervé est arrivé avec la ‘’grosse clé’’ et, en un tour de main, a réglé le problème en amont, en attendant la venue d’un plombier. Et s’il a fallu sérieusement éponger, quelques cartons de vin ayant même pris l’eau, que la famille Flynn se rassure : les bouchons Trémoine en ont vu d’autres. Quant au vélo, ses pneus sont déjà secs.

Jeudi 15 avril

Vendredi dernier, la Maison de Paul affichait presque complet pour la venue de la sympathique Cécile Duhil, accompagnée à la guitare par Richard Serra et à la basse par Henri Serra. Influencée par des artistes tels Bob Dylan, Tracy Chapman, J.J. Cale, Brassens…, elle nous a régalés de morceaux de sa composition. L’ambiance était bonne enfant, l’artiste toute intimidée de jouer devant nombre de ses amis ; quant au trésorier, lui, il était bien content !

Mardi 13 avril

Ce n’est pas tout de soutirer les fûts de chêne réservés aux Moura et aux Château, encore faut-il, une fois ces derniers vidés, les préparer pour accueillir le prochain millésime. On retrouve, une fois de plus, une partie de la triplette gagnante de la Cave formée de Jean-Marc, Jean-Pierre et Laurent, qui se collent au nettoyage des barriques. A 10 minutes par fût, macarelle, ils ne sont pas sortis de l’auberge et ils finiront peut être pour l’Ascension. En tout cas, les petits microbes qui auraient l’idée judicieuse de se planquer dans les tonneaux, en se régalant à l’avance de déguster avant nous le prochain millésime, vont se prendre dans les narines une petite dose de soufre, minutieusement placée par Jean-Marc afin ‘’d’aseptiser’’ l’intérieur du tonneau, ce qui devrait sûrement les décourager d’agacer.

Lundi 12 avril

Une fois la taille mise de côté jusqu’à la saison 2010/2011, le Jo, pendant que son frangin attache minutieusement des baguettes de syrah par milliers, se promène pépère dans les ‘’llaques’’ en distribuant au passage une bonne rasade d’engrais, manière de faire oublier à toutes ses braves souches combien il leur faudrait un peu de pluie, et même un peu plus, pour les rassurer d’ici le mois de septembre.

Dimanche 11 avril

Ces derniers jours, la descente de la rue de l’Eglise sentait bon les années sixties, pour la simple et bonne raison que nos lascars de Pierre et Simon recevaient pour quelques jours leurs correspondants de La Flèche (72) nommés tous deux Martin. Certains se sont initiés à l’Oxelo-Board avec plus ou moins de réussite (merci la poche de glace et l’arnican) et, pour bien les laisser profiter de leur jeunesse, tous les repas ont été décalés à l’heure espagnole. Au moment où s’écrivent ces lignes ‘’les Martin’’ sont dans le bus qui les ramène chez eux, avec copains, copines et enseignants. Bon retour à tous et peut être à une autre fois !

Samedi 10 avril

Joyeux anniversaire Jeanne !!!
10 avril 1910. Roquefeuil, petit village Audois. Dans sa maisonnette, peut être à la lueur des bougies, Léontine met au monde une petite Jeanne pendant que son mari, Jean-Baptiste, attend dans la pièce d’à côté.
On s’y jouerait presque les vignes que cette petite Jeanne est née en souriant, tellement elle respire, aujourd’hui centenaire Planézole, sagesse, calme et sérénité.
Ses jeunes années défilent. A l’hôtel Sarda où elle travaille, elle rencontre, venu de Planèzes, Monsieur Malet Julien, souffrant de rhumatismes au cœur et qui fait un séjour pour une cure thermale à Escouloubre-les-Bains (1929).
Peu de temps après, la mairie de Roquefeuil célèbre leur union.
Jeanne découvre alors notre village, sans se douter une seconde, qu’elle y deviendra première centenaire.
Les décennies qui suivent sont rythmées par le travail, les sabots des chevaux, les coups de battoir sur les bords de l’Agly, les vendanges comme il n’y en a plus, les veillées à la bougie, l’arrivée de sa petite Andrée bien sûr, et plus tard, l’électricité, l’eau au robinet, la machine à laver……et des petits enfants jusqu’à devenir arrière-arrière grand-mère.
Inéluctablement, on ne traverse pas tout un siècle de vie sans perdre en route des êtres chers qui vous ont accompagné un bon bout de chemin.
Son Julien décède en 1946, tout juste âgé de 42 ans, emporté par cette même maladie qui, quinze années plus tôt, les avait réunis pour le meilleur et pour le pire.
Petite dernière d’une famille de six, elle verra partir successivement tous ses frères et sœurs, Henriette, Jean, Julie, Pierre et Thérèse, sans oublier, aux vendanges 2004, son beau-fils Pierre, imprégné comme elle jusqu’aux bouts des ongles, de la même philosophie de la vie.
Désormais, entourée de l’affection de tous les siens, elle coule des jours heureux rue de l’Eglise, parfois dedans, à l’abri des vents, surtout l’hiver, parfois dehors, au soleil couchant, surtout l’été.
En ce jour exceptionnel , où même le soleil pointant sur le Garouilla s’est mis sur son 31, plein de gros poutous à vous Jeanne l’Ancienne , en souhaitant que pendant encore longtemps, on puisse juste savourer cette chance de vous savoir près de nous, vous qui êtes ce trait d’union si important avec notre belle enfance, qui sentait bon alors la cerise, l’insouciance, parfois il est vrai, la bêtise et tant d’autres parfums, qu’aujourd’hui hélas, même en reniflant à tire larigot à tous les coins de rue, on ne retrouve plus.
Toujours et c’est tant mieux, si comme vous le dîtes vous-même, Monsieur Puly vous soigne trop bien, surtout, qu’il continue.

Mardi 6 avril

Dans le terme, les grandes lignes des travaux hivernaux terminées, chacun vaque à ses occupations sans trop savoir en se levant le matin de quoi sera faite sa journée. On trouve Yannick sur sa parcelle de syrah, labourant avec la même application qu’une personne passant l’aspirateur dans sa maison.
En se régalant de le voir labourer de bas en haut ou de haut en bas et avec tout le temps devant lui, c’est à se demander, alors que les désherbants, bien souvent remis en question ces dernières années, commencent à battre de l’aile, c’est à se demander donc, sans faire la politique de l’autruche, et sans oublier bien sûr toute cette tranquillité que le glyphosate et tous ses copains nous ont amenée tout au long de ces 40 dernières années (un peu comme, toute comparaison gardée, ce bien être offert par la machine à laver à nos mères et grands-mères), c’est à se demander pour finir si ceux qui ont inventé les désherbants nous ont vraiment fait un cadeau.

Dimanche 4 avril

Ce vendredi 9, à la Maison de Paul, concert avec
CECILE DUHIL
« Cécile Duhil vous invite, vendredi 9 avril, dans son univers pop-folk. Bercée autant par la musique folk américaine (tels Dylan, Tracy Chapman ou JJ Cale) que par les textes de Brassens, Barbara ou Ferré en passant par Louise Attaque, elle vous proposera, accompagnée par Henri Serra, ancien bassiste de Cali et Richard Serra, talentueux guitariste de Lithium, les chansons de son album « Les naïfs » sorti en Décembre dernier. »
Entrée 5 euros.

Samedi 3 avril

Voilà 35 ans, Denis créait ‘’les Pépinières Bastouill’’. Quelques millions de greffés soudés plus tard, il passe la main, même si, pour ne pas trop s’ennuyer à la maison, il se garde sous le coude, quelques petits hectares de vignes. Alors, on le retrouve tout nostalgique au milieu de ses vignes-mères de porte-greffes (3 hectares de RICHTER 110) et de ses vignes-mères de greffons (6 hectares de muscat d’Alexandrie, petits grains, macabeo, grenache noir, mourvèdre et syrah) pour la der des ders. Son équipe est formée de trois hommes sur le terrain, François, Laurent, Maamar et de trois femmes, Angélique, Chambong et Laurence, qui œuvrent au hangar pour tout ce qui concerne la manutention. Sortis de la calibreuse par paquets de 100, les futurs greffés-soudés sont immergés 12 heures durant dans des palox, égouttés ensuite pour être placés en chambre froide en attendant l’opération de greffage. Une fois greffés et soudés, les plants seront mis en terre après une première virée de 15 jours en chambre chaude (30°) et une seconde de la même durée à température ambiante, manière de les acclimater. En tout cas, à le voir ‘’roundinéger’’ avec le sourire, de ses vignes-mères au hangar et vice versa, on devine combien ce métier lui tient à cœur et combien il a pratiqué pendant 35 ans avec plaisir et passion.

Jeudi 1er avril

Jean-Marc et Jean-Pierre, il y a peu, en train de virer la ferraille qui faisait désordre sur les quais, se retrouvent à la fraiche soutirant tranquillement Château et Moura, tous deux, récentes médaille d’or à Paris, millésime 2008. Les dizaines de fûts de chêne sont pompées méticuleusement dans une cuve pour un premier collage. Ensuite, direction Rasiguères avec, dans l’ordre, filtrage et mise en bouteille. Les plus pressés pourront déboucher ces millésimes courant mai mais il est plutôt conseillé de laisser reposer les bouteilles.

Lundi 31 mai

Comme le monde est petit. On se souvient de Yoann qui, à la Maison de Paul, s’est régalé de jointer des mètres carrés de placo par centaines et pendant des jours entiers. Eh bien ! On le retrouve, l’inauguration tout juste vieille de un an, Place de l’Eglise, en compagnie de son patron, occupé à la finition des pièces de la future maison de Tonia et Jean-Louis. Et, en quinze mois, on peut dire qu’il n’a pas pris une ride, qu’il est toujours aussi consciencieux et qu’il fume toujours autant.

Samedi 29 mai

Qui ne se souvient de notre Ô précieux caviste Jeannot qui, de 64 à 96, arpenta notre Cave Coopérative en long, en large et en travers au point d’y faire plus de pas à lui tout seul que tous les coopérateurs réunis ? Désormais Estagellois à quatre pas de Shoppy, il vient régulièrement ‘’roundinéger’’ dans le secteur en quête de souvenirs, manière aussi de revoir ses amis viticulteurs et à l’occasion déguster quelques bigarreaux. C’est toujours un grand plaisir de le revoir et les nostalgiques qui faisaient partie de l’équipe de nettoyage de la cave à chaque fin de vendanges, aiment bien ‘’faire marche arrière’’ l’espace de quelques minutes, afin de parler du grand Jojo Aguilar qui était un personnage hors norme.

Jeudi 27 mai

Rue de l’Eglise, notre belle centenaire qui n’est pas née de la dernière pluie, ne manque jamais l’occasion de prendre le soleil sur son devant de porte, d’autant plus que ce bon mois de mai, en cette année 2010, est plutôt voué à la fraiche tramontane et aux ‘’ramades’’. Alors, toute souriante, elle prend un plaisir évident à discuter avec Maggy, Marie, Mimi… et toutes celles et ceux qui prennent le temps de s’arrêter pour la saluer.

Mardi 25 mai

En ce week-end de Pentecôte, sur les coins des Fontasses, légèrement en contrebas de Roque-Courbe, le vrombissement d’une débroussailleuse passerait presque inaperçu tellement tracteurs et atomiseurs s’en donnent à cœur joie pour traquer l’oïdium à coups de bonnes doses de soufre, liquide ou poudre. En s’approchant d’un peu plus près, on découvre Alain ‘’escausseillant’’ le tour de ses oliviers afin de les aérer tout en les arrosant, par la même occasion, de toute sa sueur. A le regarder se décarcasser au milieu de poussière et pierrailles, on se dit qu’il vaut mieux soufrer l’oïdium que souffrir tout court.
PS : Un bisou à Jean-Louis qui se fait opérer aujourd’hui du genou.

Dimanche 23 mai

La vieille maison de Monsieur Charles Faigt entamera bientôt une seconde jeunesse. En effet, Jean-Louis revient au pays (après en être parti voilà des lustres) pour s’installer avec femme et filles, place de l’Eglise, juste en face de sa maison d’enfance, toutes deux remplies à ras bord de souvenirs comme on n’en fait plus. Les travaux de rénovation ont commencé voilà bien longtemps sous les mains expertes de son papa Antoine, s’arrêtant tout net lors de sa disparition. Ces derniers temps, les entreprises se relaient à bonne cadence (maçon, électricien, plombier, plaquiste…) et gageons que la crémaillère se pendra bien avant les vendanges. Toujours, ça fait bien plaisir de revoir au village un de ses ‘’enfants’’ qui, en y réfléchissant bien, semble ne jamais en être parti.

Vendredi 21 mai

Après une première quinzaine passée à écouter sagement la tramontane souffler, les pompes à dos sont à nouveau de sortie, manière de finir le 1er tour avant de commencer incessamment sous peu le second à coups de voutes, canons, tracteurs et atomiseurs. Et, ce 1er tour, on l’aime bien parce que c’est le plus ‘’tranquilet’’, le moins stressant pour les oreilles, tout en ayant l’impression d’avoir tout le temps devant nous.

Jeudi 20 mai

A quelques jours de défendre son Brennus, l’USAP peut compter sur la confiance inébranlable de ses milliers d’irréductibles supporters éparpillés aux quatre coins de notre département. Chez nous, à la moindre occasion, la finale contre Clermont revient sur le tapis. Sans être le moins du monde chauvin, Jean-Pierre nous annonce que, si l’an passé l’issue de la finale contre cette même équipe n’était pas si évidente que cela à deviner, cette année, ce n’est même pas la peine que l’USAP se déplace à Paris pour la jouer. Tant vaut il qu’on lui laisse le bouclier un an de plus, ce sera du temps de gagné pour tout le monde. Pourvu qu’il ait raison !!

Mardi 18 mai

Place de l’Eglise, il n’est pas rare de voir TZ ‘’aspoulser’’ les chats des hauts quartiers venus faire pipi sur son territoire sans demander la permission. A chaque fois, c’est la même rengaine : ‘’Macarelle, avant de passer aux choses sérieuses, ils se disent des choses vraiment pas tendres pendant des lustres en y mettant bien l’intonation qu’à côté nos enfants sont de véritables enfants de chœur. Pour la petite histoire, TZ reste à chaque fois maître des lieux et les minous s’en retournent plus vite qu’ils ne sont venus, la tramontane se chargeant de balayer derrière eux les ‘’touffarasses’’ de poils perdus dans la bataille.

Dimanche 16 mai

Ce vendredi 21 mai, à la Maison de Paul :
Ciné-concert rock avec LE SILENCE DU GECKO, musique instrumentale résolument rock aux accents country et bossa, interprétée sur des images aux teintes de cinéma vintage.
A partir de 21h
Entrée : 5euros
‘’Le soir, à l’heure où les ombres s’étendent, où lentement la nuit gagne… A l’heure où les derniers insectes s’agitent autours des lampes qui s’allument, furtif et silencieux, le gecko sort alors de sa torpeur.
A qui veut l’entendre, Le silence du Gecko distille une musique instrumentale aux accents country, bossa, mais résolument rock ciselée de riffs et soli vinyliques. La toile de fond, des images aux teintes d’un cinéma vintage défilent et vous plongent dans un univers à la fois brut et raffiné au parfum de mélodies entêtantes.
A diffuser sans modération’’
Ne soyez pas timides ! Venez nombreux !

Jeudi 14 mai

En ce mois de mai, tramontane et ‘’frescure’’ ne font rien pour aider griottes et bigarreaux à arriver dans les meilleures conditions possibles. On trouve des arbres ‘’pelés comme la queue d’un rat’’ où quatre rescapées tiennent le coup tant bien que mal avec, pas loin, 2 à 3 semaines de retard sur une maturité normale. Malgré cela, les étourneaux sédentaires enfoncent le clou en les avalant au fur et à mesure qu’elles rosissent. Dans ces moments là, notre chère vieille Alexandrine remonte à la surface de notre mémoire nous rappelant que ‘’fa temps’’, les étourneaux, c’était nous et du coup, on comprend mieux ce qu’elle pouvait ressentir après chacune de nos ‘’visites’’.

Mardi 11 mai

Les vignerons de Trémoine ont fêté récemment avec femmes, enfants, Anciens, personnels de cave et de VICA, leur petite moisson de médailles obtenues au dernier concours général agricole de Paris. Le Président Louis prenait la parole le premier, tout heureux de voir sa grande famille Trémoine réunie et après un discours de bienvenue, laissait la parole à Jean-Michel (œnologue) qui, devant un public aussi nombreux, se contentait de retracer les grandes lignes de nos médailles sans trop mettre à nu toutes leurs petites subtilités qui font qu’on se régale de l’écouter à chaque dégustation. Les Anciens, Ernest, Georges, Joseph, Lucien, étaient là, bien sûr, de même le grand Pasquette qui se remet tout doucement de son opération. Apéro et lunch s’ensuivaient, véritable instant de bonheur pour les enfants ; les adultes, eux, appréciant à sa juste valeur, le moment présent, symbole d’une belle unité.

Lundi 10 mai

La banderole des Musicales de l’Agly flottera bientôt sur la façade de Sandrine et Patrice et le jardin de Monsieur Loubet ressemblera pendant quatre jours à une fourmilière (10 au 13 juillet). Les ateliers créatifs et le pré-programme des concerts, après de multiples réunions de l’Association Triangle, viennent de voir le jour. N’hésitez pas à vous inscrire à l’un des stages et, le moment venu, de venir découvrir ou redécouvrir, l’ambiance du jardin de Monsieur Loubet sous les pins et à la fraîche.
PS : Bon anniversaire à la frangine !

Samedi 8 mai

La mi mai, bien souvent, inaugure les traitements estivaux et la saison 2010 n’échappe pas à la règle. Une fois pluie et neige tombées, tramontane passée et beau temps un tant soit peu installé, l’heure est désormais venue de décourager l’oïdium et les petites chenilles eudémis de s’installer durablement sur le secteur. L’occasion est belle de se retrouver ‘’à la pompe’’ pour le remplissage des cuves et, si ma foi, on se passerait bien de traiter, la neige en fond d’écran, juste au-dessus de notre vieille chapelle Saint Pierre, est là pour nous rappeler qu’il fait bon vivre ‘’al paίs’’.

Vendredi 7 mai

Après la pluie, normalement, c’est le beau temps. Mais la tramontane qui nous rend service plus d’une fois de janvier à décembre, a, par endroits, passé à l’émietteuse nos bourgeons qui ne demandaient rien d’autre que de profiter du beau temps en attendant les traitements. Des pointes à 100 km/h et sûrement plus sur les endroits exposés comme Roque Courbe et Laurent faisait déjà le tour du terme pour évaluer les dégâts en s’inquiétant des volumes nécessaires aux futures millésimes. A peine les bourgeons sortis que les tracasseries commencent. Té ! Vivement la taille !

Mercredi 5 mai

Le ciel nous est tombé sur la tête en début de semaine sous forme de ramades incessantes. Les pluviomètres de Georges et Robert s’accordant pour annoncer 85 mm en ajoutant le 1er mai. Cette eau si précieuse, notre terre en a tellement besoin qu’une petite couche supplémentaire d’ici quelques jours ne serait pas de trop. Toujours, revoir les ruisseaux couler, les vignes les pieds dans l’eau, des flaques sur la route, ça donne du baume au cœur même si les températures ‘’roundinégeant’’ légèrement au dessus de zéro ne donnent que l’envie de rallumer les cheminées.

Lundi 3 mai

Par les temps qui courent, un peu de pluie un 1er mai arrosant la grillade annuelle organisée par Sid et Gigi sur leur Margoll, n’a pas gâché l’histoire, bien au contraire.
Sans exception aucune, tout le monde avait pris un petit coup de vieux depuis l’an passé (même les enfants) mais quel plaisir de se retrouver au milieu des chênes et oliviers, à boire un petit coup de rosé Trémoine accompagné de ‘’cousteilles’’ ou boudin, bien à l’abri sous l’énorme tente pendant que le terme s’arrosait. Bien sûr, il n’a pas fait que pleuvoir, loin de là (à peine une heure ou deux) et les invités ont eu tout loisir d’apprécier les lieux. Les enfants se sont régalés, les discussions tournaient, motos, chants, vignes, voyages, foot, sécheresse, rugby, retraite même et puis, homéopathiquement, la Margoll s’est vidée de ses occupants et une fois le calme revenu sur la forêt, les quatre grenouilles du ruisseau se sont remises à chanter jusqu’à l’an prochain. Un grand merci aux patrons des lieux pour cette grillade devenue désormais traditionnelle. Un seul petit bémol au milieu de cette belle journée : le triste débit du petit ruisseau Cassagnol qui faisait vraiment peine à voir en passant à trois pas de la tente.

Samedi 1er mai

Pépinières Bastouill (suite)
L’opération de greffage a eu lieu courant avril. Si Denis, semi retraité, s’est contenté cette année de produire 60.000 greffés-soudés (250.000 habituellement), il faut avoir une sacrée expérience pour tenir la cadence de 800 à 900 greffés-soudés/heure (GS), sans se retrouver le soir venu, du grenache ou du muscat greffé à la place des ongles. Après avoir passé une petite quinzaine en chambre chaude, les GS sont placés à température ambiante quelques jours supplémentaires avant d’être légèrement épluchés de leurs feuilles vertes, retrempés ensuite dans de la cire à 60° l’espace d’une seconde ou deux afin de finir la cicatrisation, et repasser dans la foulée à l’eau froide. Remisés ensuite par paquets de 5.000 dans les palox, ils attendront là ‘’les pieds’’ dans 5 cm d’eau, l’heure de la mise en terre qui arrivera incessamment sous peu.
PS : Il faut savoir qu’un GS est manipulé une bonne trentaine de fois avant d’arriver chez le client.

Mercredi 30 juin

Comme un symbole, Tonia, Jean-Louis et leurs trois filles ont emménagé Place de l’Eglise, dans l’ancienne maison de Charles, en ce 29 juin, jour de la St Pierre, patron du village, même si les travaux ne sont pas complètement terminés mais, chaque chose en son temps !
Toujours, c’est un grand plaisir de retrouver la silhouette sympathique de Jean-Michel, électricien au Vivier et qui a fait toute l’installation électrique de la Maison de Paul.