Au jour le jour 2008

Jeudi 31 janvier

Une réunion publique se déroulant à la salle de la Mairie pour cause d’élections cantonales (9 et 16 mars), les Archers de la Tourèze qui devaient y tenir leur Assemblée Générale, se sont sportivement effacés pour la faire tout simplement dans le garage d’Annie et Gilles. Beaucoup de nouveaux licenciés étaient présents, participant ainsi à leur première A.G.
Benjamin et Gilles retraceront tour à tour les grosses lignes de l’année écoulée, mettant l’accent sur le grand boum du nombre de licences (3 à la mi-saison 2006-2007, 22 début saison 2007-2008).
Il sera question, bien sûr, du garage de Monsieur Domps (notre ancien maçon qui, il y a peu encore, llosait les rues du village avant de refaire la Mairie presque de A à Z), garage qui abrite donc, sur Estagel, le temps de la saison froide, les entraînements nocturnes des Archers de la Tourèze avant de revenir, courant avril, en plein air, sur le terrain de pétanque, au village, car avec 22 licences, même en faisant des rotations, la petite école communale n’est plus dans le coup, surtout que les Seniors tirent à plus de 20 mètres.
Après un petit point sur la bonne santé financière du Club, l’organisation du Championnat Départemental Vétérans qui aura lieu en jumelage avec Prades au mois d’août (9-10 à Prades, 13-14 à Planèzes), a été évoquée.
Il faudra beaucoup de volontaires pour mener à bien ce week-end : aller chercher le matériel à Sorède, placer les cibles de ci de là dans la garrigue, les barrières en bord de rivière, sans oublier la buvette, la confection de sandwichs et tout le reste. D’ici là, après les élections municipales et cantonales, une réunion d’information aura lieu afin de mieux faire le point sur ces deux journées de tir en campagne sur un site magnifique qui s’y prête parfaitement.
Un joli buffet avec toasts, coca et muscat a clôturé cette sympathique réunion dans un cadre qui ne l’est pas moins.

Mercredi 30 janvier

Nous avions laissé le groupe Ostinata du côté de Canohès en train de travailler sur son CD de démo et nous le retrouvons du côté de Rasiguères autour d’une belle table à fêter les 50 ans de l’un de ses membres. Au menu de la soirée, un bel apéritif dans un cadre magnifique, suivi d’un repas indien aux épices de derrière les fagots accompagné bien sûr de vins de terroir. Quant au pain fait maison, il était aussi bon que celui de Raimu dans ‘’La femme du boulanger’’. Une soirée sympathique, blagueuse et chaleureuse où le groupe n’a pas pu s’empêcher d’en pousser quelques unes avec Félix à la guitare. Il ne reste plus maintenant qu’à attendre de la prochaine cinquantenaire du groupe de remettre cela

Mardi 29 janvier

Les barriques de bois en fût de chêne bien alignées dans un des couloirs de la Cave Coopérative, attendent sagement leur tour pour passer au nettoyage. Vidées de leur dernier Château Planèzes et Moura Lympany, elles refont peau neuve avant de recevoir bientôt le prochain millésime. Alain et Laurent les passent soigneusement à l’eau chaude et les surveillent comme le lait sur le feu. Ne doutons pas un seul instant de la qualité de ce futur nectar qui va faire un long séjour à l’intérieur de ces barriques avant de passer à la mise en bouteilles.

Samedi 26 janvier

Près de notre cave coopérative, sur la droite et derrière les deux immenses cyprès, Margarete refait les marches qui partent du dépôt de pain de notre sympathique Marité jusqu’au niveau de conservatoire de cépages situé tout au dessus. Ce n’est plus un escalier dont il sera question mais d’une autoroute. Elle a carrément doublé la largeur de ces marches. Elle y travaille depuis déjà un petit moment et du coup, cela fait un peu de distraction à ses poules qui paraissent s’ennuyer, isolées comme elles sont.
Quelques journées supplémentaires lui seront nécessaires pour terminer ce travail.

Vendredi 25 janvier

En ce début de semaine, le groupe Ostinata a passé une journée du côté de Canohès afin de faire un enregistrement en studio, par Jérôme qui, il y a quelques années de cela, en 94, avait enregistré sur CD notre groupe de rock AOC. Les filles ont travaillé dur toute l’après-midi pour boucler sur leur CD de démo 2 morceaux (‘’Gloria’’ et ‘’Reva Baya’’). Deux séances supplémentaires seront nécessaires pour enregistrer les 6 morceaux prévus. Bon courage aux filles et au moins, lorsque certaines personnes intéressées par leur prestation, leur demanderont un petit aperçu de leur registre, elles ne seront plus prises au dépourvu.

Jeudi 24 janvier

Combien d’années le petit Vincent Aymeric passa-t-il à courir et s’amuser dans les rues du village ? Deux, si l’on se réfère aux photos de classe. Plus, peut être, si, pour des raisons de grippe, rougeole, oreillons ou varicelle, il loupa l’une ou l’autre de ces traditionnelles séances de photo de classe de début d’année. Les années soixante, c’était l’époque d’un monde ouvrier, où les familles allaient et venaient au gré du travail à accomplir, le plus souvent dans le vignoble. On pense aux familles Lopez, Mounier, Prunac, Rodriguez, Sahnine, Sounier et tant d’autres… Les camarades de jeux s’en allaient par un triste jour et, même si certaines familles ‘’rebondissaient’’ dans les villages voisins, ces départs étaient vécus par nous enfants, comme de douloureuses séparations. Alors aujourd’hui, pour Vincent comme pour tous les autres, l’important n’est pas de savoir quand ils sont arrivés ou quand ils sont partis, mais de ressentir très fortement qu’en fait, ils ont toujours été là.
‘’Vincent et le bassin’’ est une histoire mille fois racontée par les grands de l’époque ‘’aux premières loges dans le bassin’’, au cours d’anniversaires ou fêtes. A chacune de leur version, leurs voix trahissaient un mélange de sentiments les plus divers passant par le rire et la nostalgie mais avec toujours le souci du moindre petit détail.
Un grand merci aux enfants du village pour avoir, à leurs risques et périls, et pour pas un bonbon, accepté de doubler les lascars de l’époque dans les scènes les plus délicates de cette fable.

Mercredi 23 janvier

Samedi dernier, Marie-Christine fêtait à la salle du foyer de Cassagnes, ses 50 ans.
Même si elle est Cassagnole de naissance et coule des jours heureux dans son village, ce n’est pas une raison pour oublier qu’elle fut à moitié Planézole pendant de nombreuses années.
La soirée fut à son image, gaie, amicale et chaleureuse : un bel apéro pour commencer suivi d’un buffet magnifique, de boules de picoulat (avec fayots) faites maison, sans oublier bien sûr, le dessert, le café, le champagne… Soirée entrecoupée de musique, de cadeaux à ouvrir, d’un petit discours pour remercier les invités, tout cela nous amenant tranquillement à l’aube.
Encore JOYEUX ANNIVERSAIRE Marie-Christine.
Merci pour cette belle soirée en tous points remarquable
et rendez-vous pour tes soixante !!!!

Lundi 21 janvier

Lorsque rien ne retarde le matin, pour se rendre à la vigne (paperasses, bus des enfants, voiture en panne…), il arrive de surprendre Yvan dans son footing matinal, sur un territoire qu’il connaît maintenant comme sa poche, à force de le parcourir dans tous les sens depuis belle lurette. Cette fois, c’est du côté du ‘’cimenté’’. Quelque soit le temps, en short, tee-shirt et genouillères, il se régale de partir nuit noire juste pour le plaisir de courir. En plus, il n’oublie pas de s’arrêter en ce début janvier pour souhaiter la bonne année, pour repartir ensuite dans ses foulées le plus sereinement du monde.

Dimanche 20 janvier

L’atomiseur de l’entreprise Navarro occupé à traiter au xylophène les chevrons et poutrelles dans les petites caves de la Maison de la famille Loubet, afin de les protéger contre termites, capricornes et tutti quanti, s’entend dans tout le terme tellement il résonne. Ne serait-ce la taille des sarments, on pourrait se croire revenu au temps du sulfatage des vignes. Mais ne nous pressons pas ! Cela arrivera assez bien vite. Toujours, il y en a un qui ne se régale pas, il nous l’a dit, c’est le monsieur qui a l’atomiseur sur le dos. Masque ou pas, il est plus que gêné par les gaz d’échappement du pot de son atomiseur sans oublier les odeurs du xylophène. Les petites bestioles bien planquées, s’il y en a, à l’abri dans le bois, ne doivent pas rigoler non plus.

Samedi 19 janvier

Pas plus tard qu’hier, Juliette s’inquiétait de la chute possible de ses mimosas sur notre vieille départementale D9, dans son virage en bout de village. Et bien, au terrain de foot, un des trois eucalyptus qui nous font de l’ombre depuis des années au moment des feux de la St Jean, s’est couché au sol, sûrement sur les coups répétés de la dernière tramontane. Et pourtant, elle n’était pas vraiment violente. Mais à force de se pencher, l’arbre a fini par lâcher prise et se déraciner. Dans ces cas là, la tronçonneuse d’Hervé, encore tiède la veille, s’est dévouée pour la cause communale. Et le pauvre eucalyptus a fini en petites bûchettes. Il faut espérer que ses petits voisins qui se penchent également ne connaissent pas le même sort.

Vendredi 18 janvier

A la sortie du village, côté Latour de France, la dernière maison à gauche est celle de Juliette. Ces derniers jours, elle avait quelques soucis avec ses mimosas, se penchant de plus en plus du côté de la route, tout en soulevant pierres et béton dans leurs environs. Elle s’inquiétait également de l’éventualité de la chute de l’un d’entre eux en pleine nuit dans le virage, sous les bourrasques de tramontane. Le premier adjoint de Sid, Christian, toujours souriant et disponible, avec Hervé, se sont occupés d’ ‘’élaguer’’ les deux mimosas… jusqu’à ras du sol. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’était pas de la gnognotte. Il fallait du métier, une échelle, une bonne corde, une tronçonneuse aiguisée et… de bonnes jambes quand les mimosas ‘’s’asboudraguaient’’. La matinée a à peine suffie pour régler jusqu’au moindre détail, surtout celui de tout débarrasser du milieu du chemin jusque de l’autre côté de la route, dans le jardin de Monsieur Loubet où tout sera brûlé le moment venu. Juliette est venue aux nouvelles pendant le tronçonnage et tout le monde lui a fait la bise pour la nouvelle année. Elle en est restée très émue. S’inquiétant de savoir si le mimosa était fleuri, Christian, joli cœur, lui en a offert tout un bouquet fraîchement coupé. Une fois de plus, dans ce petit village où il fait si bon vivre et où chacun a ses idées, ceux qui peuvent rendre service à ceux qui en ont bien besoin, le font le plus naturellement du monde et pour pas un sou.

Mercredi 16 janvier

Les fêtes sont passées. Sur le chantier de la Cave à Monsieur Loubet, l’entreprise Navarro a pris le relais de l’équipe Camar qui, en ce moment même, doit ailleurs, avec ses machines du diable vauvert, ‘’asboudraguer’’ tout ce qui lui tombe sous la main. En tout cas, merci à elle pour son superbe boulot de démolition. La reconstruction au menu des mois à venir, l’équipe Navarro, dans un premier temps, se concentre sur les ouvertures. Au premier coup d’œil, on peut noter le même sérieux et le même professionnalisme que leurs prédécesseurs sur le chantier. Le travail se passe, pour le moment, dans les ‘’sous-sols’’ de la Maison Loubet. Sa grande cave est, elle, toujours ouverte aux quatre vents, mais un de ces jours, on ne manquera pas de voir arriver la charpente et tout son fourbi.

Mardi 15 janvier

Près de la Chapelle, sous le grand Roc que tous ceux qui, gamins, un jour, ont plus ou moins escaladé, Jean-Pierre, tranquillement, s’occupe de tailler ses vieilles souches de macabeo qui poussent là, à l’abri de la tramontane, depuis le début du siècle dernier. A sa manière, il rend encore de grands services à son fils Eric, se rappelant sans doute le temps où, lorsqu’il était plus jeune, son beau-père Mariano, la retraite venue, lui avançait le travail de la même façon, en taillant sur ce même endroit. Il en va ainsi pour tous les viticulteurs de génération en génération et ceux qui passent la main à ceux qui la prennent, le font ainsi, le plus en douceur possible.

Dimanche 13 janvier

Les vœux de Sid, notre Maire, comme depuis longtemps maintenant, sont un des moments incontournables de l’année. Il est bien agréable de se retrouver au premier étage de la Mairie, entre Planézols, une fois en passant, pour écouter le 1er magistrat nous relater les évènements de l’année écoulée (même si nous avons, bien sûr, beaucoup d’estime pour nos voisins Rasiguérois et Tourils). Il a entre autre, souhaité la bienvenue aux nouveaux arrivants : les familles Andersen et Galangau. C’était un vrai plaisir de retrouver le ‘’petit’’ Franck qui, depuis l’époque de la pétanque, a bien grandi. Il est maintenant marié avec Anne et leur petit Clément s’entend déjà comme larron en foire avec le petit Mattéo, fils aîné d’Eric et Magalie. A vol d’oiseau, on peut même dire que les deux gamins sont voisins. Et puis, entendre Franck dire : « En arrivant du travail, je me mets sur la terrasse et j’écoute le silence », ça fait chaud au cœur. Alors, après Sid, on leur souhaite aussi la bienvenue au village sans oublier John, Carmen et leurs 3 enfants : Andréa, John, Mattéo.
Le buffet super sympa préparé par Margarete et tartiné de main de maître par Irène, Marité, Monique et Sissi a régalé tout le monde. Le Château Planèzes, l’ambré, le tuilé, le muscat et même le pastis pour les Incorruptibles, ont fait le reste.
Rendez-vous l’an prochain pour fêter sûrement la fin des travaux chez Monsieur Loubet.
PS : Les fumeurs ont respecté les nouvelles règles et sont allés fumer leur cigarette sur le balcon, Monsieur le Maire en tête.

Samedi 12 janvier

La brume qui s’est étalée hier sur le terme, est une de ces brumes que l’on voit plutôt du côté de Londres et de chez les Walden. Il est certain que ‘’nos amis Anglais-Planézols’’ auront ressenti une petite nostalgie pour leur belle Angleterre. Le soleil a même dû faire le forcing à plusieurs reprises pour envoyer balader toute cette brumasse, brumasse ma foi bien agréable à contempler car tellement rare par chez nous.

Vendredi 11 janvier

Le Jean-Michel, il a pris quelques jours de congé en fin d’année, amplement mérités parce que les 35 heures, arrivé le jeudi soir, il n’en reste plus que des miettes, et encore, il est fermé le lundi. Mais, mon vieux, il attaque la nouvelle année à fond la caisse. Devant sa porte, mardi, il y avait une drôle de machine que le modèle au-dessus, c’est le minibus. Sur cette moto, de marque SIDE BIKE, équipée d’un moteur PEUGEOT 2 litres 16 soupapes, avec 2 roues motrices et directrices, il y a en plus, le chauffage et la radio. Il n’y manque plus qu’un petit frigo pour le Rosé Trémoine et une télé pour les matchs de foot. Ce client de longue date, d’avant Planèzes, lui a demandé de modifier la position des cale-pieds dans le but d’améliorer le confort surtout sur les longues distances qu’il semble affectionner. Et bien, ce client, il peut lui être reconnaissant de cette modification car, il aurait pu chercher longtemps quelqu’un pour le lui faire sur mesure. Le Jean-Mi, il y a passé la journée à limer, souder, ajuster, régler, essayer… Le soir, en tout cas, ce monsieur avait l’air super ravi et si d’aventure, il lui arrivait d’avoir des crampes sur les longs trajets, elles ne sont sûrement pas prêtes de revenir. Si on s’écoutait, le Jean-Mi, on le classerait Monument Historique, comme la Chapelle St Pierre !
P.S. Ce soir, à 18 heures, à la Mairie, n’oubliez pas les vœux de Monsieur le Maire.

Mercredi 9 janvier

Bien avant la barrière fatidique des 6 ans qui oblige les enfants à emprunter le chemin de l’école qui leur tend et leur allonge ses longs longs bras, il y a un chemin que toutes les générations ont suivi sans stress, sans inquiétude et sans souci : le tour du Pla. En poussette, en berceau, à ‘’coco’’, à pied… accompagnés de leurs papas et mamans, on ne sait pas encore à ce moment là mais, macarelle, que la vie est belle !
Aujourd’hui, le tour est venu pour la génération des Eva, Alexis, Mattéo, Romain… Alors, les petits, profitez-en bien et ne grandissez pas trop vite !

Mardi 8 janvier

La route était barrée hier, une partie de la journée, à proximité du Monuments aux Morts avec, en prime par moments, une coupure d’eau dans les maisons. La raison en est bien simple : réfection de l’arrivée de l’eau à la Cave Coopérative. Déjà, du temps de Jeannot, le problème existait et il fallait nettoyer les cuves au tuyau d’arrosage et avec un petit jet. Le souvenir de Jojo Aguilar, avec ses cuissardes, s’impose d’office. On l’entendra encore longtemps siffloter des airs de la marine dans les couloirs de la Cave. Le passage aux outils à pression gommera un peu ce problème d’eau mais il est certain que l’équipe travaillant à la Cave s’y retrouvera lorsque les travaux seront terminés.

Lundi 7 janvier

Rentrée des classes aujourd’hui pour nos enfants. Il y a peu, ils ne juraient que par l’école et les retrouvailles avec les copains. Mais les trimestres aidant, il semble bien qu’aux vacances de Noël, à la descente du bus, il était question de mettre au feu cartables, maîtres et maîtresses. S’ils redeviennent un peu logiques avec l’amour de l’Education Nationale, ils doivent quand même rester un soupçon motivés sous peine pour certains de se retrouver avec des ciseaux ‘’à pouder’’ et des hernies discales en devenir.

Samedi 5 janvier

Passées les fêtes, il faut bien se remettre à tailler ces sarments que l’on aime bien avec, quand même, une préférence pour quand ils sont taillés, ramassés, broyés, brûlés.
Jo et Pierre sont installés, en ce moment, dans le grenache à la sortie du village près du virage qui mène au Gourd’En Coq. L’an passé, le 5, on y surprenait déjà Jo en train d’y tailler tout seul le jour de son anniversaire, donc aujourd’hui, ça tient toujours. Bon anniversaire Jo et sûrement à l’année prochaine, au même endroit.

Vendredi 4 janvier

Petite surprise hier où 20 mm de pluie sont venus se rajouter aux 35 tombés avant les fêtes. La pluie nous a laissés tranquillement finir la journée pour tomber ensuite sans s’arrêter et même en s’épaississant un peu jusque autour des 22h. Dommage qu’elle n’ai pas fait au moins le tour du cadran mais pour les couche-tôt, c’était mieux que le marchand de sable dans le feuilleton de notre enfance : ‘’Bonne nuit les petits.’’

Mercredi 2 janvier

En voyant de loin la machine Pellenc se diriger sur Lou Sarrat, on aurait pu penser qu’elle s’en allait grappillonner manière de récupérer un peu de la récolte déficiente en syrah. De plus près, il s’est avéré qu’elle avait changé de look, laissant la place à sa petite sœur autrement bricolée (avec notamment, placée en son milieu une drôle de machine), qui s’occupait de débiter les longs sarments en bâtons d’allumettes. C’est l’ami Michel, habitué à conduire ces engins hauts sur pattes, qui s’est fait un plaisir de ratiboiser et de hacher menu avec précaution et précision, la vigne de syrah de son beau-frère.

Mardi 1er janvier

C’est du sommet de notre beau clocher, par un ciel sans nuages, que nous entamons entre autre, notre 5ème année de ‘’Au jour le jour’’, avec parfois, c’est vrai, un peu de retard sur l’horaire, mais après tout, il n’y a pas de train à prendre et nous faisons avec les moyens de la maison. Nous souhaitons à toutes et à tous une bonne année 2008 en espérant qu’elle sera remplie de tout ce qui se fait de mieux.

Vendredi 29 février

Quelle surprise pour Pierre et Henri, en train de discuter rue du Château autour de 6h30, sur la possible levée de tramontane en cours de journée, de s’apercevoir qu’ils étaient écoutés tout ouïe par un renard, bien calé dans un coin et bien tranquille, pas apeuré pour un sou, et qui faisait sans doute sa petite balade matinale dans les rues du village. Le temps de prendre l’appareil photo, il tournait tranquillement pépère les talons à l’angle du garage de Robert, pour prendre direction le lavoir, sans se presser le moins du monde et sans se préoccuper du flash. Il est très difficile de le distinguer sur les photos mais une chose est sûre, c’était bien un renard.

Jeudi 28 février

Les élections cantonales et municipales approchent à grands pas (9 et 16 mars). Les panneaux d’affichage pour la campagne électorale sont de sortie et, si on n’est pas prêt d’y voir en grand le visage de notre maire Sidney, les candidats aux élections sur le canton de Latour y font déjà bonne figure. Il faudra faire attention à ne pas se tromper d’enveloppe au moment de ces élections jumelées mais les membres du conseil municipal seront, soyons-en sûrs, très vigilants.

Mercredi 27 février

Le 25 dernier, à 18 heures, avait lieu à l’Hôtel du Département, à Perpignan, la remise des prix des deux concours ‘’Villes et villages fleuris’’ et ‘‘Maisons fleuries’’. Margarete et Monique s’y sont rendues, le sourire aux lèvres, car notre village, inscrit pour la 1ère fois, a reçu le 2ème prix ‘’Spécial Première Participation’’.
Margarete pense déjà à l’an prochain et souhaite convaincre certaines personnes pour participer au concours ‘’Maisons fleuries’’ car il y a, dans notre village, de belles maisons noyées de fleurs qui ne dépareilleraient pas avec celles ayant eu le 1er prix dans leur catégorie cette année. Et puis, après une première participation, pourquoi ne pas se distinguer dans le concours ‘’villages fleuris’’ catégorie jusqu’à 200 habitants, puisqu’il y a, chez nous, beaucoup d’atouts pour se hisser sur le podium.
En attendant, plus tard, mais ça, c’est une autre histoire, de mériter le panneau ‘’village fleuri’’ estampillé d’une fleur.

Mardi 26 février

Par un beau dimanche à désherber, fainéanter, lire l’Indépendant ou autre, notre Président Louis profitait bien du sien, n’ayant ni réunion, ni avion à prendre au programme ce jour là, pour mettre de l’engrais à l’épandeur. Et, s’il avait son grand sourire, c’est qu’en plus de trouver la matinée superbe, sa chère Cave Coopérative de Lansac-Planèzes-Rasiguères a réussi récemment au Concours Général de Paris le ‘’coup du chapeau’’ : une médaille d’or sur le Château Planèzes 2006 pour commencer, suivie d’une d’argent sur le Moura Lympany 2006 et une de bronze sur le muscat 2007 pour finir. Au vu de ces résultats, il est agréable de penser que les commissions techniques, sous l’œil vigilant de Sophie, ont bien fait de ‘’roundinéger’’ tout azimut le moment venu, aux quatre coins du territoire. Et puis, ce n’est tout simplement que juste récompense pour l’implication et l’application dont font preuve les vignerons tout au long de l’année, de la taille aux vendanges, sans oublier bien sûr, œnologue, cavistes, conseillère agricole, président, directeur et compagnie, qui sont toujours là pour désigner et conseiller le bon chemin à suivre.

Dimanche 24 février

A la sortie du village, côté Latour de France, un peu avant de prendre à droite le petit chemin de terre menant à notre cher Goud’en Coq, un nouveau panneau tout bleu est apparu sur la D9, placé par la DDE sans doute. Il s’adresse à tous les véhicules à 4 roues et les renseigne sur la distance à tenir vis à vis des gentils cyclistes qui fréquentent de plus en plus notre belle route. Il faudrait peut être en placer un deuxième à la sortie du Pujol, exprès pour le John parce que l’autre jour, se rendant à la déchetterie, il s’est retrouvé avec un cycliste sur … le capot du C15.

Samedi 23 février

De Remiremont (Vosges, 88), la petite Clara est toute heureuse de nous annoncer la venue au monde de son petit frère Jordi. Il est né le 5 février à 19h22, mesure 54 cm, pèse 3,850 kg et fait le bonheur de ses parents Fanny et Philippe.
Souhaitons qu’il vienne bientôt découvrir le village natal de son papa car, sans chauvinisme aucun, des villages comme le nôtre, il n’y en a pas deux !!!!

Jeudi 21 février

Le 21 février 1998, Alexandrine, la maman de Maryse, s’en allait retrouver son mari Léon, disparu depuis presque 20 ans. Pour les enfants de l’époque, elle était, et de loin, leur ‘’dame en noir’’ préférée et si un sondage devait encore avoir lieu aujourd’hui, il en serait sûrement toujours de même.
Alexandrine : son prénom rimait, résonnait, ressemblait comme deux gouttes d’eau à cette adrénaline qu’elle leur distribuait, non pas à doses homéopathiques, mais généreusement par pleines caisses, surtout quand elle les surprenait, suspendus dans les branches de ses cerisiers, tel un vol de moineaux, tout ça parce que les guetteurs, à la place de guetter, étaient tout simplement au beau milieu des autres en train de se goinfrer. Il est à souhaiter qu’elle soit quelque part où les cerisiers sont éternels et éternellement remplis de bigarreaux. Puisse-t-elle ne pas trop nous y languir en attendant que les uns après les autres, nous allions la retrouver pour regoûter à cette adrénaline qui nous manque tant.
PS : La fable ‘’Les figues d’Alexandrine’’ est un simple petit clin d’œil à cette Dame qui a marqué notre enfance et qui n’est plus là depuis déjà 10 ans.

Mercredi 20 février

En général, quand un bruit de tronçonneuse sur le terme se fait entendre, neuf fois sur dix, c’est Hervé qui est concerné : nettoyant du côté de la Chapelle, découpant un arbre tombé ou en élaguant un autre dangereux pour la circulation… Mais cette fois, côté Pla, on tombe sur Georges et Yannick, pas trop éloignés de leur muscat petits grains, en train de débiter un chêne taquinant les cèpes placés en bord de vigne. Au vu de la grosseur du tronc, c’est plusieurs stères qui vont ainsi être mises de côté pour le prochain hiver ou pour la fin de celui-ci.

Mardi 19 février

On se souvient qu’à la même époque l’an passé, Robert s’était trouvé bien embêté au moment du désherbage avec la rupture de sa cuve portée. Dans ces moments là, quand le temps presse, on est bien content de trouver quelqu’un sur place pour vous réparer tout ça en moins de 24 heures. Et ce quelqu’un, bien sûr, c’est notre indispensable Alex. Aujourd’hui, la même mésaventure arrive à Eric et son père Jean-Pierre qui ont à déplorer une cassure au niveau de l’enrouleur des tuyaux. Plus que rôdé maintenant, Alex n’en aura pas pour longtemps à tout remettre en place.

Dimanche 17 février

Mais où est donc passée la 403 Peugeot grise datant des années 60 et qui appartenait jadis à Momo ?
Elle était tranquillement remisée sous la Chapelle, et si, bien sûr, elle avait un petit air de véhicule à la retraite, elle appartenait tout de même à Muriel et son compagnon qui sont les voisins du John au Pujol. Certains sont à peu près sûrs de l’avoir vue passer sur la D9 et sur un camion de remorquage. Alors, le mystère reste entier. Si c’est un vol, il faut être vraiment ‘’courageux’’ pour, en plein jour, ‘’s’enfouratter’’ dans ce petit cul de sac qu’est la Chapelle pour, à l’aide d’un câble, la remorquer sur un camion et retraverser le village. Affaire à suivre…

Samedi 16 février

Margarete, qui a entrepris depuis quelques temps, de rénover les marches qui, partant du dépôt de pain, montent au Conservatoire de cépages en passant à l’ombre de nos deux cyprès presque centenaires, arrive au bout de sa tâche. Les marches sont supers ; tous les petits coins et recoins inutilisés vont bientôt se retrouver fleuris. La rambarde ne va pas tarder à être posée et il ne restera plus qu’à la féliciter. Elle devrait quand même se méfier car ses chères poules, qui la regardent faire depuis longtemps, s’il leur vient l’idée de s’évader un jour, ont sûrement déjà choisi ce côté là pour déguerpir à vitesse grand V.

Vendredi 15 février

Il est toujours bien agréable d’aller chercher au ‘’Cellier la Chapelle’’, soit le pain, soit le gaz, ou les deux, car on est toujours bien accueilli par Marité et sa bonne humeur. Ce dépôt de pain est un des derniers endroits du village où, l’espace d’une ½ heure, les gens peuvent se retrouver et discuter, et d’une certaine manière, c’est une bénédiction. Alors, de la part de tous ceux qui n’ont que quelques pas à faire pour acheter leur pain quotidien, un grand merci à Marité pour sa disponibilité.

Jeudi 14 février

Les cantonales 2008 font feu de tout bois et les candidats intéressés par le poste multiplient les réunions dans les Mairies de nos petits villages. Notre site n’ayant aucune couleur politique, nous n’avons pu, pour cause de réunion à la Cave Coopérative et visite à Narbonne chez notre PDG, assister aux réunions de Messieurs Ilary et Cresta, candidats à ces mêmes cantonales. Mais, lors d’une courte réunion du Conseil Municipal jumelée avec la visite d’un 3ème candidat (Monsieur Manchon), comment ne pas, juste apprécier, de revoir notre ancien instituteur (année scolaire 1960-61), Monsieur Antoine Sarda. Loin de nous l’idée de conseiller ici, s’il faut voter bleu, blanc ou rouge, mais juste dire à notre ancien instituteur que nous lui souhaitons de passer une bien belle retraite, Ô combien méritée, dans ce beau pays qu’est la Grèce et où il a choisi de vivre aujourd’hui.

Mercredi 13 février

A Planèzes, on se souvient bien de la famille Lauriol qui habitait jadis à la Mine, du temps où le minerai de fer en était extrait (1913-1931), et plus tard au village, rue du Lavoir, dans la maison où Mimi coule des jours tranquilles. On se souvient également de Louisette, qui fut longtemps notre secrétaire de Mairie et que nous aimions beaucoup. Aujourd’hui, nous apprenons avec beaucoup de tristesse que sa sœur Germaine, mariée à Lesquerde, est décédée. Nous sommes de tout cœur avec Louisette dans ces moments difficiles qu’elle doit traverser et également avec Raimond, le fils de Germaine.

Mardi 12 février

Vendredi dernier, à 20h30 à la Mairie, une fois n’est pas coutume, l’AICA (Association Intercommunale Chasse Agréée), regroupant les quatre ACCA des villages d’Ansignan, Lansac, Planèzes et Rasiguères, tenait une réunion afin de faire le point sur différents sujets (comptes, cartes, gibiers…). Robert, le Président de notre ACCA, recevait ainsi pour la première fois ses collègues des villages voisins. Les ‘’dossiers’’ ont dû être largement débattus et avec passion puisque les présents se sont quittés après 23 heures, sur un petit apéritif qui accompagne désormais traditionnellement toute réunion Planézole, qu’il s’agisse de mairie, chasse, tir à l’arc ou autre.

Lundi 11 février

D’habitude, à cette époque ci, lorsqu’on entend un ‘’canon’’, c’est presque à coup sûr, Jean-Pierre et son fils Eric qui désherbent ‘’à blanc’’, manière de régler au mieux toutes les buses de l’appareil. Ils se font ainsi une idée plus précise de la dose à mettre dans la cuve car, vu le prix à l’hectare, il vaut mieux ne pas trop surdoser. Et bien, cette fois ci, Eric désherbe pour de bon, la couleur marron orangée de la terre en atteste après son passage. Il est le premier à traiter cette année et il a sûrement ses raisons pour commencer en ce début de mois. Qu’il ne s’inquiète pas s’il se sent un peu seul à désherber ; on ne va pas tarder, tous autant que nous sommes, à bientôt l’imiter.

Samedi 9 février

Hier matin, les écoliers, en sortant du village, dans leur minibus, ont cru, l’espace d’un instant, que la neige était tombée sur ‘’Lou Pujol’’. Mais avec le soleil qui leur bronze les oreilles, depuis quelques jours, ça n’a pas duré. En effet, c’était juste Jo et Pierre en train de remettre à flot leur parcelle de syrah en manque de chaux, comme la plupart des vignes du terme, d’ailleurs. Et l’épandage de quelques tonnes de chaux, lorsque l’on est bien outillé (tracteur + épandeur), devient alors une simple formalité et même mieux, une promenade de santé.

Vendredi 8 février

Christophe, Didier, Jacques, les maçons de l’entreprise Navarro, s’étaient récemment mis en jambes en coulant la dalle d’une petite cave chez Monsieur Loubet. Là, au ‘’saut du lit’’, c’est carrément trois toupies qui les attendaient mercredi, pour passer aux choses sérieuses et à la dalle de la future grande salle. Heureusement que de nos jours, les moyens employés sont incomparables. Le camion-pompe se chargeant de récupérer le béton des trois toupies dans son bac, avant de le redistribuer à bon escient grâce à son allonge incroyable, auprès du trio sympathique, 30 mètres plus loin, par-dessus arbres, portes et murs, et tout cela, téléguidé par une petite machine plus que légère, tout juste 1 kg ou 2, super sophistiquée, et agrafée autour de la taille. Chrono en main, en à peine plus d’une heure, la chape était posée. Et avec leur incroyable niveau à laser, on peut être sûr qu’elle est bien plate. A l’époque de Monsieur René Galangau, notre maçon attitré du village voisin de Rasiguères, à coups de brouettes, pelles et bétonnières et Cie, il aurait sûrement fallu plusieurs jours. A 10 heures, camion-pompe et toupie en route vers Perpignan et vers de nouvelles aventures, Christophe, Didier et Jacques poursuivaient leur matinée en montant le mur d’une future petite pièce donnant côté rue de l’Aire.

Jeudi 7 février

Le mois de février est souvent le mois au cours duquel certains finissent leur saison de taille. C’est le cas de Georges et Yannick qui, ‘’roundinègent’’ un peu, en ayant plus que la petite plantade de grenaches noirs à tailler. Bien que le temps soit à la sécheresse et qu’une bonne pluie arrangerait les affaires de tout le monde, ils mettent de l’engrais avec un matériel qui ferait pâlir d’envie nos pauvres anciens s’ils revenaient. Rien qu’à imaginer nos papas à l’époque faire un trou à chaque cep pour mettre une poignée d’engrais et le reboucher, on pâtit pour eux. Heureusement que Dédé, qui a toujours été un précurseur, a inventé la pose de l’engrais à même le sol sans trou à faire ni à reboucher, invention encore de nos jours plus que d’actualité. Toujours est-il qu’en attendant la saison de désherbage qui arrivera vite, Jourda Père et Fils, un peu chaque jours, font le tour de leurs parcelles afin d’y poser une bonne dose d’engrais.

Mercredi 6 février

L’échelle en plein milieu, ce qui oblige les pauvres riverains à faire demi-tour avec le sourire par la Cave Coopérative, Daniel place, le long du mur de la bâtisse de Madame et Monsieur Arnold, deux descentes d’eau de pluie. Bâtisse où, jadis, Jean Bertrand y était installé mécanicien. Au premier coup d’œil, ça a l’air facile. Mais, déjà, il faut grimper haut sur l’échelle, jouer de la perceuse électrique pour placer les crochets qui retiendront ensuite les morceaux de gouttière qui s’emboîtent comme un puzzle, faire la descente la plus alignée possible et bien sûr, être armé de patience et de calme. Bref, une fois réfléchi, c’est moins compliqué de tailler une ‘’llaque’’ de grenache ou de syrah. Mais de la patience et du doigté, Daniel n’en manque pas. Alors, comme d’habitude, une fois fini, ce sera du travail de professionnel bien accompli.

Mardi 5 février

Il avait l’air content ‘’le’’ Fernand, dimanche soir, en descendant la rue de Monsieur Faigt, le chien en laisse dans une main et son premier ou deuxième lapin de l’année dans l’autre. Avec l’âge, bien sûr, il a perdu vivacité et réflexes mais à l’occasion, si le garenne s’endort un peu trop sur ses lauriers, en sortant d’une ‘’matte’’ avec les chiens au derrière, il risque quand même de prendre du plomb dans les oreilles. Alors, avis à ses collègues : Fernand, il a vieilli, mais il vaut mieux ne pas trop traîner dans ses parages !

Lundi 4 février

Le trio de l’entreprise Navarro s’en donne à cœur joie depuis quelques jours. Entre le ferraillage de l’ancienne Cave qui, dans les prochains jours, va recevoir sa jolie dose de béton, l’enterrement de tous les réseaux, égouts, eau, électricité…, la dalle dans une des caves souterraines de Monsieur Loubet, le souci constant de tout mettre à niveau, sans compter le travail d’étanchéité, c’est tout juste s’ils ont le temps de fumer une cigarette et encore c’est pas sûr qu’ils fument tous. Par contre, à midi, ils se ‘’soignent’’. Ça sent souvent la grillade du côté de l’école communale qui leur sert de cantine et l’autre jour, ils posaient devant une ribambelle de truites, un peu à l’étroit sur un grill et qui auraient certainement préféré se baigner au Gourd’En Coq.

Dimanche 3 février

Adieu Monsieur le Professeur !
Notre ami René, Rasiguérois de souche, après 35 ans de bons et loyaux services envers l’Education Nationale, s’en va en retraite sur le VTT offert par sa dernière classe de cm1-cm2 et ses amis. Sa carrière débute en 73 à Ille-sur-Têt en tant que titulaire mobile. Il sillonne alors tout le secteur allant même jusqu’à faire des remplacements jusqu’à Andorre la Vieille. Les années qui suivent le voient exercer de la même manière sur le secteur d’Estagel où, suite à un remplacement de longue durée à l’école de Montner, il en devient l’instituteur jusqu’à l’été 79. Puis, il est loin de se douter que 28 belles années consécutives l’attendent à l’école de Latour de France avant de refermer sa dernière parenthèse en ce 31 janvier. A 16 heures, ce jour là, dans la cour de l’école, élèves, collègues, parents et amis sont présents pour un dernier au revoir au ‘’vieux’’ professeur.
Madame la Directrice, Betty Lagache, retracera en quelques mots sa carrière exemplaire, où, entre autres, en 35 ans, et en tout et pour tout, ses absences se sont comptées sur les doigts d’une seule main. De plus, bon bricoleur, il a toujours été là, pour réparer une porte qui coince, un robinet qui fuit ou un néon grillé.
Monsieur le Maire, Michel Sol, laissera également parler les souvenirs. Mais le moment le plus attendrissant viendra de sa toute dernière classe de cm1-cm2 entonnant la vieille chanson ‘’Adieu Monsieur le Professeur’’. Debout, devant ses élèves en demi-cercle autour de lui, mains jointes le long du corps et petite brume au coin des yeux, il a dû voir, René, l’espace de ces 3 minutes, défiler toute sa carrière et toutes ces petites têtes blondes, brunes ou châtains dont il a eu la responsabilité. Il recevra ensuite, en signe d’amitié, un superbe VTT.
Gâteaux et jus de fruits pour les grands et les petits avant le ramassage scolaire, apéritif pour les adultes après, clôtureront ces belles marques de sympathie envers René à qui nous souhaitons bonne, heureuse et longue retraite.

Samedi 2 février

Lorsque Joseph descend la rue de chez Rosa, son stock d’Indépendants en bandoulière et qu’il rencontre Pierre et Jo sur le point d’aller tailler, ça ne loupe jamais ! L’un passionné de XIII et des Dragons Catalans, les autres abonnés et fans de l’USAP, la conversation est toute trouvée avec plus ou moins d’enthousiasme dans les voix selon les résultats du week-end. Toujours, Joseph, à 80 ans passés, n’hésite pas à traverser la Manche pour aller voir son équipe fétiche jouer en Angleterre. Quant à Pierre et Jo, arrivées les phases finales, ils suivent l’USAP où qu’elle aille et tant qu’elle est en course dans les compétitions.

Vendredi 1er février

Par les temps difficiles que traverse notre viticulture, il y a une chose dont les coopérateurs de la Cave Lansac-Planèzes-Rasiguères, doivent prendre conscience, c’est tout simplement qu’ils sont dans la bonne Cave. Le temps des vins de plaine, de récoltes rentrées en prenant les vignes les unes après les autres et sans trop réfléchir, n’existe plus. De nos jours, de la taille d’hiver jusqu’au passage aux quais en septembre, la plupart des cépages dans leur intégralité sont suivis minutieusement, étape par étape, mois après mois, cahier de charge à l’appui. Et, on se surprend à découvrir, que ce qui pouvait à priori apparaître comme contrainte et casse-tête est, une fois mis en place et bien rôdé, pas si difficile à suivre que cela. Quel soulagement même, aux réunions de vendanges, de décider tous ensemble de la marche à suivre tous les trois jours. Tout ce travail accompli se retrouve, bien souvent, dans la qualité des dégustations qui suivent au cœur de l’hiver. Quel plaisir d’écouter notre œnologue Jean-Michel, détailler chaque échantillon dégusté, assurer que la Cave est sur le bon chemin, qu’il faut continuer les efforts et aller de l’avant en essayant de toujours s’améliorer. Une fois de plus, la dégustation de cette semaine a confirmé l’excellent niveau des rouges et rosés 2007. Quand les assemblages seront terminés, les vignerons se retrouveront autour d’une table entre rondelles de saucissons, biscottes et morceaux de fromage pour déguster les futurs millésimes. Une chose est d’ores et déjà établie : des superbes vins millésime 2007 vous attendent d’ici peu à la Cave.

Lundi 31 mars

Elles sont de retour les ‘’locataires’’ du Boffy. Et plus nombreuses que l’an passé tellement elles avaient trouvé l’accueil chaleureux. Il n’est pas facile de deviner la façon de faire et de penser de ces petites bestioles mais plus ou moins, depuis leur arrivée en avril dernier, il y en avait toujours une ou autre pour venir se ‘’passéger’’ autour de la cheminée. Cette année, après avoir ‘’roundinégé’’ de leurs petites ailes un bon moment au-dessus de l’Eglise, hésité, été tentées de squatter le garage à Marité et Jean-Louis, les abeilles sont finalement revenues chez ‘’elles’’, sous les yeux des riverains jamais lassés par un si beau spectacle.

Dimanche 30 mars

Vendredi, la traverse du village, pour cause de branchement à l’égout était interdite aux véhicules. A la baguette ou plutôt à la petite pelle mécanique, on retrouvait Daniel pour ouvrir la mini-tranchée nécessaire à l’opération. Les gaines enterrées il y a peu et renfermant les câbles téléphoniques, passant juste au-dessus du tout à l’égout, il a fallu jouer serré. Christian et Hervé, qui ont donné un bon coup de main tout au long de la journée, munis d’un plan détaillé des réseaux, avaient repéré la vanne pour une éventuelle coupure d’eau qui n’a pas été nécessaire. A 17 heures, branchements établis, tranchée rebouchée, sur la chaussée, subsistait seulement une petite cicatrice noire comme témoin de tout ce travail.
A l’occasion du Championnat de France vétérans de tir à l’arc qui se déroulera à Planèzes le 13 et 14 aout prochain la présidence des Archers de la Toureze a créé un site d’information !
www.arc-veterans2008.com

Samedi 29 mars

En ce moment, les travaux se bousculent aux portillons de l’Espace Loubet de Sceaury. Notre sympathique trio, Christophe, Didier et Jacques ont de plus en plus de compagnie. Ils ont pu assister de près à la pose par des ‘’collègues’’ de coupe-feux au niveau des plafonds. Après une 1ère opération qui consiste à fixer du ferraillage sur les chevrons, la 2ème voit, sous forme de pulvérisation, un produit venir s’incruster dessus pour prévenir tout incendie. Plus tard, la 3ème opération verra la mise en place du placo, servant de plafond, au niveau des tiges filetées qui dépassent.

Vendredi 28 mars

Mercredi, à la Cave, avait lieu une dernière dégustation printanière concernant Rouges et Rosés en présence d’un bon nombre de jeunes, représentant l’avenir. Des moins jeunes, Joseph Malet, notre ancien Président, se faisait un plaisir d’être présent. Comme d’habitude, autour d’une table garnie de biscottes, carrés de fromage et tranches fines de saucisson, notre œnologue Jean-Michel commentait, un par un, la quinzaine d’échantillons préparée par les cavistes Jean-Pierre et Laurent. Depuis la belle rentrée des vendanges en septembre dernier, on se doutait bien de la qualité des millésimes 2007, mais être là à écouter notre œnologue nous les décrire avec enthousiasme, sous toutes les coutures, nous paie d’un seul coup de tous les efforts fournis sur l’année écoulée.

Jeudi 27 mars

Les derniers sarments à peine tombés, les commissions techniques font le tour du terme pour un premier bilan concernant le respect de toute forme de taille (gobelet, Guyot, cordon de Royat… ). C’est de loin la tournée la moins compliquée avec, juste, vérification des longueurs de baguettes, et du nombre de coursons.
Nos vignerons étant tous des élèves bien appliqués, pas le moindre écart n’est à signaler. Sur les jeunes plantades aux bourgeons bien avancés, le froid de ce week-end de Pâques a noirci quelques bouts de feuilles nous rappelant ainsi que l’hiver n’est pas fini. Ces tournées sont souvent l’occasion de retrouver des ‘’collègues’’ en plein ‘ ‘’bricolage’’ après 5 mois de taille, comme Eric et José par exemple, sur la Roque de l’Abeille, en train de descendre les fils de palissage syrah.
Lundi à 17h30, une réunion regroupera toutes les équipes pour faire le point sur ce passage taille.
P.S : Les rendez vous des jardiniers
SAMEDI 29 MARS, La Tour de France (66720) Roubials
La journée question/réponse pour et entre jardinier.
Venez échanger avec d’autres jardiniers vos techniques, vos visions du jardinage, vos pratiques… Venez partager votre passion du jardin.
Les différents thèmes débattus seront animés par des spécialistes :
10h00 : L’eau, un enjeu pour votre jardin, l’animateur sera Patrice Vigier
11h00 : La protection du sol (BRF), animé par Alain Michaut
13h00 : Sortir la tête de son jardin avec le spectacle d’Yves Mauffrey, marionnettiste : « l’homme et sa poisse » pour adultes et enfants.
13h30 : Donnez de la vie à vos sols (les engrais naturels, compost, Lombricompost…), avec Pierre-Noël Faurisson
14h30 : Les variétés anciennes, animé par l’association Kokopelli.
15h30 : Adapter vos plantes à votre jardin, avec Leïla Smail
Différents stands seront à votre disposition : Plantes, fleurs, engrais naturels, semences, cactus, stand jardinier de France alimentation…

Mercredi 26 mars

Samedi après-midi, avait donc lieu chez Monique, la préparation des bunyetes. Autour d’un café chaud, dans la joie et la bonne humeur, les bénévoles se sont appliqués à confectionner bon nombre de ces gâteries prisées par petits et grands. Le lendemain, pour cause de vent frisquet, les petits faisaient, avec une poule fabrication maison récupératrice d’œufs, la chasse à ces derniers, dans le jardin de Monsieur Loubet, plutôt qu’en plein ‘’ras’’ à la Chapelle.
Le coup d’envoi de ce rassemblement était donné par les cloches du village secouées de main de maître par Léo et Simon sous la haute surveillance de Monique.
Il y avait foule pour participer à cette traque particulière et il est pratiquement certain que tout le gibier lâché a été récupéré par nos gamins.
Un goûter réunissait ensuite, dans la salle de l’ancienne école, tous les présents pour vérifier, entre autres, si les bunyetes étaient aussi bonnes qu’elles en avaient l’air. En guise de réponse, il valait mieux ne pas arriver en retard.

Mardi 25 mars

Les Archers de la Tourèze tenaient récemment une 1ère réunion d’information sur la double journée du 13 et 14 août prochains, qui les verront organiser une compétition des Championnats de France Vétérans de tir à l’arc en campagne. Quelques 150 archers sont attendus, 144 exactement, répartis en 36 pelotons de 4.
Deux parcours de 24 cibles sont prévus : un 1er similaire à celui de l’an passé (Chapelle, Jardin de Loubet, bords de rivière, alentours du village…), le second verra les intéressés découvrir le tour du Pla. Dans un premier temps, une commission technique va venir en mai pour inspecter les parcours afin de donner son feu vert. Une deuxième réunion s’ensuivra pour peaufiner le travail et les tâches à répartir aux nombreux bénévoles.

Lundi 24 mars

Cela a été dit, répété : le département vit, en terme de sécheresse, des moments difficiles. Pas de pluie en traversant une longue période de marinade, alors, maintenant, avec la tramontane, c’est à désespérer. Il y a bien longtemps que l’Agly, notre chère rivière, n’avait pas fait aussi peine. Mais, plus que tout, pour mesurer l’état des nappes phréatiques, les puits sont les meilleurs témoins. Et trouver, mi-mars, des puits secs, débordants d’eau généreuse il y a à peine 18 mois, donne une idée plus précise du désastre. L’automne et l’hiver, faiseurs de pluies bienfaitrices, sont derrière nous sans en avoir amené une seule. Le printemps sera-t-il capable de nous apporter ces 400 mm qui nous font tant défaut ?

Dimanche 23 mars

Sur la place de l’Eglise, il y a peu, sur le coup des 13h30, il fallait se pincer pour se demander si le Rosé Trémoine bu la veille, faisait encore de l’effet, car un gros lapin noir, moitié lièvre et les yeux rouges, ‘’mastéguait’’ tranquillement quatre petites feuilles de la bordure fleurie de John et Joanna. La surprise passée, ce coquin ne voulant pas se laisser attraper, une petite course-poursuite s’ensuivait, et rabattu à nouveau sur la même place, il sera capturé en douceur. Il s’est avéré se prénommer Toupie, habitant Rue de la Rivière et être un fugueur multirécidiviste. Son propriétaire, la sympathique famille Andersen, ne s’est plus à quel saint se vouer pour l’empêcher de s’évader.

Samedi 22 mars

Pas plus tard que mercredi dernier, a eu lieu, dans l’ancienne Cave Loubet de Sceaury, ouverte aux quatre vents, la mise en place de la poutre centrale par l’entreprise ‘’Serrurerie du Vallespir’’, de Céret. Les familles des maisons attenantes se sont fait quelques soucis pendant l’opération. Vu l’ancrage de la poutre (40 cm) dans les murs mitoyens qui en font 50, il fallait la jouer fine de la part des poseurs. La poutre se composait de deux parties, reliées sur son milieu par un paquet de boulons, taille XXXXL et même plus…
Une fois le premier morceau placé côté rivière, tenu à bouts de bras par l’engin de l’Entreprise Navarro, sur place, elle, depuis des mois, le 2ème était glissé côté Eglise grâce à la grue. La jonction faite, il ne restait plus qu’à ‘’boulonasser’’ en laissant de côté le vertige et donner ensuite un bon coup de rayon laser en partant du sol pour, avant de la sceller, mettre au mm près la poutre d’acier de 1500 kg sur son axe. Du bon travail bien fait par des gens compétents et une poutre qui n’est pas prête à se faire, ni ‘’arrousséguer’’ par la tramontane, ni grignoter par les termites.

Vendredi 21 mars

Il est de retour ‘’l’ami Joseph’’ pour venir contrôler, avec le sourire, tous les compteurs EDF des Planézols.
Accueilli la dernière fois par Margarete qui lui avait facilité le travail, c’est cette fois Hervé qui lui a ouvert maintes portes closes (clocher, biblio, château d’eau, gîtes…).
Il est loin le temps où les agents EDF prenaient rendez-vous longtemps à l’avance pour contrôler un maximum de compteurs. Maintenant, il suffit de brancher une sorte de ventouse aux compteurs extérieurs de plus en plus nombreux, pour tout savoir de la consommation des propriétaires. Et encore, ce n’est rien ! D’ici peu, ils ne se déplaceront plus. Tout se fera par ‘’câble’’ mais là, on n’a pas tout compris (pour mieux expliquer).
PS : Ce soir, les villageois sont cordialement invités à la réunion d’information et de préparation du Championnat de France de tir à l’arc organisé à Planèzes les 13 et 14 août 2008.
REUNION A 18 HEURES A LA MAIRIE.
VENEZ NOMBREUX !

Jeudi 20 mars

C’est avec beaucoup de plaisir que nous laissons au petit Arthur la joie d’annoncer sur le site la venue au monde de sa petite sœur Zoé. Elle est née le 12 février à 2h13 à St Pierre d’Allevard (38330). Elle pèse 4kg315 et mesure 54 cm. On ne doute pas du bonheur qu’elle doit procurer à son papa et sa maman, Fabien et Caroline et nous sommes vraiment heureux pour eux. Mais comme le temps passe vite ! En pensant à Fabien, on le revoit, comme si c’était hier, entrer chez la grand-mère de Patrice et Cyril (Marie-Thérèse) intrigué qu’il était de les voir sans arrêt sortir avec des glaces plein les mains, les deux frangins lui ayant fait croire que cette bonne dame du village les offrait à tire-larigot à tous les enfants. Il était ressorti aussi vite qu’il était entré, version ‘’4 malabars et 60 fraises’’, sous les rires des deux plaisantins.
Encore aujourd’hui, ceux-ci en parlent avec beaucoup d’affection.

Mardi 18 mars

Les cerisiers (Summit, Napoléon, Van…) sont en pleines fleurs et les abeilles se régalent de ‘’roundinéger’’ et de butiner. Mais l’hiver qui passe, ressemble trop à celui de l’an dernier pour ne pas être inquiétant. Un hiver doux et sec est synonyme souvent de cerisiers n’ayant eu le temps, ni d’hiberner ni de se reposer, ce qui va se traduire immanquablement par une petite récolte. Il faudra s’en contenter.
P.S : Le Comité des Fêtes communique. Les enfants de Planèzes sont invités à faire les bunyetes chez Monique le samedi 22 mars, à 9h, pour ceux qui veulent aider à la fabrication de la pâte, et à 15h pour ceux qui veulent l’étirer.
Rendez vous le dimanche 23 mars à 16h, à la Chapelle, pour ramasser les œufs de Pâques et déguster les bunyetes.

Lundi 17 mars

Pour la deuxième fois en 8 jours, la Mairie ouvrait sa porte, hier, dès 8h, pour permettre aux électeurs Planézols de voter pour les Cantonales. Une bonne odeur de café chaud et de gâteau au chocolat préparé par Monique, se promenait de bon matin autour de l’urne donnant raison à ceux qui avaient pris la permanence à ce moment là. Les Municipales réglées dès dimanche dernier, deux candidats sur quatre ‘’éliminés’’ au 1er tour des Cantonales, restaient en course pour la Présidence du Canton Messieurs Ilary Guy et Manchon Raymond. Des 86 inscrits sur les feuilles électorales, 70 ont voté : 38 donnant leurs voix au premier et 30 au second.
Sur le canton, Monsieur Ilary en devient le Président.
Les urnes sont dorénavant rangées jusqu’à nouvel ordre.

Samedi 15 mars

Après les élections municipales, le règlement prévoit, dans les jours qui suivent, la formation du bureau, avec l’élection du Maire et de ses adjoints.
Cela a été fait hier.
L’urne a été ressortie et à chaque fois, avec 8 voix pour et un bulletin blanc (les intéressés votant blanc), Sidney a été réélu Maire, Christian 1er adjoint et Monique 2ème adjoint.
Les commissions ont été désignées (Relais Força Réal, les impôts, délégués aux écoles…) ; il ne restait plus ensuite que former le bureau pour le 2ème tour des Cantonales.

Vendredi 14 mars

Occupé à se promener sur le toit de Monsieur et Madame Arnold afin d’y réparer le faîte et quelques tuiles, Daniel profitait bien de la vue imprenable sur le toit voisin de l’Eglise. Il n’a pas fallu longtemps à ses yeux de lynx pour y détecter, de ci de là, quelques tuiles ‘’asboudraguées’’ par le temps et occasionnant sûrement des petites gouttières dans notre chère église. En souvenir de l’abbé Duval (toujours en forme à Cassagnes) nous donnant ‘’fa temps’’ le catéchisme, et avec l’accord de notre Maire Sidney, il a réparé ça en 3 temps 3 mouvements et bénévolement. Merci Daniel !!!

Mercredi 12 mars

Le samedi 1er mars, sur le circuit de Lédenon (Nîmes), Jean-Mi, sur sa TZ, s’est régalé d’y ‘’roundinéger’’. Sauf que cette fois, il a fait une grosse modification à son moteur puisqu’il a tout simplement opéré un échange standard. Adieu le moteur 250 TZ, idéal pour faire de la compétition mais tellement pointilleux et difficile à régler, et bonjour le moteur 3,5 RDLC, trouvé en cherchant dans les annonces et acheté à un ancien pilote pro qui courait dans le temps pour une grosse écurie. Cette fois, la TZ a porté haut les couleurs Planézoles puisqu’elle est arrivée, à chaque fois, au bout de ses six courses de 20 mn, donnant raison à Jean-Mi pour le choix de ce 3,5 qui est peut être un peu moins compétitif que son prédécesseur mais sûrement plus fiable.
Rappelons qu’il n’y a pas de classement pour ces courses de motos anciennes et que compte juste le plaisir de rouler.

Mardi 11 mars

Les élections cantonales et municipales sont derrière nous. Le 16 prochain, il faudra juste retourner aux urnes pour les premières, une large majorité des Planézols (90%) ayant accordé leur confiance à la nouvelle équipe 2008 qui voit Sandrine et Eric remplacer Georges et Jo. Loin des tracas et tensions de certaines communes, l’ambiance était sereine et détendue dans notre bureau de vote. Quelques bulletins, bien sûr, n’ont pas été ‘’liste entière’’ mais c’est la démocratie et chacun a le droit de manifester son désaccord, quel qu’il soit, à travers ce vote. Ces élections sont souvent l’occasion de revoir les jeunes du village, exilés souvent pour cause de travail ou d’études, et c’est avec grand plaisir que nous avons revu Anna, Fanny, Nathalie et son beau sourire, Philippe, Séverine…
Une fois les urnes vides et rangées dans un coin pour quelques temps, les paperasses remplies, les résultats communiqués à qui de droit, un apéritif était proposé à la population Planézole.

Lundi 10 mars

A Narbonne, avant-hier, la petite Maison des Potes, bien cachée au cœur de petites ruelles, non loin de l’Hôtel de Ville, accueillait le groupe Ostinata pour la 2ème fois en 2 ans.
Les filles ont dû composer cette fois avec l’absence d’un de ses membres, Sabine, ce qui est toujours très délicat car chacune apporte sa petite touche personnelle et indispensable dans chaque chant. Mais, comme toujours, elles s’en sont bien sorties et le public ne s’y est pas trompé en les applaudissant très fort.
Elles vous donnent RDV pour le prochain concert à Cosprons (Port-Vendres) le samedi 29 mars à 17 heures.

Dimanche 9 mars

Quand on demande simultanément à Alex, Jean-Mi et Patrick un service, on sait d’avance qu’on frappe à la bonne porte. René Cazenove, Touril de naissance et que nous connaissons bien, ne se faisait d’ailleurs aucun souci en faisant appel à eux. Sa raison ? Retaper un vieux vélocipède, ancêtre du vélo, fabriqué en 1870, sûrement par le charron de Latour, et sur lequel son arrière-grand-oncle, Adam Deliancourt, y a usé ses fesses en traversant le canton en long en large et en travers en tant que facteur. Retrouvé abandonné dans une cour, aux quatre vents, à la pluie et dans un triste état, il attendait patiemment là que l’on s’occupe de lui.
Et qui trouver mieux que Patrick, ami d’enfance de René, pour le restaurer ? Une fois dans son atelier, ses mains expertes répareront toute la partie bois (roues, guidon, frein, pédales, selle, jantes et rayons), en fait, pratiquement tout sauf le cadre.
Ce cadre de fer, bien courbaturé avec l’âge et à qui notre bon ferronnier Alex aura tôt fait de rendre toute sa splendeur.
Jean-Mi s’occupera, lui, de trouver toute la documentation nécessaire pour cette remise à neuf mais il aurait sûrement préféré un vélocipède avec plein de soupapes et de bielles.
Pour parachever en beauté cette réparation collective, notre employé communal Hervé, dénichera la corde idéale qui, ajustée et collée dans la rainure du cercle de la roue de devant, évitera à cette dernière de patiner dans les montées, s’il venait à René l’idée de marcher sur les traces de son aïeul ou de rendre visite aux amis Planézols.
Pour la petite histoire, René en sera quitte pour offrir, avec beaucoup de plaisir, une belle grillade à tous ces sympathiques bénévoles dans le jardin d’Alex et Conchi.

Samedi 8 mars

La tramontane, qui roupillait depuis de longs mois, s’est levée sans crier gare ces derniers jours et, macarelle, il vaut mieux dans ces cas là, chercher les abris de vigne ou faire, comme Jean-Mi, Patrick et Alex : travailler à l’intérieur.
Il n’y a guère que nos quatre petits Dalton d’écoliers pour se moquer d’elle, protégés maintenant par les vitres toutes neuves placées récemment par Alex et son neveu. Toujours, nous avons eu droit, jeudi, à une coupure de courant qui a duré une bonne petite heure. Les agents EDF qui ont l’habitude du pays et des crises de folie de ce cher vent du Nord, ont tôt fait de trouver la panne. Plus que consciencieux, Hervé est allé faire un petit tour du côté du Château d’eau pour vérifier si les pompes s’étaient remises en marche toutes seules (c’était le cas) ou s’il fallait les réenclencher. La tramontane rendant plus que difficile l’accès au château d’eau côté gîtes et lavoir, il a semblé plus judicieux de redescendre par l’ancien petit chemin qui, dans le temps, était emprunté par notre cher ‘’catcheur’’ se rendant quotidiennement à son poulailler devenu depuis le gîte Carignan.
P.S : Ce soir, à 20h, à la Maison des Potes de Narbonne (près de l’Hôtel de Ville), notre sympathique groupe Ostinata s’y produit pour la 2ème fois. Puisse ce concert nous amener, comme la première fois, une dizaine de cm de neige au village.

Vendredi 7 mars

Avant-hier, se tenait à la Mairie une réunion du Conseil Municipal, à une heure inhabituelle et avancée, 17 heures au lieu de 18 car, entre l’approbation des comptes administratifs et de gestion 2007, les questions diverses et la préparation des bureaux pour les élections cantonales et municipales, il y avait ‘’du pain sur la planche’’. C’était aussi pour Georges et Jo, leur dernière réunion en tant que conseillers. Elus en 1977, en même temps que Josette et Henri, ils représentaient la relève montante. Encadrés par les anciens, Jojo (Aguilar), René (Huillet), Joseph (Malet), Léon (Malet) et Pierre (Torga), il faisait vraiment bon vivre au Conseil Municipal. Trente et un ans plus tard (pour cause de Présidentielles l’an passé, le mandat de Maire s’est rallongé d’un an, rallongeant d’autant le plaisir de côtoyer nos deux sortants), ils passent la main à la jeunesse Planézole incarnée par Sandrine et Eric. Des souvenirs sont remontés, bien évidemment à la surface, tels ces élections estivales dans une Mairie qui servait à l’époque de plafond au préau de l’école communale et où il faisait si chaud que, sans les nommer (mais c’était il y a longtemps sous Léon Blum), les deux conseillers responsables de l’urne, fermèrent, sans sourciller et sans le moindre doute, la Mairie une bonne ½ heure, pour cause de survie et de baignade réparatrice au Gourd’En Coq en pleine après-midi. Une autre fois, il fallut se résigner à faire sauter un des deux cadenas de l’urne car sa clé, au moment du dépouillement, était bien à l’abri dans le sac de sport d’un conseiller qui disputait une partie de foot, dans la plaine, au même moment….
L’ordre du jour épuisé, un apéritif était servi pour trois bonnes raisons :
D’abord, parce que c’est la coutume,
ensuite, ce 5 mars coïncidait avec les 60 ans de Georges à qui nous souhaitons un joyeux anniversaire,
et pour finir, les remercier, lui et Jo, pour leur investissement au sein du village pendant tout ce temps.
P.S : Les conseillers passent, les listes changent mais il fait toujours aussi bon vivre dans ce Conseil Municipal.

Jeudi 6 mars

Ce n’est pas la première fois que l’on parle de notre bon ferronnier Alex sur le site. Mais il faut reconnaître qu’il rend de grands services. Lorsqu’il s’agit de placer, sur une fenêtre à risque, une grille de protection, il vient, il mesure, vous ne vous occupez de rien et le moment venu, il vous met le tout en place tel le professionnel qu’il est, en faisant attention au moindre détail (niveau, rebouchage des trous, nettoyage à l’éponge etc). Le plus intéressant, c’est qu’une semaine après, vous ne savez toujours pas le coût de l’opération et il vous faudra batailler pour avoir la facture. Des ferronniers comme lui, il n’y en a qu’un et on la chance qu’il soit Planézol.

Mercredi 5 mars

Quand on arrive au village en venant du côté de Latour, on ne peut s’empêcher d’avoir le regard attiré par la maison de Christian située rue de l’Aire, car le coin est tout simplement superbe. Superbe, oui, mais arrosé à la sueur de son front et à l’huile de ses coudes, car Christian n’a jamais été avare ni d’efforts ni d’heures de travail. C’est le résultat d’une bonne vingtaine d’années à retourner la terre, enlever les cailloux, amener du terreau, monter des murs pour aplanir des feiches, casser la roche au marteau burin et on en passe et des meilleures. Son jardin est aussi magnifique que sa maison et les légumes côtoient les fruitiers sans le moindre problème. Il est en train de placer le goutte à goutte pour, bien sûr, économiser l’eau par les temps qui courent. On peut dire que le moindre cm² de terrain reçoit toute son attention. C’est en quelque sorte son petit paradis et, si ce n’est ses obligations de premier adjoint, il y passe le plus clair de son temps.

Lundi 3 mars

C’est la bonne lune pour ceux qui prennent plaisir à semer les patates afin d’avoir tout au long de l’année, leur petite récolte stockée en cagettes et à portée de main. Si, en plus, un bon ami en vacances au village vous donne un coup de main, ce plaisir n’en est que plus grand, même si les chères tubercules sont placées de travers ou la tête en bas, elles se débrouilleront toutes seules pour trouver la sortie. Les sillons terminés, il ne reste plus ensuite qu’à prendre un petit apéro pour fêter l’événement tout en souhaitant une bonne pluie.

Dimanche 2 mars

Le manque d’eau, flagrant depuis l’hiver dernier, pose pas mal de problèmes aux plantations 2007. Cette sécheresse se traduit notamment par la mort d’un bon pourcentage de greffés soudés qui n’ont pas réussi à franchir le cap de l’été. C’est le cas de la petite plantation de grenaches noirs installée sur le Pla. Son propriétaire vient de remplacer les manquants, en arrosant abondamment les nouveaux greffés soudés. Quand on pense que le sol en déficit de 400 mm d’eau, on se pose la question de savoir quand et comment on pourra les récupérer.

Samedi 1er mars

Après avoir il y a peu, avec l’aide de Christian, supprimé les deux mimosas de Juliette qui présentaient un possible danger pour les automobilistes, Hervé, brouette et truelle à la main, depuis quelques jours, consolide les petits piliers de l’entrée extérieure de Juliette qui en ont bien besoin. En effet, lors de l’abattage des mimosas, un de ces piliers tremblait déjà comme une feuille, bâti seulement avec de la chaux, et sa base était bien effritée. Heureusement que les mimosas tronçonnés avec précaution et du bon côté n’y sont pas tombés dessus ; ils se seraient ‘’asboudragués’’ comme un château de cartes. En tout cas, Juliette peut être contente et remercier Hervé car ses deux piliers, maintenant, sont repartis pour durer 100 ans.

Mercredi 30 avril

En ce beau samedi matin d’octobre 1961, c’est jour de fête chez la famille Fons. En effet, Henriette et Léon marient leur fille Marie-José à Laurent, un sympathique jeune homme de Latour de France.
Jour de fête mais jour d’école pour tous les enfants Planézols excepté pour la petite fille au premier plan sur la photo, du bon côté de la grille, qui fait déjà l’école buissonnière et qui, d’ici peu, fera plus de dégâts qu’un vol d’étourneaux dans les cerisiers d’Alexandrine.
Petite fille qui, depuis longtemps, a quitté le nid familial pour voler de ses propres ailes, depuis tellement longtemps d’ailleurs qu’elle fête aujourd’hui ses … – – – – ante ans, même si elle n’oublie jamais de revenir au village, vérifier que son nid est bien toujours sur la même branche.
En ce jour d’anniversaire, Simone, bien belle journée à toi, au milieu de tous les tiens et en prime, un gros poutou.

Mardi 29 avril

Dimanche, à Ballestavy, petit village pas plus gros que le nôtre mais aussi beau, rempli d’enfants et de gens sympathiques, et situé presque au bout du monde, notre groupe Ostinata, allez savoir comment, se retrouvait sur la placette à l’occasion de la fête de la Sant Jordi pour un concert en deux parties, une avant midi et l’autre après.
On peut dire sans se tromper que ça changeait des traditionnels concerts donnés en salle où pas une mouche ne vole.
Là, les enfants jouaient à chat perché au bout milieu de la placette, des dames vendaient fleurs, plants de tomates, framboisiers et livres, d’autres jouaient aux cartes mais les applaudissements n’ont pas manqué à chaque fin de morceau.
Le groupe a même été contacté par deux comités des fêtes de villages voisins mais les dates restent à définir.
On souligne la gentillesse de Monsieur le Maire et de la 1ère dame du village ainsi que l’accueil de tous les habitants.
Un endroit où l’on reviendra avec grand plaisir…

Dimanche 27 avril

Lorsque l’on se promène du côté du col de Maury, il vaut mieux être très prudent et faire attention où l’on pose les pieds car dernièrement, Robert, en y chassant, a découvert un trou énorme datant sûrement du temps de l’exploitation de la Mine de fer (1913-1931). Un trou bien camouflé derrière de gros buissons, bien carré, d’environ 2 mètres de côté, comme coupé au couteau et profond au coup d’œil d’une bonne quinzaine de mètres.
Les ouvriers de l’époque ont-ils oublié de le reboucher une fois le filon épuisé ou peut-être au bout de deux décennies d’exploitation l’ont-ils oublié carrément ? Toujours, il peut représenter un danger certain dans une situation donnée, même si au bout de pratiquement 100 ans, pas le moindre ratignol ou le moindre lapin ne s’est amusé à y faire un plongeon. La lampe de Willy n’éclairant tout au fond que terre et cailloux.

Vendredi 25 avril

Il y a une quinzaine de jours, nous recevions sur le site un message fort sympathique en provenance de la Pointe de la Hague (St Germain-Des-Vaux) près de Cherbourg, en Normandie. Message de monsieur Michel Etienne venant régulièrement en vacances depuis plus de 20 ans dans notre région (Thuir), connaissant bien le Cellier Trémoine et souhaitant, si possible, à sa prochaine escale dans les P.O. découvrir notre village et rencontrer Jean-Mi, notre mécanicien moto car, passionné comme lui de deux roues.
Pour Jean-Mi, parti en vacances avec Marie-Alice et les gamins, ce n’est que partie remise aux prochains congés mais nous avons pu découvrir autour d’un bon petit rosé frais une personne attachante, parlant avec passion de sa Normandie, connaissant les Fenouillèdes presque comme sa poche, et n’hésitant pas, au moment de poser sur le pas de la porte pour une photo souvenir, à dire bonjour et discuter tranquillement avec John et Joanna, en vacances au village pour quelques jours et qui, le hasard faisant bien les choses, connaissait la belle région d’Etienne pour l’avoir visitée.
Merci beaucoup Etienne pour la petite visite. Bon retour dans cette Normandie qui vous tient tant à cœur et à la revoyure courant juillet.

Jeudi 24 avril

On commence à apercevoir de plus en plus de pompes à dos dans le secteur. Willy, qui a déjà traité contre l’oïdium sa parcelle de muscat petits grains située du côté du Pla, y est revenu pour y re-suivre maintenant la naissance d’herbes qui ne manquent jamais de refaire leur apparition un petit mois après le désherbage hivernal. Alors, avec un mélange savamment dosé, il pulvérise patiemment chaque matte d’herbe en lui faisant passer l’envie de revenir.

Mercredi 23 avril

Pour sa fête, que peut-il souhaiter de mieux, Georges que de se retrouver tranquillement à ‘’desbroutigner’’ une vigne de muscat en compagnie de sa fille Magalie et de son fils Yannick ?
Même si les souches sont un peu basses, la tramontane est légère, le ciel est bleu, le Canigou au loin est un peu blanc, et ma foi, beaucoup n’ont pas cette chance de pouvoir profiter de tels instants. On se prend à l’envier de le voir si bien entouré, même si, sécateur en main, le travail n’est pas de tout repos.

Mardi 22 avril

Les premières pompes sont de sortie. Les premiers traitements anti-oïdium débutent et dans quatre jours, macarelle, on va se retrouver à prendre des échantillons pour les vendanges sans avoir vu passer l’été, trop occupés que nous serons à batailler l’eudémis et ses collègues. Sous le Roc, qui domine une grande partie du territoire, Eric commence, piano piano, le 1er tour à la pompe à dos avant de passer d’ici peu à la vitesse supérieure sous forme de pulvérisations au tracteur-canon. En attendant, ce 1er tour est peut-être le tour le plus sympathique car les bourgeons sont petits ; on se régale à les passer en revue un par un avec la lance, sans bruit et sans que rien ne presse.

Lundi 21 avril

Si vous aimez bien le rustique, les meubles anciens, si vous avez des doutes au sujet d’une teinte à donner à une vieille armoire ou commode, si vous hésitez entre plusieurs vernis à passer sur votre plancher (satiné, incolore, mat…), si vous avez des projets de sas, si certains de vos meubles ont besoin de faire peau neuve ou d’être débarrassés de petites bestioles chatouilleuses, si une de vos portes couine, penche du mauvais côté, ou a besoin d’être ratiboisée par le bas, si votre escalier ‘’trémole’’ comme une feuille, si vous voulez redonner vie à un vieux fauteuil qui n’en a plus et patin et couffin, n’allez pas chercher midi à 14 heures, mais allez voir Patrick, notre ébéniste qui se fera un plaisir de vous conseiller.

Dimanche 20 avril

La taille et le désherbage à peine terminés, le temps de cligner des yeux, les syrahs, les carignans, grenaches, macabeos, et tutti quanti, déroulent à tire-larigot, leurs bourgeons qui, pour certains cépages, dépassent déjà les 10 feuilles, sans parler des plantades qui étalent fièrement leur jeunesse.
Il est conseillé de faire un anti-oïdium au stade 5-6 feuilles. Ne doutons pas que d’ici peu, les pompes à dos de nos chers viticulteurs vont… pomper, que ce soit les solos, ou celles à soufrer. Des fois, on se dit que le top, c’est le cœur de l’hiver, la taille, la grosse veste, les gants, la tranquillité.

Samedi 19 avril

Brouette remplie de toutes sortes de cactus, Margarete traversait tranquillement, l’autre jour, le village sous les yeux éberlués de deux touristes de passage. Evidemment, ces derniers, curieux, ont posé maintes questions à notre employée communale, qui, après avoir énuméré avec le sourire, les nombreuses variétés empilées dans la dite brouette, est repartie en disant qu’elle allait les promener.

Vendredi 18 avril

A la pointe des Conties, où il y a peu encore se vendangeaient du carignan et du macabeo, Yannick laboure ses amandiers et ses abricotiers au milieu d’une poussière qui est là pour rappeler, si besoin était, combien la sécheresse est installée.
Des amandiers sur la feiche du dessus, des abricotiers sur celle d’en dessous, qui promettent beaucoup et qui sont venus remplacer une vigne vieillissante.
Souhaitons-leur juste dans leurs premières années de fructification et de formation de taille, de ne pas trop croiser de groin à sanglier.

Jeudi 17 avril

Au milieu des motos, dans le garage de Jean-Mi, ce dernier occupé à réparer l’une d’entre elles, on pouvait apercevoir Joseph, les yeux grands ouverts et très attentif aux moindres faits et gestes de notre mécanicien moto. On sait que Jean-Mi, de temps à autre, se fait seconder par un apprenti et peut-être que Joseph pense sérieusement à être le prochain embauché…

Mercredi 16 avril

Hier matin, une petite inquiétude s’est installée sur le village lorsque la pelleteuse des maçons, occupée à faire des tranchées de l’assainissement et du tout à l’égout de notre future salle, a malencontreusement coupé net un tuyau du réseau.
Hervé s’est dépêché de fermer les vannes du projet et a fait la navette plus d’une fois entre ce dernier, la pompe à incendie et la station d’épuration car l’eau coulait toujours (la vanne de la pompe à incendie fermant mal).
Margarete est allée chercher de l’eau potable à Rasiguères dans des cubitainers de 60 litres mis à la disposition des villageois devant la Mairie pour, au moins, passer le repas de midi. Pendant ce temps, un des maçons descendait sur la ville chercher les raccords nécessaires. Plus de peur que de mal. A midi, la réparation terminée, l’eau recoulait par les robinets et tout le monde était content.

Lundi 14 avril

En bordure de l’Agly, dans l’ancien jardin de Pierre, quelques boucs, chevrettes et lapins vivent en toute tranquillité. Depuis peu, Hector, un sympathique cochon, le premier sur le territoire depuis ceux de Madame Jeanne Jean, dans les années soixante, leur tient compagnie. Benjamin et Gilles ont dû lui faire un joli local sur mesure car le bougre, avec son groin, se régalait de bousculer le mur. Pourtant, il suffit de lui gratter le ventre pour qu’il se mette sur le dos, les quatre pattes en l’air comme un chaton !
Ce qu’on ne sait pas, par contre, c’est si ses nombreux ‘’collègues’’ qui vivent de l’autre côté du grillage, en toute liberté, et tout de robe noire vêtus, viennent lui faire la causette la nuit venue.
Joseph, toujours, a l’air de bien apprécier tous ces animaux qui lui font un peu d’animation lorsqu’il sera à son jardin.

Dimanche 13 avril

Quand un motoculteur pétarade en faisant du mieux possible pour enlever l’herbe du côté de l’embranchement qui mène aux Pachères et Gourd’En Coq, faut pas chercher midi à 14 heures, c’est, à tous les coups, à cette époque ci, l’aîné et le benjamin des frères Jimenez qui refont la toilette de printemps du jardin que leur a légué leur papa Antoine.
Pendant que Joseph, à coups d’arrosoir, fait la navette du bassin au carré de fèves semé après les vendanges, Pierre prépare le terrain où, d’ici peu, fleuriront aubergines, tomates, courgettes et poivrons.
Vu la poussière que soulève le motoculteur, le pauvre Pierre, quand il est dans le sens du vent, doit sentir ses sinus se boucher jusqu’en haut du crâne.
S’il existe quelque chose d’éternel un peu plus haut, après avoir vécu dans notre beau village, et si en plus, de si haut, il est possible de jeter (souvent) un coup d’œil sur notre coin de terre bénie, alors, ne doutons pas qu’Antoine, tout en jouant ‘’al truc’’ avec ses copains Alfred, François et Pierre, est fier de ses fistons.

Samedi 12 avril

Si la pose de la grosse poutre centrale du futur Espace Loubet de Sceaury n’a pas été une mince affaire, la pose de tout le reste a été bien plus compliqué.
Heureusement que l’affaire se présentait un peu comme un jeu de construction avec des morceaux plus ou moins gros. Il a fallu faire quelques petites modifications, changer les trous de la façade de Jean de place pour que tout tombe impec, mais malgré cela, c’est à se demander si Jean, la nuit venue, ne s’amusait pas à reboucher les trous et à les déplacer juste pour taquiner les maçons. L’un dans l’autre, ça a pris un peu plus de temps que prévu mais maintenant la charpente est bien en place et il serait étonnant que les Planézols d’aujourd’hui, jeunes ou moins jeunes, assistent un jour à sa démolition.

Jeudi 10 avril

Née en 1910, notre sympathique doyenne Jeanne fête aujourd’hui ses 98 ans.
Ses petits yeux brillants, toujours aussi pétillants, ont été les témoins de pratiquement toute l’évolution et tous les changements de notre village au cours du siècle dernier.
Par temps frisquet, bien au chaud assise derrière sa fenêtre, occupée souvent à faire du crochet, bien loin des ordinateurs et téléphones portables, il ne serait pas étonnant qu’elle prenne plaisir à se remémorer le bruit du passage des chevaux et charrettes dans sa ruelle, la voix des hommes revenant du travail et tout ce qui faisait le bonheur simple des villageois de cette époque.
Elle traverse sereinement les décennies avec ce sourire, cette sagesse qui sied aux personnes d’une trempe révolue, sans jamais se plaindre, et entourée de l’affection de tous les siens.
Les beaux jours reviendront vite et, grand sera le plaisir de la voir mieux profiter du soleil dans sa ruelle de toujours, en compagnie de sa fille Dédé, de sa famille et de ses amis.
BON, GRAND ET JOYEUX ANNIVERSAIRE JEANNE en souhaitant très fort d’ici deux ans vous remercier autour d’un énorme gâteau d’être notre première centenaire.

Mercredi 9 avril

Sous le Sarrat, à la sortie du village, juste de l’autre côté de la grosse rigole qui borde, et le jardin de Monsieur Loubet et celui de Christian, un tracto-pelle, depuis peu, ‘’roundinège’’ en long, en large et en travers. Fin mars, déjà, Robert et ses fistons y supprimaient un joli rectangle de pieds de syrah pour la simple et bonne raison que Bastien et sa future épouse Céline ont décidé d’y bâtir leur maison.
Pour l’instant, ils habitent l’appartement où notre ancien caviste Jeannot passa 35 ans, mais le temps file tellement vite que, même si la crémaillère n’est prévue ni pour demain ni pour la fin de la semaine, ils se retrouveront bientôt avec le Gourd’En Coq comme ‘’devant de porte’’. Leur petit Romain, pour aller voir sa petite cousine Eva, sans oublier la grande Samantha, dont les parents Willy et Sandrine, se lancent dans un même projet, sous la ‘’Fougasse’’, à tout juste 100 mètres à vol d’oiseau de là, n’aura plus qu’à longer les jardins de René et Joseph pour les retrouver.
Souhaitons juste qu’il soit plus sérieux que nous et résiste en passant à la tentation de manger les fraises (sans trop le faire exprès) de nos anciens.
Toujours, il est certain que de bien belles et longues années attendent ces deux jeunes familles.

Mardi 8 avril

Margarete a eu la bonne surprise de trouver un essaim d’abeilles recroquevillé sur une de ses cinq souches de muscat au milieu de son jardin. Abeilles qui pensaient bien profiter de tout le thym, romarin et compagnie se trouvant aux alentours. Contrairement à celui qui s’est camouflé dans la cheminée du Boffy il y a à peine une semaine, on pouvait là, regarder de près les abeilles. Souvent, dans ces cas là, on fait appel à la famille Puig qui, de père en fils depuis au moins Auguste, connaît par cœur ces travailleuses.
Bastien et Robert se sont chargés avec beaucoup de minutie de les faire glisser dans une ruche, ruche que Robert et son papa Fernand sont allés récupérer à la fraîche, vers 19h, une fois l’essaim calmé, rassuré, et bien à l’abri de la tramontane dans sa nouvelle maison.

Lundi 7 avril

Les Archers de la Tourèze communiquent :
‘’Comme tous les ans, c’est le club de Sainte Marie qui débute la saison extérieure pour les jeunes. Comme d’habitude les organisateurs avaient commandé le soleil, juste un peu de vent pour faire parler, de superbes trophées et une organisation sans faille.
Andréa aime beaucoup Sainte Marie : l’année dernière 2ème au championnat 66 jeunes, aujourd’hui c’était sa première compétition en niveau 2 et sans un 3 à la dernière volée elle aurait pu faire les 250 points, mais son score la fait monter sur la deuxième marche du podium empêchant les Saint Marinois de faire le triplé…
Quant au petit John, il progresse tranquillement mais sûrement et affiche une motivation jusqu’à la dernière volée puisqu’il termine par un magnifique 28 et se classe 8ème avec un record personnel.
Bravo à tous les deux. Le papa était un peu ému lors de la remise des récompenses…’’

Dimanche 6 avril

AOC (Appellation d’Origine Contrôlée), notre groupe de musiciens des années 80-90 est en sommeil depuis près de 15 ans. Les voisins se souviennent encore de siestes écourtées le samedi après-midi pour cause de répet, mais avec le temps, ils prendront goût à s’endormir en musique au point qu’une fois les répétitions arrêtées, ils auront beaucoup de mal à retrouver le sommeil.
Si le groupe ne joue plus, chacun de ses membres, tranquillement, dans son coin, nourrit sa passion en répétant ses gammes (batterie, chant, guitare…) et il suffirait de peu de choses sans doute pour retrouver leurs bons airs de rythm’ and blues à l’occasion d’un concert surprise.
P.S : En souvenir de tout ce plaisir qu’ils nous ont procuré, retrouvez dans la rubrique ‘’Loisirs’’ une petite partie de leur histoire.

Vendredi 4 avril

Il y a belle lurette que les greffés-soudés ont renvoyé aux oubliettes les fameux racinés ou plants américains et avec eux, serpettes ou couteaux à greffer, ficelles ou raphias, ‘’broutes’’ et tout le savoir-faire qui allait avec…
Dans un temps pas tellement éloigné, nos anciens, courant avril, se régalaient de re-suivre tous les racinés de leurs parcelles avec leur bataclan pour, sous forme de greffe, donner vie, quelques jours plus tard, à un grenache, macabeo ou carignan selon le bout de sarment choisi.
Les greffés-soudés des années 80 apporteront une telle facilité pour les plantations que, sans un regret, ils seront adoptés par les nouvelles générations. Aussi, il est réconfortant, rajeunissant même, de trouver Robert aujourd’hui, à l’ancienne, greffer et redonner vie à des souches complètement séchées par un manque d’eau évident.
En fermant les yeux, on retrouverait presque ces belles années auréolées d’un parfum qui ne se fabrique plus…

Mercredi 2 avril

Dans la petite chapelle de Cosprons (au-dessus de Port-Vendres) qui affichait complet, Ostinata, dans le cadre des traditionnelles Pasquetes, se produisait en ce samedi 20 mars après-midi.
Une acoustique du tonnerre, un public ravi de découvrir le groupe et, comme toujours, une programmation sans faille des morceaux se succédant à bonne cadence.
A l’issue du concert, un apéritif monstre était offert à tous les présents, villageois, touristes, curieux…
P.S : Le prochain rendez-vous est fixé le 27 avril à Ballestavy.

Samedi 31 mai

Lorsque l’on voit un gros camion faire marche arrière par la rue de la République, tout warning clignotant, on se dit que, par les temps qui courent, c’est une livraison éminente pour le futur Espace Loubet de Sceaury. Cette fois ci, il est question de la charpente. L’entreprise Esteban de Fitou a la responsabilité de la mettre en place, ce qui sera fait d’ici quelques jours par le sympathique trio Audois, Alex, Eric et Pascale.

Vendredi 30 mai

Elle monte doucement mais sûrement la maison de Bastien et Céline. Après la dalle et avant la toiture, il parait essentiel de faire les murs. Malgré les pluies et orages de ces derniers jours, les maçons ne se découragent pas et gardent une bonne cadence. A cette allure, les nouveaux propriétaires sont sûrs d’aménager pour la Noël.

Jeudi 29 mai

Cet été, le 15 août coïncidera avec le 20ème anniversaire du dernier tournoi gagné à Prats de Sournia par les anciens Pallagoustys. Le temps a passé depuis mais, dans un rayon de 30 km autour de chez nous, hormis bien sûr les Planézols de souche, ces vieux joueurs sont toujours là, faciles à retrouver à l’occasion d’un jubilé, d’une fête ou autre…
Seul, Didier le Paziolais, le moustachu dont les jambes étaient tellement velues qu’il pouvait tacler à tout va sans jamais se prendre une seule ‘’pélaille’’, avait disparu complètement de la circulation. Aujourd’hui, il refait surface grâce à la curiosité de son fils, tapant sur Google son nom et son prénom et le bombardant, du même coup, au beau milieu de notre site dans la rubrique ‘’Les Pallagoustys’’.
Il n’a pas perdu une seconde pour nous joindre au téléphone et c’est avec un grand plaisir que le contact s’est renoué. Il habite Sigean, il est plombier sur Narbonne (lieu de notre site) et il se porte à merveille. Il demandait déjà la date de la fête au village car à l’époque, avec Jean-Luc, Saïd et Jean-Louis, ils s’entendaient comme larrons en foire pour rigoler et mettre l’ambiance.
Mais, comme la fête n’existe plus depuis longtemps, il viendra nous rendre visite à la première occasion. En tout cas, merci au site pour nous réserver d’aussi belles surprises !

Mercredi 28 mai

La pluie qui asticotait les quatre coins du terme depuis le début du mois, à coups de 5 mm par ci et 6 par là, a fait fort hier à partir de 3h du matin en s’installant sur le village pour l’arroser d’orages violents ou de pluies fines. Les pluviomètres de Georges et Robert nous donneront bientôt les millimètres supplémentaires tombés susceptibles d’aider les nappes phréatiques mais une chose est sûre : sur le coup de 13h30, on n’est pas passé loin d’une grosse désillusion ; un orage plutôt dru et violent s’est amené sans crier gare et, avec lui, quelques grêlons de la taille d’une noisette qui ont ‘’resquité’’ sur le toit des véhicules avec un bruit de tôle à hérisser les poils…
Heureusement, rien de bien grave à noter, mais la grêle est peut être tombée ailleurs car déjà, ce matin, Benjamin et Gilles en signalaient sur Tautavel et Rivesaltes. Une visite express sur le Pla montrait des ruisseaux et une terre ayant beaucoup de mal à avaler l’eau. Espérons toujours, vu les traitements qui sont éminents, que les tracteurs n’auront aucune difficulté à s’engager dans les vignes.

Lundi 26 mai

En cette fin de mois, on se tâte pour savoir s’il faut soufrer, sulfater, relever les syrahs, ‘’desbroutigner’’, labourer ou rester au lit. Sous le Roc, Eric, lui, a choisi et après avoir attelé la soufreuse au tracteur, il se régale de la faire vrombir. Le soufre propulsé à plus de 6 llaques de chaque côté, laisse rêveurs et bras ballants ceux qui sont outillés simplement d’une petite soufreuse à dos et qui se demandent parfois s’ils ne feraient pas mieux de ‘’plier boutique’’.

Dimanche 25 mai

Mauvaise surprise dernièrement pour Sid qui a trouvé le pare-brise de son scudo fiat, garé sous un balcon, bien amoché par un gros pavé laissé là au pied du véhicule. Après enquête et une bonne analyse de la situation, il s’est avéré que le responsable de ce forfait se cachait tout ‘’catimouche’’ parmi les nombreux et sympathiques chats de gouttière qui vivent au village. En effet, ces derniers ont le vice, lorsqu’un véhicule est garé sous un balcon, de s’en servir comme d’une échelle pour y grimper tel des Roméo, afin de séduire leur Juliette. Toujours, la pierre du coin du balcon, un peu effritée par les siècles, a lâché sous les griffes du coquin et s’est ‘’asboudraguée’’ sur le pare-brise avec les dégâts que l’on sait.
Depuis, les assurances aidant, le pare-brise a été remplacé et tout est rentré dans l’ordre.
Espérons juste pour le minou, que sa belle n’ait pas été aux premières loges pour écouter sa sérénade.

Jeudi 22 mai

Avant-hier à 18 heures, chez nos amis Rasiguérois, se tenait l’Assemblée Générale Ordinaire de la Caisse Locale Groupama regroupant les villages de Cassagnes, Estagel, Latour, Montner, Planèzes, Rasiguères et Tautavel.
René, ancien instituteur fraîchement à la retraite, souhaitait la bienvenue aux sociétaires au nom de Monsieur Roger Chebille, Maire, retenu ailleurs, et passait ensuite la parole à Louis notre Président.
Avec son charisme habituel, il présentait le rapport du CA et les comptes. Après le vote des résolutions, le renouvellement partiel du Bureau, l’élection de nouveaux administrateurs (dont Magalie la compagne d’Eric), s’ensuivait, diapos à l’appui, un thème d’information sur l’indépendance pour un avenir plein d’autonomie.
Avant que la réunion ne se termine par un superbe buffet dînatoire préparé magnifiquement par le Relais Loubet de Sceaury, Jean-Marie Giorgio, potier Rasiguérois bien connu, développait avec beaucoup de passion, un dernier thème : la poterie traditionnelle en Roussillon.

Jeudi 21 mai

Sur la place du village, à l’angle de ‘’l’ancienne estrade’’ pour musiciens, Margarete retournait la terre de la plate-bande pour y incorporer dans un premier temps du terreau afin de l’enrichir et de la rendre plus grassouillette et dans un deuxième temps, pour la filtrer et la débarrasser de tous les ‘’cagadous’’ placés là depuis belle lurette et discrètement par nos chats à la nuit tombée ou … en plein jour.
A la regarder faire, on se dit que même une belle équipe de sangliers ne ferait pas mieux et quand on connaît son énergie et sa minutie, on sait que très bientôt les lauriers roses, les lauriers tin (c’est bien ‘’tin’’) et Cie, vont se régaler de pousser dans une terre refaite de neuf, bien aérée et sentant bon le romarin.

Mardi 20 mai

A cette époque-ci par petite tramontane et en attendant l’accalmie qui permettra de continuer les traitements, les labours et les soins attentifs au relevage des syrah, sont au menu du jour. Alors, de l’Olivette aux Counties en passant par les Fontasses, la Peyrière et le Peyrelis, les tracteurs, qu’ils soient rouge, orange ou bleu, font la navette entre les rangs avec une régularité de métronome. La poussière qu’ils soulèvent montre combien la petite pluie fine tombée il y a quelques jours (35 mm) est oubliée mais ils montrent aussi, en labourant grosso modo un hectare à l’heure que Robert Rabasse, le dernier laboureur et son fidèle compagnon Ami, dernier représentant de ce que fut le quotidien de nos Anciens, font partie d’une époque révolue.

Dimanche 18 mai

Au milieu du triangle compris entre le Roc, la Chapelle et les quais de la Cave, se trouve notre terrain à tout faire : foot, feux de la St Jean, pétanque…
Si, les années passant, cette dernière est petit à petit tombée dans l’oubli, Yvon, Paul et un de leurs amis en vacances au village, Barry, ne se lassent pas d’y aller jouer régulièrement une petite partie au moment de l’apéro. Et tout en dégustant une bonne Empire, ils alignent mène sur mène le plus tranquillement du monde juste pour le plaisir de passer le temps dans ce cadre si magnifique.

Samedi 17 mai

Si vous avez la chance, dans votre jardin, sur votre devant de porte ou ailleurs de pouvoir contempler vos cerisiers tout au long de l’année, mais le moment de la cueillette venue, vous faire grappiller les cerises sans aucune honte par les moineaux, tourterelles, pies, merles et pire que tout, les étourneaux, il existe à ce jour un moyen sûr et radical de les décourager.
Mieux que les CD ou DVD pendus aux branches, qui tournent, brillent et qui finissent par faire rigoler tous ces oiseaux, mieux que le calibre 12 trop bruyant, dangereux pour les branches et de plus, interdit à cette époque de l’année, la petite sardine achetée sur le marché à bas prix, non seulement vous permet de conserver intacts vos fruits mais en plus, les oiseaux désertent carrément les lieux à un point tel que l’on se demande si l’on n’exagère pas un petit peu.
Mode d’emploi : bouteille en plastique 1 à 2 litres, deux trous de quelques cm² sur les côtés, une sardine attrapée par une ficelle à l’intérieur, tout cela pendu à l’arbre et laissez mijoter tant qu’il y a des fruits.

Vendredi 16 mai

Les travaux de la future maison à Céline et Bastien continuent sous ‘’Lou Sarrat’’. Les artisans ne chôment pas. Le timing est respecté et pas plus tard qu’avant-hier, la dalle était coulée. Sous le regard de pépé Fernand assis au soleil sur une petite murette et tenant son chien en laisse, sous celui de Christian couvant en même temps ses légumes des yeux, les bétonnières n’ont pas fait long feu pour ‘’ascampiller’’ tout le béton nécessaire à l’opération. Il est question de poser la charpente courant juin et si tout va bien, nos jeunes Planézols fêteront la venue au monde du petit Jésus tranquillement dans leur nouvelle maison.