Au jour le jour 2009

Jeudi 29 janvier

Samedi 24, sur le coup de 13 heures, la tempête Klaus a traversé notre beau département d’ouest en est à près de 200km/h sans oublier le moindre village, pour aller, en bout de soirée, s’essouffler au large de la Méditerranée. Sa furie dévastatrice a emporté ici ou là, au hasard sur son passage, toitures, cheminées, portails, panneaux, véhicules, hangars, sans oublier des milliers et des milliers d’arbres brisés, déracinés, parmi lesquels les conifères ont payé le plus lourd tribut.
Le monde changeant, peut être faut-il dès aujourd’hui, s’attendre à subir de temps à autre, les foudres de cette nature si généreuse mais que l’homme agace un peu trop souvent.
Toujours, un grand coup de chapeau à l’ensemble des agents EDF des P.O. et des départements voisins, pour avoir, malgré l’étendue du désastre et des conditions climatiques difficiles, réparé les dégâts en un temps record.
Merci, bien sûr, aux pompiers pour toutes leurs interventions et qui sont à louer quotidiennement tellement ils nous rendent service. Merci également à toutes celles et ceux qui ont œuvré après la tempête.
Klaus s’en est allé, rappelant sur son passage, si besoin était, combien Dame Nature reste aussi imprévisible qu’incontrôlable et c’est tant mieux ! Qu’adviendrait-il si demain l’homme se l’accaparait ?
PS : Merci aux deux agents EDF venus expressément d’Aubagne, pays de Pagnol, pour leur dévouement et leur gentillesse et merci à nous tous pour s’être serré les coudes.

Mercredi 28 janvier

Dans un petit village gaulois que nous connaissons bien (le nôtre) où ses habitants prennent parfois plaisir à se chamailler, une vie sans lumière s’est organisée autour d’une solidarité qui a joué à plein. Solidarité dont la palme du mérite (et même si sa grande modestie doit être ici égratignée) est décernée à l’unanimité à Alex qui, dès dimanche matin, a mis ses deux groupes électrogènes et ses multiples rallonges au service des villageois. A raison de deux fois par jour, ‘’les lignes’’ étaient déroulées de façon à alimenter en électricité tous les congélateurs. Au fil de ces quatre jours, quelques groupes supplémentaires rendront le travail de répartition beaucoup plus aisé. Durant cette brève période, les bénévoles se sont donc retrouvés dès 8 heures, dans le haut du village, puis autour de 13 heures, sur le bas, parfois sous les ramades, mais toujours avec complicité pour veiller au grain, les groupes électrogènes, eux, ronronnant ainsi jusqu’à tard le soir, attendant l’arrivée de l’EDF qui installera un groupe de 100KW à la sortie ouest du village, mercredi en milieu de journée, réglant d’un seul coup d’un seul presque tous les problèmes.
Et si, dans un premier temps, l’éclairage public, la Cave Coopérative et la Mairie, furent coupés afin de soulager les lignes, le branchement par l’EDF du vrai réseau au beau milieu de la nuit était synonyme de fin de galère.
PS : A qui profite le ‘’crime’’ ?
Incontestablement aux enfants qui ont loupé ainsi 2 jours d’école et qui, par économie d’eau, ont évité la douche une petite semaine.

Lundi 26 janvier

Avant-hier samedi, une macarelle de tramontane de derrière les fagots, classée hors-norme, a traversé le département du haut vers le bas, à vitesse grand V. Et tout le monde, tout en ‘’accatant’’ bien les oreilles, a ‘’coubré’’. Le temps que le QG de Narbonne annonce que là-bas les tuiles foutaient le camp des toitures, que les nôtres ici faisaient de même. Niveau dégâts : sans vouloir fâcher les plus touchés du village et qui liront ces lignes, on peut dire que l’on s’en sort plutôt bien. Magalie et Eric ont vu une partie de leur toit décrocher sous les rafales et, malgré la facture qui ne manquera pas de venir, la rapidité des maçons à réagir fera que bientôt ce ne sera plus pour eux qu’un mauvais souvenir. Le toit du gîte Mika a suivi le même chemin que celui de la famille Roger et Jacques Sanchez (ancien maçon de l’entreprise Navarro que nous recommandons à tout le monde en cas de pépin) va s’atteler à le réparer bientôt. Après, bien sûr, des tuiles et encore des tuiles ‘’asboudraguées’’ dans les ruelles, une fenêtre du lavoir carrément arrachée, un rideau des quais de la Cave littéralement découpé en rondelles, de même qu’un volet électrique de la famille Walden et deux au jeune foyer de Franck, avec, en prime, un portail télécommandé qui ne tient plus qu’avec des ficelles. Des arbres, par dizaines, se sont couchés définitivement arrachés d’un sol rendu trop tendre par les dernières précipitations, comme le vieux cerisier de Sissi et René sur le Garouilla où les enfants, plus nombreux que des moineaux, leur ont chipé des cerises pendant près d’un demi-siècle. Mais, plus que le manque d’électricité, de téléphone, et sûrement bientôt d’eau potable, ce qui fait le plus de peine est la vision d’un des deux immenses pins du jardin de Monsieur Loubet étêté comme un simple sarment de vigne et déchiré à de multiples endroits sans espoir de cicatrisation. Bien sûr, comme dans les villages voisins, la vie suivra son cours, la lumière reviendra, les habitants retrousseront leurs manches et nettoieront, mais aujourd’hui, la tristesse domine.

Samedi 24 janvier

Peu de monde se bousculant aux portillons de Monsieur Loubet cette semaine. Certes, quelques petites incursions du plombier (Cyrille) ou de l’électricien (Jean-Michel) mais surtout, Mehdi et Nico (Menui-pro) qui ont profité d’avoir la grande salle rien que pour eux pour commencer et pratiquement terminer le plancher du 1er étage. Du travail bien fait, rythmé au son de la scie et du marteau en attendant d’ici peu la pose de l’escalier et du plancher du bas, une fois que José (Art et Nuance) aura, de peinture blanche, vêtu les murs et les plafonds.

Vendredi 23 janvier

Dernièrement à la Mairie, se tenait l’Assemblée Générale concernant l’exercice 2008 des Archers de la Tourèze. Au cours du rapport moral, Gilles, son Président, revenait largement sur le succès mi-août dernier de l’organisation de la compétition Championnat de France Vétérans et sur le rapport financier. Après une démission de l’ensemble du Comité Directeur, il était procédé à de nouvelles élections qui voyaient Benjamin succéder à son père Gilles en temps que Président des Archers de la Tourèze. Le Conseil d’Administration 2009 se compose dorénavant de la façon suivante :

Président : Benjamin Mégret
Vice-Président : Emmanuel Doppler
Secrétaire : Annie Mégret
Secrétaire-adjoint : Pascal Maris
Trésorier : Gilles Mégret
Trésorier-adjoint : John Andersen
Laurence et Vincent Arnold étant les autres membres du Conseil d’Administration.
Benjamin présentait ensuite les projets et budget prévisionnels 2009. Un apéritif suivi d’un repas clôturait dans la convivialité et bonne humeur l’Assemblée Générale 2008.

Jeudi 22 janvier

Le John, depuis qu’il a été affecté au secteur de St Paul, ne ‘’roundinège’’ plus beaucoup sur le village et ses alentours. Il se fait discret comme le loup blanc et pour le rencontrer, il vaut mieux le dimanche matin descendre à la déchetterie de Latour de France où il est de permanence depuis des lustres. Aussi, au hasard d’une tournée de tri sélectif, quand l’aube pointe son nez, que la marche arrière du camion poubelle réveille le village par petites tranches vous rappelant, s’il le faut, que vous avez oublié de sortir votre poubelle jaune, le plaisir est grand de tomber nez à nez sur lui qui est venu dépanner des collègues en manque d’effectifs.

Mercredi 21 janvier

Tout en se promenant, quel plaisir de longer notre chère Agly et de la sentir toute guillerette à dévaler à fond la caisse le petit barrage de la Pachère, de ratisser large le Roc Noir où Pierre Dedeus aime tant, l’été venu, y faire trempette de retour du Canada et surtout, d’apprécier qu’au Gourd’En Coq, le caillou placé au bord du gouffre et qui sert de base de plongeon depuis des millénaires aux gamins, soit littéralement sous l’eau. Cela promet de belles après-midis de baignade d’ici quelques mois, d’autant plus qu’en amont, tout là haut, au pied du Bugarach où elle prend sa source, la neige a eu la superbe idée de s’y poser sur plus d’un mètre.

Lundi 19 janvier

Ce vendredi 16, Sid, notre Maire, présentait ses vœux de bonne année à la population, et rien de tel que de se retrouver à nouveau tous ensemble à la Mairie pour se rendre compte combien l’an 2008 a filé à toute vitesse. Il a été question, bien sûr, du projet numéro 1 (la restauration de la Maison Loubet de Sceaury) mais aussi de l’aménagement de la rue de l’Eglise jusqu’au bas du village, du tri sélectif pour lequel il est demandé la plus grande attention possible et de bien d’autres sujets. Passées les questions diverses, il est vrai pas très nombreuses, un apéritif made in Margarete/Monique clôturait idéalement ce sympathique moment auquel nous prenons goût année après année.

Samedi 17 janvier

Chez Monsieur Loubet, les équipes petit à petit, arrivent au terme de leur contrat, tel les plaquistes qui, cette semaine, ont tiré leur révérence. L’entreprise Lopez Carrelages, elle, s’est décarcassée aux quatre coins du chantier ces derniers jours, par l’intermédiaire d’Erwan, Luc et Lucas et, hormis la salle de bain qui les fera revenir, tout le reste est ok. Alex, lui, est au four et au moulin. Un coup dans le jardin à prendre les mesures de la future grille concernant la climatisation, une autre fois dans la grande pièce à rendre service aux collègues, ou bien encore dans son atelier à souder et ressouder. Le mois de février verra sans doute arriver la fin des travaux. On sent d’ici, et l’inauguration et le parfum ultra plus de l’Ambré et Tuilé.

Jeudi 15 janvier

Un bon petit compost d’épluchures de fruits et légumes enrichi de quelques coquilles d’œufs et d’un zeste de ‘’couane’’ à poulet ou autre, ‘’ascampillé’’ proprement au bout milieu de quatre ceps de vignes, fait souvent l’affaire d’animaux tels le sanglier, le renard, le corbeau ou encore le petit passereau. La bergeronnette à longue queue est de loin la plus dégourdie pour être la première chaque matin à s’engraisser les ‘’cousteilles’’, manière de passer l’hiver sans trop pâtir du froid.

Mercredi 14 janvier

Ces derniers temps, côté Roc, sur le coup de midi ou 17 heures, il n’est pas rare de tomber sur Alain et sa petite chienne en train de se promener à travers vignes.
D’ailleurs, leurs balades bien sympathiques, sauf catastrophe, ont lieu tout au long de l’année. Et qu’il vente, gèle ou neige, ils ne se priveraient pour rien au monde de ce petit moment de complicité.

PS : Vendredi 16 janvier, 18 heures, les vœux du Maire à la Mairie. Exceptionnellement, la Biblio fermera à 18h.
Samedi 17 janvier, 16 heures, à la Mairie, Assemblée Générale des Archers de la Tourèze.
Gros poutous à Odile pour ses 50 ans.

Lundi 12 janvier

S’il y a un Planézol un peu plus soulagé que les autres, de la pluie et neige tombées cette dernière quinzaine, c’est bien Hervé qui ne s’inquiète plus ainsi des niveaux du forage et du puits situés en bord de rivière et qui alimentent le village.
‘’Son’’ château d’eau affiche ‘’à ras bord’’ et à priori, c’est parti pour durer. Alors, c’est d’un cœur léger qu’il entreprend la taille des nombreux arbres qui ornent notre village (mûriers platanes, pins, eucalyptus…).
Merci encore à lui pour le dévouement dont il a fait preuve tout au long de cette période de sécheresse afin que personne ne manque d’eau.

Samedi 10 janvier

Hier, sur le coup de 9 heures, rangeant soigneusement leurs ciseaux, les viticulteurs postés aux quatre coins du terme, ont plié boutique, les uns après les autres, sous une pluie annonçant la neige.
Si cette dernière a fait illusion le temps d’une petite heure, donnant grand espoir aux écoliers d’échapper ainsi à un contrôle tardif d’histoire, math ou français, la pluie a fini par prendre le dessus pour, sans se presser, mais régulièrement, arroser toute la région.
Il faut se souvenir de cette galère de sécheresse que traverse notre Fenouillèdes depuis 2 ans ; alors, si les pluie et neige tombées abondamment à la Noël ont contribué à faire remonter certains puits mal en point et chanter certaines sources taries, ce qui dégringole en ce moment c’est un peu comme la cerise sur le gâteau et, plus la cerise sera belle et grassouillette, et plus notre arrière-beau-pays aura le sourire !

Jeudi 8 janvier

A 21 heures, hier, à la Biblio, l’association Triangle tenait sa 1ère réunion 2009.
Après une mise au point sur les subventions, l’ordre du jour voyait se concrétiser la liste des stages : percussions, chant, calligraphie arabe, clown, cerf-volant et sûrement, guitare, tango argentin et tir à l’arc.
La prochaine réunion qui aura lieu début février permettra aux responsables de l’organisation de se pencher sur le choix des groupes après avoir ‘’visionné’’ de nombreux CD.
L’occasion était belle de fêter l’arrivée de Marceau, petit frère de Titouan (54 cm et 4,3 kg) chez Marie et Loïc, membres de l’équipe Triangle et domiciliés à Lansac.
Il va sans dire que le vin dégusté provenait de leur cave particulière.

Mardi 6 janvier

Sans se préoccuper le moins du monde des fêtes qui sont désormais derrière nous, notre village continue tranquillement son rythme pépère, comme si de rien n’était.
En rouvrant son portail, le chantier de Monsieur Loubet repart exactement de l’endroit où il s’était arrêté en 2008.
Jérôme, de l’entreprise Navarro, s’applique à remettre en état les murettes et les trottoirs mis à mal, tout au long des travaux commencés fin 2007, par des engins d’une autre dimension.
L’entreprise Lopez, elle, est présente sur le terrain en la personne de Luc qui finit la pose du carrelage dans la future salle de dégustation (qu’est-ce qu’il se régale avec les coupes et les murs aussi droits qu’une corde dans un sac !).
La réunion de chantier orchestrée prochainement par notre architecte Sophie, va sûrement permettre la mise en place des dernières grandes lignes de l’histoire.

Samedi 3 janvier

La pluie qui s’est enfin décidée à tomber au bout de la nuit de Noël, tout en faisant un peu de place, l’espace de quelques heures, à de la bonne neige, a lentement mais sûrement, 48 heures durant, remis un peu les pendules à l’heure. Les puits asséchés, comme après une longue traversée du désert, retrouvent un bon niveau qu’une deuxième pluie d’ici quelques jours, finirait de remplir.
L’Agly chante, les ruisseaux murmurent et le barrage de Cassagnes-Caramany ne se plaint pas. Le pluviomètre annonce 170 mm pour les uns, et 190 à 200 pour les autres. Une chose est sûre : les Fenouillèdes ainsi, ont eu droit à un superbe cadeau de Noël.

Jeudi 1er janvier

On ne peut pas dire que la neige s’amuse à recouvrir toutes les cinq minutes de son blanc manteau notre chère terre Planézole, alors en ce 1er de l’an 2009, le plaisir est grand de souhaiter une bonne année à tout le monde avec ces quelques clichés qui font chaud au cœur même s’ils sont vieux de 5 ou 6 jours.
PS : Grand grand merci pour les photos à un précieux ‘’abonné’’ du site.

Samedi 28 février

La fin février est souvent synonyme de désherbage à l’horizon mais, cette année, vu l’hiver rigoureux, les bourgeons restent bien à l’abri dans le sarment et personne ne semble pressé de démarrer. Toutefois, les frangins Jimenez, Pierre et Jo, ont commencé depuis deux ou trois jours, par ci par là, et ne doutons pas que d’ici lundi, beaucoup de leurs collègues les imiteront.

Vendredi 27 février

Didier et Jérôme (entreprise Navarro) nous annonçaient la semaine dernière que, pour leur part, le dernier coup de truelle avait été donné sur le chantier. Mais, comme ils ont du mal à quitter le village où ils se sentent si bien, ils ont rempilé pour quelques jours côté Tamarins. En effet, ils arrangent le coin du forage où la nouvelle pompe placée cet été, nous a rendu un grand service pour traverser une bien longue période de sécheresse. Une bonne toupie de béton ‘’ascampillée’’ avec soin sur le sol, des blocs scellés en carré autour de la pompe, de la grosse caillasse tout autour pour décourager les voitures de s’y garer et le tour est joué avec toujours, autant de savoir-faire.

Jeudi 26 février

Partie en un seul morceau voilà déjà quelques mois, la vieille porte de l’ancienne cave de Monsieur Loubet fait son retour, découpée en trois morceaux pour faciliter transport et montage.
Sous les regards curieux d’une triplette de vacanciers, avec à la baguette, Nico et Laurent (MENUIPRO), la porte n’a pas été longue à retrouver, et sa place d’origine et le plaisir de recoulisser comme à la belle époque avec, en prime, une santé retrouvée. Il ne restera plus qu’un petit ponçage sur place suivi d’une couche de peinture pour qu’elle rajeunisse de 50 ans.

Mardi 24 février

Dimanche, le Théâtre de la Rencontre, à Perpignan, qui affichait complet, accueillait le groupe Ostinata. Ce dernier s’en est donné à cœur joie pour enchanter le public avec, à la clé, quelques nouveaux morceaux comme ‘’O Sotchelo’’, ‘’Satr’ Prialo’’ ou encore ‘’Les p’tits yeux noirs’’. Une fois n’est pas coutume, nos filles ont bénéficié du talent d’Alain, l’éclairagiste attitré de ce théâtre, qui les a soignées aux petits oignons, morceau après morceau, à coups de lumière tamisée par ci et de spots multicolores par là, donnant au concert un côté vraiment pro. Comme toujours, malgré le trac, le groupe a ‘’déroulé’’ ses morceaux avec grand talent, en se faisant du même coup, des nouveaux fans.

Lundi 23 février

Du jardin de Monsieur Loubet monte dans le ciel de la fumée et de tristes crépitements s’échappent du feu brûlant les branches de pin mises au sol par Klaus le mois dernier.
Margarete a commencé le nettoyage du jardin en le débarrassant des ‘’branchettes’’ en attendant les pros qui viendront toujours assez tôt supprimer entre autres, un de nos deux superbes pins datant des années 20.

Dimanche 22 février

La Sotranasa avec tout son attirail s’est installée sur notre avenue de la République depuis quelques jours, et le moins que l’on puisse dire c’est que, pour l’enterrement des réseaux, les gars du chantier auraient sûrement souhaité, et mérité, un peu moins de tramontane car, en plus d’être secoués comme des cocotiers, ils se prennent poussières et gravettes pleins les yeux et les oreilles. Mais ils en ont vu d’autres et, avec beaucoup de gentillesse et de plaisir, ils posent avec nos anciens qu’ils ont appris à connaître, à force d’aller et venir du bas de chez Juliette en haut des quais de la Cave.

Samedi 21 février

Quel est le petit garçon ou la petite fille qui, un jour, dans les premières et plus belles années de sa vie, en jouant au football près des quais de la Cave Coopérative, n’a pas vu son ballon s’éclipser dans le caniveau prévu pour les écoulements de l’eau de pluie et qui traverse en souterrain l’avenue de l’Agly, pour ressortir tout en bas, au grand jour, près des aloès, dans le jardin de Monsieur Loubet ?
D’aller y récupérer son bien se révélait être toute une expédition car ce mini tunnel bâti pratiquement que de galets de rivière, mesurait à peine 75 cm au carré, excluant du coup, tout demi tour possible. Il fallait donc, rentrer par en haut, ressortir par en bas, en poussant de temps en temps le ballon, les cheveux pleins de toiles d’araignée et les genoux qui, parfois, écrasaient un ver de terre d’un mètre de long (Indiana Jones à côté, c’est de la gnognotte). Cette nostalgie soudaine qui remonte par tous les pores et poils de la peau est due aux travaux d’enterrement des réseaux par la Sotranasa qui a mis à jour, au coin de l’ancienne maison de Madame Jean, ‘’notre tunnel’’, en soulevant une grosse pierre. Avec beaucoup de doigté, la pierre a été remise en place et enterrée mais, presque presque, si le tour de taille depuis ne s’était épaissi, avec en parallèle des genoux devenus cliquetants comme des bielles coulées, un petit bonjour aux araignées et vers de terre qui doivent toujours se régaler en sous-sol, aurait été à l’ordre du jour. A l’ordre du jour, avec grand plaisir et cœur rajeuni !!!!

Vendredi 20 février

Dernièrement, au Cellier Trémoine, avait lieu la dégustation des vignes dédiées, une fois passées 18 heures et les rideaux descendus. Pas moins d’une douzaine d’échantillons (Carignan, Grenache, Syrah) concernant les fruités, Gravières, Moura Lympany, Château Planèzes, Trémoine…, attendaient, sagement rangés en file indienne, le feu vert de notre œnologue Monsieur Barcelo Michel, pour être débouchés.
Les jeunes, bien sûr, étaient là en nombre, de même d’ailleurs que les moins jeunes. Et, si personne n’était surpris par la qualité des échantillons (vu que tout un chacun se ‘’décarcasse’’ dans ses vignes au moins 12 mois par an), l’accent était mis sur le cépage Grenache noir qui peut se révéler être, tout simplement, une mine d’or pour les papilles, une fois bien apprivoisé. Toujours, quitte à se répéter, à être viticulteur, les adhérents de notre Cave (en espérant qu’ils le sachent) ont tiré le bon numéro.
PS : Le groupe Ostinata sera en concert à Perpignan au Théâtre de la Rencontre le dimanche 22 février à 17h30.

Jeudi 19 février

Quand Joseph et Pierre taillent leurs vieux Carignans et Grenaches sur le haut de la Clotade avec vue imprenable sur le village, c’est que pour eux, la fin de saison de taille sent bon la saucisse grillée. Comme toujours, c’est avec beaucoup de soin que le travail est fait et la piquette qui sert à éliminer les rejetons américains n’a pas le temps de refroidir. Encore un coup de collier à donner sur les Fontasses et les ciseaux seront remisés jusqu’à la fin de l’année.

Mercredi 18 février

C’est toujours un vrai plaisir lorsqu’une occasion se présente de passer la porte de l’atelier de notre ébéniste Patrick. A chaque fois, l’impression de débarquer en plein Moyen-âge ou Renaissance refait surface et on s’attend à tout moment à voir surgir de derrière un meuble ‘’le’’ Louis XIV ou un de ses copains, perruque bien vissée sur la tête. Ces temps ci, Patrick restaure un vieux buffet Henri IV et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à l’écouter décortiquer ce meuble dans les moindres détails, on se régale.

Mardi 17 février

Bien que la tramontane souffle fraîchement, Magguy, imperturbable, depuis quelques jours, sécateurs en mains, se fait plaisir en prétaillant la jeune vigne de grenache noir située légèrement à l’abri entre le Roc et la Clotade. Les sarments coupés un par un se retrouvent bien alignés sur le sol, toutes les deux rangées et du coup, le fiston Eric a deux raisons d’apprécier le travail. D’abord, ce sera un jeu d’enfant pour lui de ramasser les sarments, ensuite, tailler dans ces conditions, en cordon de Royat et sans aucune gêne, on a presque envie de lui chiper la place.

Lundi 16 février

Entre les quatre murs épais de notre vieille Cave coopérative, datant du début des années 30, bien à l’abri du ‘’barouf’’ fait par l’entreprise Sotranasa, enfouissant les réseaux avenue de la République, Billy et Laurent rincent les 250 Bordelaises qui, il y a peu, contenaient le millésime 2007 du Château Planèzes et du Moura Lympany qui sont passés à l’étape suivante : la mise en bouteille.
A 8 minutes la barrique, la semaine ne sera pas de trop pour les passer toutes à la douche en attendant de réceptionner le millésime 2008 qui nous met déjà l’eau à la bouche.

Dimanche 15 février

On ne pensait plus revoir, sur le chantier Loubet, les sympathiques Fouad et Jackie qui, courant été dernier, étaient venus étancher la terrasse jouxtant la maison de Jean. Mais vu que la pente pour l’écoulement de l’eau n’était pas terrible, vu que Jean, à l’occasion, en suivant la météo, pouvait chausser sur cette même terrasse, soit les skis, les patins à glace ou les bottes, l’entreprise JE-LU-PI, en fin de semaine dernière, a redonné à la terrasse, la pente qui lui revenait de droit.

Samedi 14 février

Les Jourda Père et Fils (Georges et Yannick), depuis quelques années maintenant, clôturent leur saison de taille début février, profitant ainsi d’une petite période d’accalmie avant de commencer le désherbage qui ne tardera pas à venir.
Les tronçonneuses sont donc de sortie et après débité menu l’amandier des Counties, ‘’asboudragué’’ au milieu du chemin par la tempête Klaus, ils attaquent un ‘’client’’ un peu plus velu sur le Garouilla, couché en travers pour les mêmes raisons. Si le tronc fait au moins un mètre de diamètre, faisons-leur confiance pour en faire des petites ‘’bûchettes’’ pour le poêle.

Jeudi 12 février

Chez Monsieur Loubet, Didier et Jérôme, les rescapés du ‘’carré magique’’ de l’Entreprise Navarro (Christophe coulant de beaux jours à la retraite et Jacques volant désormais de ses propres ailes), après avoir fait un petit tour sur le toit vérifier l’étanchéité des vasistas, éparpillent avec soin le gravier dans la cour où tout est mis de niveau.
C’est avec un brin de nostalgie qu’on les regarde travailler car ils sont sur le chantier depuis octobre 2007 et ils ont eu le temps de se faire apprécier autant par leur bonne mentalité que par leur savoir-faire. Souhaitons-leur à tous deux de retrouver rapidement du travail car Monsieur Emile Navarro, le patron, part à la retraite.

Mardi 10 février

Il n’est pas rare, en passant rue des Mimosas, d’apercevoir Fernand en compagnie de sa fidèle Mirza. Lorsque le temps s’y prête, il se régale de prendre le soleil dans son petit jardin aménagé juste en face de sa maison, profitant d’une retraite méritée, tout en couvant des yeux, jusqu’à la moindre feuille de son superbe citronnier.

Lundi 9 février

En ce moment, Margarete fait le tour du village pour faire la toilette à toutes ses plantations dispatchées ici et là. A la voir ‘’roundinéger’’ 50 fois autour de chacune de ses mattes, en calculant bien s’il lui faut, peut être couper une feuille de plus ou peut être la laisser, on ne peut s’empêcher de penser que la tempête Klaus, elle, ne s’est pas posé autant de questions et surtout, ne s’est pas mis de gants pour les ‘’aspoulser’’ des heures durant.

Samedi 7 février

Depuis le début de la semaine, il n’est pas facile de traverser notre village ou, tout simplement, d’y naviguer. En effet, le groupe Sotranasa, implanté entre autre sur Perpignan, est en train de réaliser la 3ème tranche des travaux d’enfouissement des réseaux qui part de l’embranchement de la Cave jusqu’au bas de la maison de Juliette.
Du bruit, de la poussière, des machines qui viennent d’ailleurs, comme la trancheuse qui est capable de tailler dans les roches les plus solides des sillons d’un mètre de profondeur sur 50 centimètres de large, sans se fatiguer le moins du monde, expulsant caillasses et compagnie, réduites en miettes dans les camions prévus à cet effet.
Les gars sont super sympas, souriants, méticuleux et assurent un maximum. Tout est calculé à l’avance et ils sont tellement habitués à ce genre de travail qu’avant d’avoir commencé, dans leur tête, c’est déjà fini. Alors, ça roule ! Les tranchées sont finies, l’enterrement démarre et sûrement qu’en milieu de semaine prochaine, l’enlèvement des poteaux-béton pourra s’effectuer. Un spectacle à ne pas louper !

Vendredi 6 février

Bien à l’abri sur le coin des Fontasses, pas très loin du Roc, aux premières loges et les premiers servis dès que le soleil se pointe au dessus du Garouilla, notre Maire Sid taille sa jeune vigne de l’arbousier plantée il y a 10 ans à peine, en compagnie de deux Cassagnols sympathiques que nous connaissons bien, Nathalie et Jean-Marie.
Vu le tralala qu’il y a en ce moment dans le village, entre la fin du chantier Loubet et l’enterrement de la 3ème tranche des réseaux par la Sotranasa, il est ainsi à 2 minutes de l’action et peut faire quelques allers-retours sur les différents chantiers sans perdre trop de temps.
Vivement le mois de mars qu’il puisse souffler un peu.

Jeudi 5 février

Après la petite peur ressentie pendant le passage de Klaus qui a failli lui déposer, sans douceur et sur le toit, quelques uns des cyprès situés en bordure du jardin de Monsieur Loubet, Christian retrouve son sourire et s’occupe précautionneusement de ses agrumes.
Pompe sur le dos, il leur fait une petite toilette d’hiver d’un produit à base d’huile, manière de décourager les différentes sortes de cochenilles qui se régalent de ‘’roundinéger’’ sous les feuilles.
Seul petit bémol : viendra bientôt une équipe de spécialistes pour raser toute la haie de cyprès plus ou moins déterrés, penchés, déracinés et qui dès lors sont synonymes de danger. Du coup, son petit paradis de maison, bien calfeutrée sur le bas du village, sera un peu plus exposée au vent du Nord.

Mardi 3 février

Après la tempête, ici et là, des tronçonneuses se font entendre. Les arbres abattus par la ‘’rouffaque’’ du 24 janvier, avec un gros pincement au cœur, disparaissent petit à petit du paysage, débités en bûches de 50 cm, donnant l’impression que doucement, tout rentre dans l’ordre.
Le jardin de Monsieur Loubet verra sans doute venir une équipe de spécialistes pour réparer ce qui peut l’être et pour, surtout, s’occuper du gros pin. L’arbre couché au dessus du pont, le gros mûrier déraciné au jardin d’Alex, demanderont également un savoir-faire particulier. Au milieu de tout ce gâchis, la santé florissante de notre belle rivière fait vraiment plaisir à voir.

Dimanche 1er février

Jean-Mi, notre mécano moto, a souvent ‘’roundinégé’’ en soliste sur les circuits du Luc ou autre, pour participer à des courses de motos anciennes. En ce moment, il est en train de fabriquer maison avec un copain, doucement et pièce par pièce, un side-car type basset, équipé d’un moteur BMW 1000, presque aussi gros qu’un ‘’gourbell’’ et avec un guidon au ras des pâquerettes. Une fois le side compétitif, il compte bien faire des courses de démonstration dans cette catégorie avec Marie-Alice comme coéquipière.

Dimanche 29 mars

On ne reviendra pas sur les dégâts causés par Klaus voilà déjà 2 mois mais, d’une manière ou d’une autre, il faut bien penser maintenant à supprimer tous ces pauvres arbres déracinés ou présentant un danger potentiel vu leur inclinaison. Notre cimetière centenaire a reçu la tempête de plein fouet et bon nombre de ses cyprès qui étaient peut-être même là avant lui, n’y ont pas résisté. Pascal et Régis (élagage, Adete RC) sillonnent le secteur depuis fin janvier avec, pour but, la délicate tâche de tout remettre en ordre. Pour eux, le moment est venu de s’occuper de notre village. Leur technique est d’une simplicité enfantine : grimper à l’arbre en supprimant au fur et à mesure les branches (tronçonnées à environ 30 cm du tronc pour permettre de placer les pieds et continuer à grimper), puis, une fois arrivé tout en haut, redescendre en débitant le tronc par bûches de 50 cm. Simplicité enfantine certes, mais alors, quelle classe et quelle agilité ! De vrais écureuils ! Et pour que le travail soit bien terminé, les bûches sont empilées au fur et à mesure dans un coin tandis que le menu bois est passé à la ‘’moulinette’’. Le gros mûrier couché dans le jardin d’Alex à la Pachère a suivi le même chemin que les cyprès. Dans une situation pareille, on se rend compte à quel point il faut avoir de savoir-faire pour qu’un arbre de plusieurs tonnes, agrippé à un toit par ses milliers de petits ‘’doigts’’, se retrouve en morceaux dans un ruisseau sans avoir rajouté la moindre égratignure à une maisonnette.
Merci à Margarete, Hervé et Jonathan pour avoir donné un coup de main à l’enlèvement des branchages. Nous attendons avec impatience ‘’les écureuils’’ qui, sous peu, viendront s’occuper du jardin de Monsieur Loubet.

Samedi 28 mars

Le vendredi 13 dernier, à 18h30 à la salle Canigou (Perpignan), le Conseil Général organisait la remise des prix des deux concours : ‘’Villes et villages fleuris’’ et ‘’Maisons fleuries’’. Eunice et Paul recevaient tout d’abord le 1er prix ‘’Maison fleurie en catégorie jardin’’, 1er prix réunissant les villages de tout le département. Joanna et John, toujours en ‘’Maison fleurie en catégorie façade et bas de porte’’ obtenaient le 4ème prix. Quant à notre village, il se classait 3ème en catégorie ‘’Village de moins de 200 habitants’’. Un grand merci à tous les participants Planézols pour embellir d’aussi belle façon notre village.
PS : Planèzes est le seul village, toutes compétitions confondues, à avoir obtenu 3 prix.
Re-PS : A regarder son devant de porte aujourd’hui, il est clair que pour Joanna, la compét’ 2010 est déjà commencée.

Vendredi 27 mars

L’ami Joseph, il est un peu comme les hirondelles. Dès que le printemps pointe son nez en réveillant mille bourgeons, il est présent dans nos ruelles avec sa machine à tout faire pour relever les compteurs. Et depuis le temps qu’il vient, il connaît désormais les bonnes adresses pour avoir les clés de l’Eglise, de la Biblio et de toutes les maisons qui sont fermées les ¾ de l’année. Toujours, malgré les temps qui changent, son sourire et sa gentillesse, eux, ne prennent pas une seule ride et pourvu qu’il puisse, pendant encore de nombreuses années, nous rendre visite.

Jeudi 26 mars

L’entreprise Menuipro, pas plus tard qu’hier mercredi, est venue mettre en place l’escalier qui désormais relie le rez de chaussée au premier étage de l’ancienne Cave de Monsieur Loubet. Le moins que l’on puisse dire c’est que Christian, Mehdi, Nico, Steph et Thierry s’en sont vus de toutes les couleurs. Si d’assembler les trois morceaux de l’escalier arrivé en pièces détachés pour faciliter son transport ne leur a pas posé trop de problèmes, quoique cela ait nécessité technique, coup d’œil et savoir-faire, le soulever s’est révélé être une autre paire de manche. Le ‘’beau bébé’’, 250 kg bien pesés, 8 mètres de long sinon plus, s’est drôlement fait secouer les puces pour finalement gagner sagement sa place définitive. Heureusement, ciselé au millimètre, le petit monstre, en 4 petites retouches, a fini par adhérer parfaitement à son environnement. Cela valait bien une photo d’équipe au bas des premières marches.

Mercredi 25 mars

Par une tramontane à décorner les bœufs, Laurent, comme prévu, s’attaque à la tournée de taille, bien secondé par les sept groupes volontaires. En prenant garde à ce que le vent ne lui ‘’aroussègue’’ pas ses notes jusqu’à Canet, tous les ceps ont été passés en revue afin de vérifier le nombre de coursons (maximum 7), le nombre d’yeux (maximum 2) et la longueur des baguettes. Pas besoin de préciser que tout cela se passe dans la bonne humeur et que les ‘’extras’’ notés par notre cher Caviste, seront rapidement rectifiés.

Lundi 23 mars

En présence de Laurent, remplaçant dorénavant Sophie, partie sous d’autres cieux, se tenait à Rasiguères, une réunion de la Commission Technique ayant pour objectif l’organisation de la tournée de taille saison 2008-2009. Laurent, notre Caviste, s’est ‘’calé’’ une semaine complète pour, d’une part, avec les sept groupes, re-suivre les hectares de Carignan, Grenache, Muscat et Syrah dédiés aux multiples appellations de notre Cave et d’autre part, se familiariser avec un territoire qu’il connaît peu mais où il finira un jour, comme Sophie, par s’y promener les yeux fermés.

Dimanche 22 mars

En début de soirée, il y a tout juste deux ou trois jours, un bruit suspect attirait l’attention de Marie-Alice et Jean-Mi devant leur garage-moto. Avec étonnement, ils récupéraient (et re-scotchaient) le F de République Française tombé tout droit du haut du clocher et ‘’ascampillé’’ en plusieurs morceaux à ses pieds. Les points de fixation de ce pauvre F complètement rouillés, ont lâché les uns après les autres sous le poids des années et des intempéries, comme d’autres avant eux. Par mesure de précaution et afin d’éviter tout accident, il est question de retirer ce qu’il reste encore de la date témoin de la construction du clocher.

Samedi 21 mars

Depuis maintenant 34 ans, nous avons appris à reconnaître la silhouette familière et rassurante de Monsieur Puly, docteur domicilié à Latour de France. Silhouette allant de ruelle en ruelle dans notre village, sacoche en main pour soigner ses habitants. C’est toujours un plaisir de le rencontrer, de discuter avec lui et de l’écouter entre autre, parler avec beaucoup de nostalgie d’un passé qui ne reviendra pas. Il a pris cinq minutes, l’autre jour, pour visiter le chantier Loubet de Sceaury et du coup, bien sûr, l’atelier attenant d’Alex. En passant la porte, il a cru se retrouver au temps des forgerons Tourils et regrettait bien que beaucoup de ces professions là, depuis, se soient perdues. Mais déjà son téléphone sonnait l’appelant vers de nouveaux patients. Une autre profession ne tardera guère à déserter nos petits villages : celle de médecin de campagne. Des médecins de campagne voués depuis toujours à soigner les malades sans se préoccuper le moins du monde de savoir si c’est dimanche, jour férié ou 18 heures passé de 5 minutes…
PS : Monsieur Puly, comptant bien, autant que possible, repousser de quelques années sa retraite qui arrive à grands pas, il est conseillé de tomber plutôt malade pendant qu’il est encore là qu’après.

Vendredi 20 mars

Abricotiers, cerisiers, pêchers, poiriers, pruniers … les arbres sont bien d’accord pour dire que le Printemps est aujourd’hui arrivé (11h44). Quelles soient rouges ou blanches, les fleurs font le bonheur d’abeilles et bourdons et sont annonciatrices de belles récoltes. D’autant plus, que contrairement à 2007 et 2008, le sous-sol, cette fois ci, a fait le plein d’humidité. Il ne reste plus qu’à souhaiter que les étourneaux sédentaires qui agacent et attendent avec impatience le retour des cerises, aillent ‘’roundinéger’’ ailleurs.

Jeudi 19 mars

L’eau que Dame Nature a généreusement distribué en cadeau, autour de Noël, à tout le Fenouillèdes, a fait, entre autres, le bonheur de toutes les mattes d’asparagus qui pâtissaient la ‘’sécade’’ depuis de trop longs mois, en tirant une langue d’au moins un mètre de long. Du coup, les asperges pointent leur nez par milliers comme pour rattraper le temps perdu. Et le moins que l’on puisse dire c’est que beaucoup trouvent plaisir à fureter dans chaque bosquet en prévision d’une bonne omelette.

Mercredi 18 mars

Petit à petit, tel un puzzle qui s’assemble, les luminaires placés avec soin par Jean-Michel (Elec-Fenouillèdes, que nous recommandons à toute personne ayant besoin d’un électricien), trouvent leur place aux quatre coins du chantier. De couleurs et gabarits différents, ils apportent une touche de finition plus que soignée et du coup, annoncent, à brève échéance, la fin des travaux. On en deviendrait presque déjà nostalgique.

Lundi 16 mars

Scie en main et pour ne pas changer, perché souvent tout en haut d’une échelle, Hervé fait le tour de nos arbres Planézols afin de les débarrasser des vieilles branches 2008 avant que les nouvelles, sous l’impulsion d’un printemps proche, ne commencent à débourrer. Et à le voir sur le mûrier qui fait angle au coin de chez Lucien, à trois pas de notre école fermée déjà depuis 1971, on ne peut s’empêcher de penser à toutes ces générations d’élèves qui ont posé pour la photo de classe juste en dessous pendant des décennies.

Samedi 14 mars

Notre mémoire Planézole, Joseph, invitée à nouveau par l’école primaire d’Estagel (classe de cp-ce1) se devait de répondre aux nombreuses questions des enfants qui se recoupaient toutes dans une seule : Comment vivait-on autrefois sans électricité ?
Et tout en prenant un bon bain de jouvence, ‘’l’ancien’’ a répondu à toutes ces interrogations, démonstration à l’appui, sortant, tel un prestidigitateur du coffre de sa voiture, fer à repasser, chaufferette, lampe à pétrole, garde-manger, bassinoire, lessiveuse…
Si les plus gourmands plaignaient du fond de leur petit cœur leurs ancêtres de ne pas avoir eu de congélateur pour stocker des glaces, c’est avec des yeux bien écarquillés qu’ils ont écouté les explications données avant de raccompagner, une fois son cours terminé, Joseph, jusqu’à sa voiture.
Et à une prochaine fois !

Vendredi 13 mars

Saucissons, biscottes et fromages à l’appui, la dégustation des assemblages rouge et rosé (plus un blanc) n’a fait que confirmer ce sentiment général du travail bien fait perçu lors de la dernière dégustation concernant les échantillons de Carignan, Grenache et Syrah. Nombreux étaient les viticulteurs présents et attentifs aux explications de Monsieur Barcelo (œnologue) commentant chaque cuvée avec un ‘’diagnostic’’ à faire pâlir d’envie le plus brillant des chirurgiens. Une fois de plus, dans une ambiance sereine et détendue, il était bon d’être, tout simplement là ensemble, à mi-parcours entre les vendanges passées et à venir.
PS : Après le ‘’coup du chapeau’’ l’an passé au Concours Général de Paris (Médaille d’Or Château Planèzes, Médaille d’Argent Moura Lympany, Médaille de Bronze Muscat), la Cave, cette année, et toujours à Paris, est à nouveau primée avec deux Médailles d’Or (Flacon d’Emile VDN et Rosé Trémoine) plus une Médaille de Bronze en Muscat.

Mardi 10 mars

La tramontane qui, d’après l’Indépendant, a soufflé 45 jours ces 3 derniers mois, joue au chat et à la souris avec les nerfs des viticulteurs qui, en ce mois de mars, doivent désherber. Chronométrée à 20, 40, 100 ou parfois 10 km/h, elle est omniprésente sur le terme, laissant aux vignerons quelques miettes de temps de ci de là pour traiter. Dans ces moments là, tracteurs et camions, ‘’roundinégeant’’ par monts et par vaux, notre cher territoire ressemble à une vraie fourmilière.

Lundi 9 mars

La déchetterie de Latour de France, chaque dimanche matin, reçoit un nombre impressionnant de véhicules, toutes catégories, amenant à coup sûr, gravats, déchets verts, ferrailles et compagnie. Le John est là, imperturbable, dimanche après dimanche et année après année, dans sa tenue fluo, veillant au grain et à la bonne répartition des déchets dans les containers. Au hasard d’une petite virée pour se débarrasser d’encombrants, il n’est pas rare d’y croiser notre ancien caviste Jeannot (1965-1996) qui lui rend visite pratiquement tous les dimanches à vélo. Et quel plaisir à chaque fois de le retrouver, de parler du bon vieux temps de la Cave et de faire revivre, ne serait-ce que pour quelques instants, nos Anciens qui ne sont plus là.

Dimanche 8 mars

La vieille cave de Monsieur Loubet qui, actuellement, sent bon la peinture fraîche, est en train de terminer sa transformation. José (Art et Nuances) avec Bruno, son beau-fils et Amandine (stagiaire), sont aux quatre coins du ‘’local’’ avec pinceaux, rouleaux, spatules ou bien encore machines à lisser les enduits. Sans jamais se départir de sa bonne humeur, l’équipe avance méthodiquement en grignotant souvent sur le samedi et dimanche. Heureusement, comme notre Alex Planézol, à dix pas de là, est dans le même cas à souder et peindre ses ferronneries, une ‘’cargolade’’ est au programme ce dimanche midi pour terminer en beauté la semaine.

Vendredi 6 mars

Après trois semaines passées, notamment, le long de l’Avenue de l’Agly, la Sotranasa, sur un bon coup de goudronnage, s’en va vers d’autres aventures, donnant ainsi l’impression que notre Avenue de l’Agly s’est élargie au moins comme les Champs Elysées ou, même mieux, comme la Canebière. Un grand merci à Carlos, François, Hatim, Henri, Jean-Jacques, Jérémy, José, Karim, Manuel, Philippe, Valente et tous les autres gars pour avoir essayé de gérer au mieux la circulation au milieu de tout ce ‘’rambail’’. Et merci à Manuel, maçon émérite qui s’est fait un plaisir d’arranger la rigole de Madame Calatayud mise à mal par les engins à force de passer et repasser.

Mercredi 4 mars

Trois petits clichés de mimosa fleuri à l’attention de Monsieur et Madame Auquier qui viennent depuis fort longtemps maintenant, se reposer dans l’arrière-pays du Fenouillèdes (n’hésitant pas à faire halte, bien sûr, à chacune de leur visite, chez Monique, notre 2ème adjoint, dans sa chambre d’hôtes) et qui au moins, une fois par an, nous envoient un petit message d’amitié. Le dernier en date s’interrogeait entre autre, sur la floraison de nos mimosas. Les voilà sans doute rassurés en espérant les rencontrer à leur prochaine venue.

Mardi 3 mars

Depuis quelques jours, enterrement des réseaux oblige, la traversée du village devient compliquée pour tout le monde, quant à se garer, y arriver relève carrément de l’exploit. Déjà que la Sotranasa prend beaucoup de place sur l’avenue de l’Agly et dans quelques ruelles, l’arrivée de l’entreprise Colas, venue pour goudronner, donne l’impression d’être pris en sandwich. Et quand on sait que la rue des Mimosas doit être exempte de véhicules en semaine, pour cause de travaux Loubet de Sceaury, il ne reste plus du coup qu’à prendre patience et attendre que tout se termine.

Lundi 2 mars

En ce samedi de fin février, sur les Counties, Georges et Yannick, équipés d’une tarière, essaient de résoudre le problème récurrent de la mortalité importante du cépage syrah. Depuis quelques années maintenant, nos parcelles de syrah voient disparaître régulièrement à chaque saison de nombreux ceps et, une des solutions consiste à passer la tarière qui, tout en éliminant la souche morte toujours en place, prépare le terrain pour que les racines du nouveau greffé-soudé se fassent la meilleure place possible.

Dimanche 1er mars

Pendant les vacances, notre sympathique Marité a eu le grand plaisir de recevoir la visite de sa belle-sœur Danièle (sœur de Jean-Louis) ainsi que ses neveux Maximilien, le plus petit, et Axel, le plus grand. Elle était toute heureuse de nous présenter sa petite famille, une fois le pain distribué, et le cadet, comme sa grand-tante d’ailleurs (sauf cas exceptionnel), ne semble guère apprécier d’être photographié, ce qui n’enlève rien au fait que nous aimons bien notre boulangère.

Jeudi 30 avril

Après le sympathique Joseph revenu relever les compteurs électriques il y a peu, voilà notre employé communal Hervé qui fait de même avec ceux de l’eau. Méthodique et sérieux, connaissant le nombre exact de compteurs et leur emplacement comme sa poche, il fait le tour du village, disponible et serviable comme toujours. Ça méritait bien, une fois la tournée terminée, de se voir offrir une bouteille de rosé Trémoine 2008, médaille d’Or à Paris.

Mercredi 29 avril

Retrouver le vieil Emile en train de se remplir au cellier Trémoine un petit bidon de 5 litres de muscat fait vraiment plaisir. En tant qu’ancien caviste dans ce même lieu (toute sa vie), il a rempli des jerricans et des jerricans par centaines à une époque où la fontaine n’existait pas. Aussi, il a gardé le geste juste, pas une goutte n’a été versée ; la seule chose qui a changé par contre, c’est qu’au lieu d’encaisser, en étant du mauvais côté du comptoir, il a payé…
PS : Un grand merci à lui pour, il y a ‘’fa temps’’, inventé le Rosé qui depuis, ne cesse de s’épanouir.

Lundi 27 avril

Le vendredi 24 dernier, pendant que Toupie, le lapin de la famille Andersen, s’évadait rue de la Rivière pour venir Place de l’Eglise se faire ‘’bourrer’’ par les chats du quartier, une réunion micro-région des Gîtes de France (Agly-Fenouillèdes) se tenait chez Monsieur Loubet. En présence de la Présidente, Madame Rière, de la Directrice, Madame Stredel Laurent Anahilia, les villages présents (Cassagnes, Estagel, Latour, Montner, Salses, St Laurent de la Salanque, Tautavel…) échangeaient leurs points de vue sur de nombreux sujets avec, en conclusion, un bilan Gîtes Agly en progression. L’apéritif aux petits oignons était servi aux participants dans ce qui sera la future salle de dégustation des vieux VDN.

Dimanche 26 avril

La porte de l’ancienne écurie de Sylvio, martyrisée par les années et qui laisse désormais passer par son dessous les chats de gouttière et les hirondelles, va être remplacée.
Les propriétaires de la bâtisse, que nous connaissons depuis longtemps, Marité et Jean-Louis (qui, par la force des choses, ont émigré sur Latour de France, mais que nous considérons toujours comme Planézols) pensent toujours à la rénover pour revenir ‘’chez nous’’. Dans cette optique, le portail tout neuf qui prendra bientôt la relève de la vieille porte, peut être considéré comme la première pierre posée pour sa rénovation.

Samedi 25 avril

Notre village, qui ne serait pas ce qu’il est sans la vigne qui l’entoure de la tête aux pieds, voit arriver depuis peu un nouvel artisan en la personne de la Pelle Planézole.
La Pelle Planézole, c’est Benjamin, le ‘’petit Mégret’’, qui se lance dans la vie active avec, pour but, de vivre du fruit de son travail, au pays. Dans le monde agricole où nous vivons, gageons qu’il aura largement de quoi se faire une place au soleil tellement ce genre de travail fait cruellement défaut. Nettoyage des rigoles, curage des ruisseaux, arrachage des vieilles vignes et des arbres morts… le boulot ne devrait pas manquer. En tout cas, bonne chance à lui !!!

Vendredi 24 avril

Sur le bas du Pujol, le motoculteur qui pétarade d’une certaine façon et reconnaissable entre tous ne peut être que celui de Jo. En ce 24 avril, il est là, les pieds dans cette terre que son papa Antoine qui ferait 78 ans en ce jour, a foulée bien avant lui. Le puits, contrairement à 2007/2008, est plein à ras bord autorisant du coup la préparation d’un peu plus de terrain. Des aubergines, poivrons, tomates… sont déjà prévus au programme et en attendant les plantations, les coccinelles ‘’roundinègent’’ gaiement dans les plants de fèves en ‘’s’affartant’’ de pucerons, tandis que Jo se régale de croquer cru ces fèves qu’Antoine aimait tant.

Jeudi 23 avril

Sur les Counties, Georges et Yannick sont confrontés à un taux de mortalité élevé de syrahs, élevé d’ailleurs comme dans toutes les parcelles de notre cher terroir planté du même cépage. Après un premier passage en fin de taille à la tarière pour éliminer et remplacer par des greffés-soudés les souches mortes, ils repassent greffer les ceps mi-figue mi-raisin, complètement secs au-dessus de la greffe et pleins de sève en-dessous. Du coup, Georges semble retrouver une seconde jeunesse, se rappelant les années 60-70-80 où cette pratique était monnaie courante, où les cerisiers abondaient, où l’eudémis n’existait pas et où parfois, ‘’deux tours’’ de soufre sec suffisaient pour amener une récolte saine jusqu’aux vendanges. Epoque bénie qui revient souvent dans les conversations et, macarelle, si, d’un claquement de doigts, on pouvait grignoter à reculons 3 ou 4 décennies….
PS : Bonne fête Georges !

Mardi 21 avril

En franchissant la passerelle pour éviter les embouteillages dans le village de nos amis Tourils, quel plaisir de rencontrer Monsieur Foussat Ernest, à nouveau fidèle au poste dans sa vigne de Carignan, après une bien longue absence. Silhouette amincie par la perte de 14kg mais sourire identique, il est là, tranquille, la canne dans une main et le seau d’engrais dans l’autre, savourant des moments qu’il pensait ne plus revivre. Alors, tout en prenant et son temps et deux ‘’llaques’’, il vide un coup à droite, un coup à gauche et petit à petit, son seau, avant de retourner à la voiture le remplir. Bonne continuation Ernest et que nous puissions encore, pendant de belles années, vous retrouver de ce côté ci de la passerelle.

Lundi 20 avril

La semaine dernière, un drôle de camion garé devant la Cave avait tous les symptômes d’un véhicule venu entonner une de nos cuves. En s’approchant d’un peu plus près, il s’avérait que l’entreprise OENO-PREST de Coursan (Aude, 11), avec à la baguette Joseph et Rudy, s’était déplacée afin d’effectuer un traitement préventif sur les cuvées Château Planèzes et Moura Lympany, si chères à notre caviste Laurent. L’opération se révèle des plus simples ; retiré d’une cuve A, le vin passe dans une machine qui le chauffe à 80°, manière de décourager d’éventuelles molécules ayant l’idée sournoise de le taquiner et atterrit ensuite dans une cuve B, préparée avec soin, en attendant avec impatience (et cela ne saurait tarder) sa destination finale : l’élevage en fûts de chêne.

Samedi 18 avril

Début avril, coïncide généralement avec la formation des fruits allant de la pêche à l’abricot en passant par la cerise, poire, pomme, prune, patin et couffin. Du coup, immanquablement, revient le temps de l’éclaircissage qui peut parfois se révéler, lorsque la nature, comme cette année, se montre généreuse, interminable. Contrairement aux vendanges où, bon an mal an, une ‘’colle’’ finit toujours par se former chez les propriétaires, les ‘’éclaircisseurs’’ ne courent pas les rues, excepté les étourneaux lorsque le fruit est à point. Alors, le moins que l’on puisse faire, lorsqu’une équipe propose ses services bénévolement, est de lui offrir un bon coup de rosé Trémoine 2008, bien frais, qui plus est, Médaille d’Or 2009 à Paris.
PS : Merci pour le tronçonnage des arbres qui n’ont pas résisté à une trop longue période de sécheresse.

Vendredi 17 avril

Hélène et Pierre sont heureux de nous annoncer l’arrivée dans notre beau Fenouillèdes de leur petite fille Irina. Elle est née le 12 à la clinique St Pierre, mesure 48 cm pour 2,800kg. Le petit bout de chou qui se porte à merveille fait déjà ‘’gagatéger’’ parents, grands-parents et arrière-grands-parents. Tout en souhaitant à la petite de bien s’amuser avant d’aller à l’école qui arrivera inéluctablement, recommandons aux parents beaucoup de patience. Nous nous réjouissons également pour Mimi, grand-mère Planézole comblée.
Une bonne nouvelle en entraînant une autre, à Riom (63), deux jours plus tard, le 14, Caroline mettait au monde une petite Lola, mesurant 49 cm pour 3,260kg. Son papa Julien est bien sûr aux anges de même que les familles Duport, Mégret et Torga. Nous sommes heureux pour Caroline, Julien, Geneviève, Annie, Gilles, Dédée et pour tous les membres de cette grande famille. Mais comment ne pas avoir une pensée spéciale pour notre sympathique doyenne Jeanne (99 ans), arrière-arrière-grand-mère à qui nous faisons un gros ‘’poutou’’ en nous excusant d’avoir oublié son anniversaire le 10 dernier et ce n’est pas faute pourtant d’y avoir pensé.

Jeudi 16 avril

De nos jours, les plantations se font plutôt rares chez les viticulteurs du coin au point que peut être certains ne savent plus se servir d’un ‘’pal’’. Ce n’est pas le cas de Sid qui déjà l’an passé, sur la Margoll, refaisait une parcelle en grenache noir et qui, en ce printemps pluvieux ‘’rebelote’’ juste à côté. Le moins que l’on puisse dire aujourd’hui, c’est que la ‘’sécade’’ ne lui mangera pas les greffés soudés. Même mieux, les dernières précipitations donnaient un air légèrement folklorique à l’histoire car, par endroits, pour ne pas s’enfoncer jusqu’aux fesses, l’aide de plateaux devenait nécessaire, le côté intéressant de la chose étant que le greffé soudé s’enfonçait sans l’aide du moindre outil avec arrosage immédiat en prime. Les bénévoles, tout en se régalant de donner un coup de main à Sid, n’étaient pas fâchés de troquer les bottes pour les pantoufles.

Mercredi 15 avril

Aussi régulières, à peu de choses près, que le Père-Noël la nuit du 24 décembre, les abeilles du ‘’Boffy’’ reviennent à chaque Pâques visiter sa maison. Après avoir ‘’roundinégé’’ une bonne ½ heure au-dessus de la Place de l’Eglise à basse altitude, dans un bourdonnement devenu depuis familier, elles ont regagné, une à une, leur petite place bien abritée entre carreaux et volets, en attendant sagement que ‘’papa’’ vienne les récupérer. Comme d’habitude, dans ces cas là, la famille Puig, apicultrice depuis au moins Auguste, est appelée en renfort. Avec toujours le même rituel, Bastien et son père Robert, les descendants actuels de cette longue lignée, ont fait le nécessaire pour que ces belles travailleuses puissent passer, une fois l’obscurité venue, leur première nuit en pleine garrigue, au milieu du thym, du romarin et des étoiles, dans une ruche aménagée exprès pour elles, rendant ainsi à la maison la tranquillité qui était sienne avant l’arrivée de l’essaim.
PS : Ni vu ni connu et à l’année prochaine !

Lundi 13 avril

Après la neige et la pluie qui se sont invitées, pile poil, le lendemain de Noël, on pouvait s’attendre à passer, d’après le dicton, Pâques au balcon. Et bien, par Toutatis et Bélénos réunis, le ciel n’était pas loin de ‘’s’asboudraguer’’ sur nos têtes tellement il semblait bas. Toujours, si pour beaucoup le week-end de Pâques fut synonyme de ‘’tison’’, la pluviométrie de ces derniers jours, mise bout à bout (160 mm) a fini de remettre à niveau tout ce qui en avait bien besoin.

Samedi 11 avril

Mercredi, en fin de matinée, avaient lieu à la Mairie, en présence de Sophie (architecte) et de Sid, les signatures de fin de travaux ‘’du chantier Loubet’’ par tous les chefs d’entreprise. Si un seul manquait à l’appel (Esteban, Bois et Charpentes), notre bon Alex (Ferronnerie) entré en clinique quelques jours plus tôt, laissait le soin à son épouse Conchi de signer toute la paperasse pour lui.
Après au moins quatre ou cinq tours de table de dossiers paraphés et tamponnés tout azimut, le petit groupe se dirigeait vers notre ancienne école communale où, une fois de plus, les indispensables Margarete et Monique aidées par Christian, avaient dressé une table comme on n’en voit même pas au cinéma. L’apéritif, tout de toasts Planézols vêtu, un repas à base de sanglier ‘’d’élevage’’ et un dessert de derrière les fagots, le tout couronné par nos vins de terroir, ont, comme quelques jours plus tôt, lors de la venue de Monsieur Bourquin, refait l’unanimité. Vivement que Margarete prenne la retraite pour ouvrir un restaurant ou tenir une table d’hôte !
Vers 16h, petit à petit, l’école se vidait de ses invités dont les regards se tournaient déjà vers d’autres échéances en laissant planer déjà comme un petit goût de nostalgie.
PS : Au cours du repas, les uns après les autres, tous les corps de métier sans exception, ont pris des nouvelles de la santé d’Alex car ce dernier, en 18 mois passés sur un chantier ‘’limitrophe’’ de son atelier, a dépanné, à tire-larigot et sans compter son temps, carreleurs, maçons, menuisiers, plaquistes, plombiers et compagnie, s’attirant du même coup, la sympathie de tout le monde.
Dépêche toi de revenir Alex !

Vendredi 10 avril

La Bibliothèque Départementale des P.O. qui siège à Thuir, est en train de mettre en place, un nouveau service pour les biblios et point-lectures des P.O. En effet, il suffit à ces derniers de réserver par Internet (via le site de la B.D des P.O. où leur catalogue indique les produits disponibles) des livres ou des valises (arrangées par thèmes : polar italien, littérature scandinave… et bien d’autres…) pour que la commande soit mise de côté et livrée à domicile au cours d’une tournée. C’est Michel, le sympathique chauffeur que nous connaissons bien et Sophie, responsable des valises et du planning de réservation, qui ont gagné le gros lot en ayant la chance de visiter ainsi notre bel arrière pays. Cette initiative en est à ses balbutiements et devrait être bien rôdée d’ici les vendanges.

Jeudi 9 avril

Depuis peu, sur le coup des 9h, les lundis et jeudis matins, un petit camion vert descend la rue de l’Eglise en klaxonnant discrètement pour s’installer au coin de la place. Au volant, Monsieur Martinez Jean-Jacques, originaire de la Salanque, domicilié à Lansac où il a pris épouse, et qui a décidé de se reconvertir marchand ambulant. Dans son camion superbement aménagé, trônent en bonne place sur des étagères, produits d’entretien, conserves, petits-déjeuners ou bien encore des articles de base comme les pâtes ou le riz. Les amateurs de produits bios, eux, peuvent se régaler avec des légumes tels que carottes, salades, patates, poireaux blancs ou mandarines. Deux tournées sont pour l’instant au programme de ce nouvel épicier : Planèzes-Rasiguères-Lansac et Ansignan et ses alentours. Souhaitons-lui bonne chance dans son activité car, comme il le dit lui-même : « Je ne fais pas cela pour devenir millionnaire mais pour rendre service aux gens du pays et à ceux qui peuvent avoir des difficultés à se déplacer. »

Mercredi 8 avril

En ce lundi 6, les ‘’écureuils’’ Pascal et Régis, sont de retour dans notre petit poumon vert Planézol (jardin Loubet de Sceaury) afin de réparer, aidés en cela par toutes leurs collections de tronçonneuses, ce que Klaus, fin janvier, a ‘’asboudragué’’ en une seule après-midi. Le point le plus délicat, le plus sensible, le plus sentimental, le point qui aurait pu être vécu comme une déchirure par les ‘’enfants cinquantenaires’’ du village, était bien de savoir si oui ou non un des pins jumeaux étêté à mi-hauteur par la tempête devait disparaître. Le coup d’œil d’expert des deux associés, après un rapide tour d’horizon, notait que malgré le traumatisme, l’arbre touché continuait à faire des pousses. Du coup, au grand soulagement de tous les bénévoles (dont certains durant leur jeunesse, jouaient à Tarzan dans ces mêmes pins), le diagnostic aussi bref que magnifique annonçait la plus belle nouvelle de la journée : pas d’abattage, juste soigner ‘’la tête’’ par une belle coupe biseautée. Avec beaucoup de baume au cœur, les volontaires ont ramassé toute la journée les branchettes qui, une fois passées au ‘’mixeur’’ sont ressorties sous forme de confettis. Comme quelques jours plus tôt au cimetière, des tas de grosses bûches se sont formées ici et là et seront enlevées en temps voulu. Il ne reste plus à l’équipe qu’à élaguer la bordure de cyprès côté Christian tout en éliminant les plus couchés devenus dangereux.

Mardi 7 avril

On sait l’affection toute particulière que porte Monique à notre vieille église Saint-Pierre. Aussi, elle ne manque jamais, le dimanche des Rameaux venu, tandis que les enfants s’amusent au football sur la place de cette même église, de déposer devant la sainte porte une pleine gerbe de ces rameaux, bénis une heure plus tôt par notre inusable abbé Duval à l’occasion de la messe célébrée chez nos voisins Rasiguérois. Une belle initiative réalisée toujours de bon cœur et avec un grand sourire en prime.

Lundi 6 avril

En cette époque ‘’astouffée’’ par l’informatique, à l’heure où beaucoup de personnes, munies d’un ordinateur ‘’tripatouillent’’ plus ou moins la souris, la Société Agly-Services (Estagel), en la personne de Monsieur Marmignon Nicolas, propose des stages ‘’à domicile’’. Notre Commune qui, avec grand plaisir, se retrouve jumelée, une nouvelle fois, avec Rasiguères, s’est inscrite, tout comme celle d’Estagel, Maury, Montner et Tautavel dans cette démarche. A raison d’une fois par mois, soit le 1er jeudi de 14 à 17h ou le 3ème mardi de 17 à 20h, deux groupes différents de dix personnes, se voient offrir ainsi la possibilité de découvrir l’informatique ou de mieux la cerner. Le stage a lieu d’avril à juin et d’octobre à mars à la Mairie. De plus, l’Europe et la Région Languedoc-Roussillon, subventionnant le projet pour moitié, les frais d’inscription en deviennent complètement symboliques.

Dimanche 5 avril

La visite du Président du Conseil Général, Monsieur Christian Bourquin, a fait des heureux à la Biblio, autour de 18h30 vendredi. En effet, une fois la réception terminée, le haut de la Mairie nettoyé, rangé et les ‘’lampions’’ éteints, les petits gâteaux rescapés du buffet se sont invités côté Biblio où les lecteurs ont pu découvrir ou apprécier, une fois de plus, les talents culinaires de notre employée communale Margarete qui s’est vue demander illico presto les recettes de tout son attirail de petits gâteaux.
PS : En fin renard qu’il est, notre Joseph qui, il est vrai, est un assidu de la Biblio depuis des années, ne s’est pas fait prier pour ‘’souper’’ à la Biblio après avoir ‘’goûté’’ à la Mairie une heure plus tôt.

Samedi 4 avril

Petite effervescence hier dans notre village où Sid recevait à la Mairie, vers 16h, le Président du Conseil Général, Monsieur Christian Bourquin, à l’occasion de la signature des conventions ‘’Aide aux projets structurants de la Commune de Planèzes’’. En présence, bien sûr, d’un nombreux public attentif aux paroles du Président, ce dernier insistait notamment sur l’importance pour nos petites communes de l’existence du Conseil Général sans qui, bon nombre de projets ne verrait jamais le jour, n’hésitant pas à égratigner au passage les personnes en haut lieu qui émettent l’idée pure et simple de supprimer cet organisme. Ensuite, félicitant notre Maire pour avoir ficelé de la meilleure des façons le ‘’Projet Loubet de Sceaury’’, il signait en sa compagnie les ‘’trois cahiers’’ synonymes pour nous d’une aide financière bienvenue au projet Planézol qui arrive à son terme. A la sortie de la Mairie, une petite surprise l’attendait sous forme d’une ‘’mini-manif’’ toute en douceur des responsables de l’Association Triangle, inquiets de la quasi suppression (80%) de la subvention allouée à notre festival Les Musicales de l’Agly, signifiant à très brève échéance, sa disparition. Après avoir pris en compte cette déception légitime, Monsieur Bourquin, suivi d’un petit cortège, se rendait Rue des Mimosas où l’ancienne Cave de Monsieur Loubet, sentant bon jadis le vieux Carignan, s’est transformée doucement mais sûrement, au cours de ces 18 derniers mois et ce, par la grâce de dizaines d’artisans, en une superbe réalisation. La visite de ‘’la maison de Paul’’ a manifestement impressionné plus d’une personne, faisant ressortir du même coup tout le talent de notre architecte ‘’attitrée’’ Sophie. Pour finir en beauté une aussi belle après-midi, notre cordon-bleu Planézol, Margarete, s’est coupée en quatre, bien aidée par Monique, pour régaler, à l’heure du goûter, tous les présents avec des gâteaux faits maison venus ‘’d’ailleurs’’ et qui ont fait tellement l’unanimité que Monsieur Bourquin lui-même était tout heureux de se voir proposer, et d’accepter, une assiette d’assortiments de gâteaux pour le déjeuner du lendemain.
Merci enfin à l’Etat, au Département, à la Région, au CCAF pour leurs aides financières sans lesquelles nos Maires se décourageraient même d’avoir des idées.

Vendredi 3 avril

Ce mercredi 1er avril, à 18h, le Conseil Municipal se retrouvait à la Mairie pour, entre autres, voter les budgets 2009. Lorsque l’on se retrouve assis devant celui de ‘’Eau-Assainissement’’, on se rend compte, chiffres à l’appui, combien le coût des analyses obligatoires effectuées régulièrement sur l’eau, les réparations (quand ce n’est pas le remplacement) des pompes, l’aménagement du forage et les divers petits imprévus, plombent notre petit budget. Alors, comme beaucoup de villages voisins de notre beau Fenouillèdes, une petite augmentation de l’eau du robinet et un emprunt se dessinent à l’horizon.
PS : Après les budgets votés à l’unanimité, les questions diverses et un petit apéro, il était temps de penser au coup d’envoi du match sur TF1 des copains à Ribéry.

Jeudi 2 avril

Avant Pâques qui arrive au galop, les enfants font face, avec courage, aux évaluations d’histoire, géo, math ou français, qui ne manquent jamais de les accompagner jusqu’aux portes des vacances. De la même façon, notre sympathique électricien Jean-Michel (Elec-Fenouillèdes), qui depuis 18 mois arpente le moindre pouce de terrain de l’ancienne cave Loubet de Sceaury, passait hier son examen de contrôle devant un responsable de l’APAVE, Adrien, tout aussi sympathique. Jean-Michel, plus minutieux qu’une fourmi et une abeille réunies, malgré les kilomètres de fil engagé dans les gaines, sans compter les dizaines d’interrupteurs et luminaires placés de ci de là et deux énormes compteurs pour le sous-sol et la grande pièce, a rendu une copie nickel qui lui a valu un 20/20. On aurait préféré qu’il ait un point de moins et que l’alarme ne s’enclenche pas, car une fois en marche, on en prend plein les oreilles 5 minutes, chrono en main.

Mercredi 1er avril

Sur les Peyrières, les Huillet Père et Fils (Sid et Jo) remplacent le palissage de syrah qui, les années passant, a pris un bon coup de vieux et de rouille. Le tracteur, équipé d’un outillage spécial, enfonce les piquets aussi facilement que le couteau découpant un gâteau d’anniversaire, avec un bruit qui n’est pas sans rappeler (toutes proportions gardées) le bec d’un pic-vert en train de se fignoler dans un tronc d’arbre un nid sur mesure pour y passer l’hiver. Il semble loin, le temps où les piquets se plantaient au ‘’mall’’ avec des mains couvertes de ‘’pélailles’’, des poignets ‘’asboudragués’’ et des tendons de coude qui finissaient toujours par s’étirer comme du chewing-gum ‘’mastégué’’ depuis une semaine.
PS : Aujourd’hui, attention aux blagues des enfants et des autres !

Dimanche 31 mai

Dans une ruelle du haut du village, assises sur un banc vert bien calé sous la fenêtre du Boffy, cinq générations réunies tournent leur regard vers l’objectif. Jeanne, Dédé, Annie, Julien, Lola apprécient ces moments uniques que peu de personnes ont la chance de connaître. En regardant notre chère doyenne Jeanne donner le biberon à la ‘’petitoune’’, on note un geste toujours sûr malgré les années passées. Dans son regard (peut-être l’imagination nous joue-t-elle des tours), on lit qu’elle ne serait pas contre un petit retour en arrière, du temps où sa petite Dédé commençait à découvrir le monde dans nos rues sentant bon le parfum frais des chevaux.

Vendredi 29 mai

Les travaux ne finissent plus dans les rues du village. Alors que la Sotranasa déquille un par un les poteaux du périphérique, l’entreprise ‘’Eiffage travaux publics’’ de Saleilles, prépare le terrain pour regoudronner les ruelles de chez Alex, du Boffy et des Torga plus le devant de la Mairie et la traversée du village par l’Eglise. Ali, Hicham, Mohamed et le chauffeur Stéphane (qui lui, vient de la boîte Sempere Marylin basée au polygone nord), se collent avec bonne humeur à découper au marteau piqueur et scie à béton tout le vieux goudron qui a fait son temps et qui a bien besoin d’être remplacé. En attendant l’enrobé qui ne saurait trop tarder, il est conseillé à la population de prendre patience et d’éviter de se garer au milieu des travaux.

Jeudi 28 mai

Après l’enterrement des réseaux d’une partie de l’avenue de l’Agly, le temps semble venu de supprimer les vieux poteaux en béton enguirlandés de fils et d’ampoules se dressant haut dans le ciel et que les hirondelles seules regretteront. A voir la façon dont ils sont ‘’abattus’’, on comprend mieux qu’ils ne se soient pas ‘’asboudragués’’ comme des vieilles chaussettes lors du passage de Klaus. Les gars, responsables du travail, commencent par mettre à nu à coups de mail les barres de fer forgé qui sont coulées à l’intérieur et les découpent ensuite une par une au chalumeau jusqu’à ce que le poteau se pose en douceur sur le sol soutenu par le crochet de la mini grue. Vraiment du travail de pro !

Mardi 26 mai

Les griottiers du Garouilla, délaissés par les étourneaux, merles et moineaux occupés à picorer ailleurs les graines d’un printemps généreux, semblaient promis aux habitués du coin qui ne se lassent jamais d’y aller déjeuner ou goûter entre deux bricoles. Malheureusement, les virées nocturnes des sangliers en ont décidé autrement. Vieux solitaires ou mamans-marcassins, toujours est-il que les pauvres cerisiers au port retombant, ont été, pour certains, carrément hachés menu. Arbre délicat s’il en est, les plaies auront sans doute beaucoup de mal à cicatriser.

Dimanche 24 mai

Appareil photo doté d’un objectif d’un mètre de long (à se demander d’ailleurs si les photos du site ne proviennent pas d’un dé à coudre), Yannick, dès qu’il a 5 minutes, observe les guêpiers, les passereaux et tout ce qui a 2 ailes, un bec et des plumes ou 4 pattes et plein de poils. Son appareil, d’au moins 10 kilos, placé précautionneusement sur un trépied pour éviter les tremblements, il voit défiler au bout de son zoom, une faune Planézole multicolorée et on peut dire qu’il en prend plein les pupilles tout en n’oubliant pas de faire les clichés.

Samedi 23 mai

Calée entre Cave et Chapelle, à l’heure où bon nombre de Planézols entament les premières siestes de saison, une bétonnière ‘’roundinège’’ sur elle-même étalant par résonnance un bruit de fond sur tout le village. Pelle et truelle en mains, torse nu, Marcel et son gendre Simpello, s’affairent à côté du conservatoire de cépages. Monsieur Chevalme Marcel, entrepreneur de Claira, conduit sa petite entreprise avec philosophie, effectuant de multiples travaux à petite échelle, tels ‘’Espaces verts, carrelages, peintures, décoration, maçonnerie’’ qui sont boudés par les grosses sociétés. Ils sont de passage chez nous dans le cadre Agly-Verdouble afin de bâtir un mur comprenant 6 bancs et 3 jardinières, longeant nos rangées de cépages témoins. Les premiers prévus poru reposer les nombreux randonneurs et les secondes, une fois confiées à Margarete, ne tarderont guère à embellir le coin avec les fleurs dont elle a le secret.

Jeudi 21 mai

Céline, Bastien et Romain sont heureux de nous annoncer l’arrivée dans leur maison du Sarrat, de la petite Ambre. Comme son grand frère Romain, elle est arrivée avec trois semaines d’avance, des cheveux par-dessus les oreilles et bien contente d’être Planézole. Née le 16 mai à l’hôpital, elle mesure 45 cm et pèse 2,750 kg.
Tous les grands-parents et arrière-grands-parents de Jacqueline à Jeannette en passant par Lucette, Fernand, Bernard, Michèle, Marie, Robert sont comblés.
Quand, tout petit, on vient au monde à Planèzes dans une famille de viticulteurs, on ne s’inquiète pas pour son avenir qui sera à coup sûr, coloré de cerises, de raisins, de baignades, de travail et de plein de belles choses.
Prends ton temps ‘’magnague’’, il passe tellement vite !
PS : Le vendredi 29 mai à 18h30 à la Mairie, réunion du Comité des fêtes afin de préparer les feux de la St Jean, la soirée St Pierre et le choix du film projeté pour la fête du village en ce même jour de la St Pierre dans le jardin de Monsieur Loubet.

Mercredi 20 mai

A la Maison du Temps Libre de nos voisins Rasiguérois, une fois l’an, Madame Michèle Mourlas de Souvignes, propose un stage de clown aux enfants, si possible âgés de moins de 20 ans. Régulièrement, ils sont une bonne quinzaine à venir passer le samedi en sa compagnie pour apprendre toutes les ficelles du métier. Certains, sûrement, n’auraient pas besoin d’être perfectionnés car clowns, ils le sont au moins à ¾ temps tout le long de l’année. Mais, en fin de stage, à l’heure de la représentation, devant des parents complètement gagas, on se dit que les gamins n’ont pas perdu leur temps et que le savoir-faire de Michèle a payé…

Mardi 19 mai

Côté Tourredeille et pompe sur le dos, Patrice, dans son jardin, traque, entre autres, les pucerons. La bonne pluviométrie de cet hiver et début du printemps, a permis aux fruitiers de bien s’épaissir en ramures et du coup, les fourmis se régalent d’agacer en plaçant nos ouvriers bénévoles (pucerons) en bout de branches afin de ‘’s’affarter’’ tranquillement de miellat, bien au chaud dans leur maisonnette, une fois l’hiver revenu. D’ici là ‘’patrons et ouvriers’’ courent le risque de se prendre une bonne douche à base de Confidor.

Lundi 18 mai

Après le sympathique duo d’écureuils, Pascal et Régis (ADETE.RC Elagages), qui le mois dernier dans notre village et ses alentours, ont élagué, supprimé ou épargné les arbres touchés par la tempête Klaus, c’est au tour de Jacques Sanchez de venir remonter le mur du jardin Loubet de Sceaury éboulé sous la force d’un pin déraciné et depuis, découpé en rondelles.
On le connait bien, le Jacques, pour l’avoir vu travailler à la Maison de Paul, dix-huit mois durant, du temps où il était ouvrier chez Monsieur Emile Navarro. Ce dernier à la retraite, il a franchi le pas de s’installer à son compte et il est devenu depuis, comme avant lui, Messieurs Galangau ou Domps, le maçon du coin. Ce n’est pas une mince affaire de tout remettre en ordre mais le travail avance régulièrement et la beauté du site est respectée. De plus, en cas de panne (batterie), Alex est toujours là pour rendre service, une fois de plus. Les deux lascars, de toute façon, se connaissent bien pour s’être rencontrés sur le chantier Loubet et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont sympathisé.

Dimanche 17 mai

Depuis qu’il est à la retraite pour de bon (Vente ou arrachage définitif cet hiver de ses derniers hectares de vigne), Pierre, même s’il bricole à temps complet par monts et par vaux, pour sa famille et ses nombreux amis, se sent tout de même en vacances longue durée. Du printemps à l’automne au Barcarès et une fois l’hiver venu, bien au chaud en pantoufles au village, il apprécie, en compagnie de son épouse Dominique, de prendre son temps, de voyager et de passer souvent au Cellier Trémoine afin de faire découvrir nos vins à tous ses proches. Dernièrement, il a fait coup double en faisant déguster à deux sympathiques savoyards, Angélique et Daniel, habitants d’Excenevex, et nos millésimes toutes catégories et le Big Burlat 2009 certifié Bio de chez Bio. Et, macarelle, ils se sont tellement régalés que c’est à se demander s’il ne valait pas mieux inviter les étourneaux. Plaisanterie mise de côté, Daniel peut compter sur un programme millimétré pour contrer la cloque et les pucerons qui n’ont pas de frontière et à l’occasion, pourquoi ne pas venir déguster le Big Burlat 2010 toujours aussi Bio ?