Au jour le jour 2026

Jeudi 29 janvier

Depuis une poignée d’Assemblées Générales, les chiffres des Commissaires aux comptes font état régulièrement d’une inquiétante diminution des apports de récolte jumelée forcément à une hausse tout aussi inquiétante des frais à l’hecto. Le marché des vins est saturé, les entonnages au point mort, les arrachages massifs vont reprendre de plus belle, le nombre de nos Vignerons (comme nos hectares) fond comme neige au soleil et même le ‘’Pilier Catalan’’ qui tient la ‘’barraque’’ en Roussillon commence à se fissurer.
Dans ce contexte difficile à gérer, Trémoine, pour l’instant et d’une certaine façon, navigue à vue avec courage et pare au plus pressé. Les départs à la retraite successifs n’ont pas arrangé sa santé financière et comment d’ailleurs, en ‘’hautes instances’’, peut-on oser allouer en guise d’aurevoir de telles sommes à certains salariés, quand les vignerons arrachent à contre cœur et à perte leurs parcelles ?
Cassagnes, Lansac, Planèzes, Rasiguères.
A maintes reprises par le passé et pour des raisons de survie, Trémoine a fusionné. Aujourd’hui, il semble que ce soit le chemin à suivre pour s’en sortir.

Lundi 26 janvier

A la retraite depuis peu, le Baixanenc Jean-Luc coule des jours heureux en famille et le Papi qu’il est devenu se régale de pouponner, surtout depuis la venue au monde des jumeaux. Le garçon est un modèle de gentillesse, de générosité, d’honnêteté et c’est un plaisir, un véritable cadeau du ciel de pouvoir partager un bout de vie qui passe avec lui.
L’ancien avant-centre ‘’Pallagousty’’ s’occupe de son jardin, de ses fruitiers, de sa poignée de muscats, sans oublier de prendre bien soin de quelques pieds de tomates en avance sur l’heure et bien à l’abri sous la serre.
Quant au repiquage des fraisiers, c’est bien simple : il a de quoi alimenter le village tout entier.

Samedi 24 janvier

Quand le petit garçon de la place de l’église, photographié devant ses acacias avec son cheval, se retrouve six décennies plus part en haut de ces mêmes acacias avec les jambes qui lui ‘’font figue’’ pour ‘’rasséguer’’ les branches, il se dit, tout en bénissant les copains de jeunesse lui tenant l’échelle, que le temps passe décidément bien vite.

Jeudi 22 janvier

Bien loin de la crue 2020 qui ‘’s’enrousséguait’’ tout sur son passage, la pluie tant désirée depuis s’est décidée à revenir après six longues années d’absence et d’attente.
Depuis le 15 décembre, pas moins de 430 millimètres sont tombés et le Bon Dieu, dans sa bonté d’âme, pour nous avoir oubliés aussi longtemps, a fait en sorte que pas un millimètre ne se perde.
Le Roussillon renaît de ses cendres et ses barrages, ses sources, ses puits, ses rivières et ses ruisseaux sont magnifiques de beauté.
Pierre Torga, l’Ancien, le Sage, disait toujours : ‘’Même quand il pleut trop, il ne pleut pas assez.’’
Alors, écoutons-le, faisons lui confiance et souhaitons juste que d’ici le printemps et tout au long de l’hiver, il en tombe 400 de plus.

Lundi 19 janvier

A l’occasion des vœux du maire et comme Charles Malet (1953-1977) et Josette Jourda (1977-2001) avant lui, Sid, avec beaucoup d’émotion, tirait un trait sur un quart de siècle dédié à la commune (2001-2026). Ses derniers vœux empreints d’émotion relataient l’année écoulée, les décès de Jean-Pierre, Mimi, Jacky et Maguy, la remise en eau du forage qui met fin aux interminables livraisons d’eau potable par camions, tout en se penchant sur l’épais dossier concernant la rénovation à venir de notre pont.
Aujourd’hui, il passe en toute confiance, la clef de la mairie à Richard qui sera entouré ses six prochaines années par les sortants Céline, Fanny, Sandrine, Alex et Patrick et le nouveau venu Jean-Louis.
Ensuite et jusqu’à tard le soir, il faisait bon faire honneur au buffet et savourer, une fois de plus, nos vins de terroir.

Samedi 17 janvier

Le démarreur d’Hervé qui battait doucement de l’aile ces derniers temps a fini par lâcher, mais avec ‘’sous le coude’’ le même en neuf, il a pu compter sur la gentillesse et le savoir-faire de Jer pour un échange standard éclair.

Jeudi 15 janvier

Noël et Premier de l’An désormais dans le rétroviseur, le temps est venu de ranger dans les cartons jusqu’à décembre prochain, les sapins, les pères noël, les guirlandes et Cie. Quant à la crèche, elle a droit à quelques jours de tranquillité supplémentaires avant de retrouver le silence de la Sacristie.

Mardi 13 janvier

Au coin du casot de la Peyrière et par un bel après-midi de dimanche ensoleillé, Sid se fait plaisir, à la mini-tronçonneuse électrique, de faire ‘’des souquets’’ dans une vigne surnommée ‘’le Damier’’, parce qu’avant d’être arraché, son Carignan une fois sur deux était blanc ou noir.

Dimanche 11 janvier

Passionnée de couture, Martine apprécie ses moments libres où elle peut tricoter et coudre, écharpes, pulls, chaussettes, gants, bonnets, protège-oreilles, chemises, pantalons, vestes…
Une passion qui, au fil du temps, gagne toutes ses amies.

Vendredi 9 janvier

Sous le Garouilla, il va et vient Georges en solitaire, émiettant dans un vacarme à devenir sourd, les sarments minutieusement alignés au milieu des rangées.
Et la blanche aigrette garzette, Dieu seul sait ce qu’elle est venue faire dans le coin, a survolé le tracteur tout l’après-midi.

Mercredi 7 janvier

A l’entrée du village des feux de signalisation règlent la circulation. Au coin du Pujol, sagement rangé sous la haute murette, le camion patiemment récupère la terre pendant que la mini-pelle au-dessus, creuse une future piscine avec vue imprenable sur le Gourd ’En Coq.

Lundi 5 janvier

En ce jour anniversaire, à quoi peut-il bien penser l’écolier planézol des années 60 ? Sûrement que le temps s’est envolé bien vite mais que contrairement à certains de ses camarades d’antan, il a la chance, lui, de pouvoir continuer à savourer la vie qui passe.
Belle journée à toi Jo avec en prime, 70 bisous de derrière les fagots !!!!!!!!!

Samedi 3 janvier

Le calendrier des postes, à travers les décennies, n’a pas pris une seule ride et quel bonheur d’y retrouver à chaque fois, en le feuilletant, les images furtives d’une enfance envolée où le temps semblait vraiment s’écouler au ralenti.

Jeudi 1er janvier

En ce 1er de l’An, ‘’Au jour le jour’’ débute sa 23e année et de l’eau a coulé sous notre pont depuis.
Qu’elle puisse continuer à couler, plus régulièrement toutefois et que 2026 qui vient d’arriver, nous offre surtout de belles choses à découvrir.
Bonne année à toutes et à tous !!!!!!!!!

Samedi 28 février

Sur la Tourredeille, les deux oliviers ‘’Arbéquine’’ couchés par la tempête Nils ont pu compter sur la solidarité d’un tracteur de l’ancien temps pour les remettre debout et une fois bien arrimés, il ne leur reste plus désormais qu’à s’enraciner de plus belle.

Jeudi 26 février

Passées les pluies, la terre est prête à être labourée et le vigneron qui va et vient dans ses vignes fait le bonheur des mésanges et autres passereaux qui ne manquent pas l’occasion de picorer la petite vermine.

Mardi 24 février

Par les temps qui courent, il vaut mieux songer à rabattre ses arbres un peu trop hauts afin de diminuer les risques de prises aux vents, d’autant plus si les troncs de ces derniers commencent à sonner creux sous le poids des ans. Alors, Merci à Robert pour le coup de main et pour avoir su garder cette même facilité de grimper aux arbres, comme au bon vieux temps des cerisiers d’Alexandrine.

Samedi 21 février

Rue du Château, le mimosa et le pin de Robert qui ont résisté à tant d’orages, tant de neige, tant de tempêtes et sous lesquels de nombreuses générations de beagles ont cherché l’ombre le moment venu, se sont couchés comme tant d’autres arbres sous la violence de ‘’Nils’’. Et dans ces moments-là, il n’est jamais facile, tronçonneuse en mains, de devoir effacer une partie de son passé.

Jeudi 19 février

Sur la D611, en direction de Paziols, elle est là l’équipe de Latour, fidèle au poste et veillant au grain. Au vu du nombre d’arbres devenus dangereux pour la circulation et qu’il faut malheureusement supprimer, la tâche s’annonce longue et fastidieuse. Et pourvu que ‘’Pedro’’, la prochaine tempête, ne vienne pas en rajouter une couche.

Mardi 17 février

Sans tenir compte des vents et des marées, la nature suit son petit bonhomme de chemin et avant la sortie des asperges qui s’annonce comme un bon millésime, les amandiers et les mimosas, même les plus meurtris, ne peuvent s’empêcher de fleurir.

Dimanche 15 février

Sans se tracasser le moins du monde de trouver un groupe électrogène pour sauver leurs casse–croûtes ou une lampe de poche pour naviguer à vue, les pigeons du coin, à la moindre accalmie, sortent du ‘’raparou’’ pour survoler le village. Mais vu la météo annoncée, ils n’ont pas fini de se mettre à l’abri.

Vendredi 13 février

La tempête Nils a traversé le Roussillon en long, en large et en travers et les rafales de vent et les averses se sont succédées sans relâche. Comme d’habitude l’électricité s’en est allée et le village a ‘’coubré’’. Le portail pratiquement centenaire du cimetière et le panneau ‘’Planèzes’’ arrachés, le rideau de la coopérative explosé ; quant aux arbres (mimosas, amandiers, pins, cyprès, oliviers, arbousiers …) bon nombre d’entre eux ont été déracinés. Les lampes à pétrole, les bougies et les frontales sont ressorties des tiroirs et en attendant, en se rongeant les ongles, qu’Internet revienne pour revivre, il faisait bon se souvenir de ‘’l’ancien temps’’, où les familles, bien avant l’apparition du ’’110’’, savouraient la lueur et la chaleur d’un feu de cheminée en attendant d’aller se coucher.
PS : Et grand MERCI aux Agents Enedis pour avoir bataillé non-stop afin de réparer les dégâts.

Mercredi 11 février

Le ruisseau de la Tourredeille qui coule tranquille depuis début janvier est un évènement rare qu’il faut savoir apprécier. Et à regarder dans ses ‘’mini gouffres’’ les grenouilles se balader, pour un peu, on se croirait au Gourd ’En Coq.

Lundi 9 février

Une réunion publique avait lieu récemment à la salle des fêtes concernant le nouveau composteur installé au terrain de foot. Mr Bourgat Thomas, responsable environnement et déchets de la communauté de communes Agly-Fenouillèdes (CCAF), nous expliquait dans le moindre détail le fonctionnement des bacs.
Pour faire simple : celui de gauche reçoit les déchets, celui du milieu rempli ‘’d’herbe’’ sert à camoufler ces déchets et celui de droite attend que celui de gauche soit rempli pour prendre la relève, le tout ‘’chapoté’’ chaque semaine par les responsables de la CC.
Pour des renseignements plus clairs, voir en mairie où vous attendent les seaux composts.

Samedi 7 février

Les quasi 500 millimètres de pluie tombés depuis la mi-décembre ont occasionné forcement du travail supplémentaire pour les agents de la DDE qui emploient les grands moyens pour curer les rigoles et les fossés comblés de terre de notre belle départementale.

Jeudi 5 février

Au revoir Francine
En ce début décembre 1957, il fait soleil sur le Rivesaltais quand une petite Francine arrive au foyer d’Andrée et d’Henri Montsarrat. Entre un père affectueux et une mère plutôt sévère, la gamine grandit élevée par sa grand-mère puis l’adolescence venue, fait jeunesse avec ses amies sans jamais toutefois oser dépasser le douzième coup de minuit.
Ses études terminées, elle entre à la DDTM en tant que secrétaire et l’employée modèle qu’elle est y fera toute sa carrière. Au fil du temps qui passe, elle rencontre Yvon, un garçon venu de Bretagne pour travailler en Roussillon. La mairie célèbre un peu plus tard leur union et aux portes de la Noël 1995, la famille s’agrandit d’un ‘’pitchounet’’ : Henri. La vie est parfois faite d’épreuves et avec un fils en bas âge dans les bras, Francine se retrouve toute seule un jour pour l’élever.
Discrète, fidèle et réservée, elle partage alors son temps entre son fils, son travail, ses parents et ses ami.e.s qui comptent beaucoup pour elle et réciproquement.
Au printemps 2005, dans le Haut-Fenouillèdes et chez une amie commune, elle fait la connaissance de Joseph le Planézol. Pour Henri, Joseph devient un merveilleux compagnon de jeux attendu derrière la porte à chaque retour de la vigne ou du jardin et pour Francine, une épaule sûre et solide sur laquelle il fait bon s’appuyer et se reposer.
S’ensuivent deux décennies de bonheur, de vie simple, à savourer entre autres le plaisir de regarder le fiston grandir. Avec à portée de main un horizon radieux, ensoleillé de mille projets, Francine, toute proche de devenir Mamie, s’éteint tel une flamme de bougie trop fragile pour lutter contre le souffle des vents mauvais.
Dans ces moments de profonde tristesse, notre sincère affection se tourne vers son fils Henri et sa compagne Cassandra, vers tous ses proches et bien sûr vers ‘’Jo’’, notre ami d’enfance, notre ami vigneron, notre ami de toujours.
Francine s’en est allée parce qu’elle ne pouvait plus rester mais elle est là, juste de l’autre côté du chemin, sur ces sentiers d’Éden parsemés d’étoiles et de soleil où elle voyage désormais en paix vers l’éternité.

Mardi 3 février

Il est revenu le Bibliobus faire un tour au village, manière de reprendre les livres amenés l’an passé et de refaire un stock tout neuf pour nos lecteurs. Et pendant que Maëlle prenait bien soin de choisir quelques livres spéciaux pour Lise, Yannick, lui, à coups de ‘’bip’’ s’occupait des ‘’entrées-sorties’’ sur l’ordi.

Dimanche 1er février

Pour la Ste Martine, ils se sont réunis, les riverains de l’Avenue de l’Agly afin de confectionner les fameuses ‘’bunyetes’’ catalanes à coups de sucre, sel et citron par ci et beurre, farine de blé et œufs par-là. Une fois le tout savamment dosé, il ne leur restait plus qu’à mettre les mains à la pâte pour la pétrir et l’étirer au rouleau à pâtisserie, avec une bouteille de Trémoine ou à l’ancienne sur les genoux. Et à regarder le résultat final, ‘’macarel’’, elles semblent croustillantes à point ces ‘’bunyetes’’.

Dimanche 29 mars

Après les médailles de Paris, les Vinalies Internationales (concours mondial de référence des Œnologues de France) ont décerné le ‘’Grand Or’’ aux Capitelles 2025 et l’Or aux millésimes 2024 Cuchous et Moura Lympany.
Le Trémoine Rosé, lui, déjà paré d’Argent en région parisienne, tout en surveillant du coin de l’œil le résultat du Mondial des Rosés prévu d’ici trois jours, s’est couvert d’Or au Concours de la Coopération Occitanie jusqu’à en devenir ‘’Ambassadeur Rosé du Roussillon’’.
Un millésime 2025 arrosé de médailles aux quatre coins du Pays et qui en dit long sur le savoir-faire transmis de génération en génération par les Héritiers de Paul, Joseph, Paulin, Henri, Jules et Baptiste, qui voilà plus de cent ans et tout juste revenus des tranchées, bâtissaient dans la misère mais avec passion leur cave coopérative.
Et en pensant à ces pauvres pionniers, à ces précurseurs d’une époque disparue, souhaitons fort que leur ‘’maison’’ trouve son sésame pour s’en sortir.

.

Samedi 28 mars

Demain dimanche 29 mars à 11h, la Boutifanfare perpignanaise revient faire un tour à la salle Loubet de Sceaury, pour une petite représentation de leur savoir-faire avant d’offrir au public leur traditionnel apéro de l’Amitié.
Venez nombreux participer à ce beau moment de partage !!!!

Mercredi 25 mars

Le printemps à peine arrivé, Monique se dépêche d’enlever la toile protégeant son citronnier des gelées et qui commençait à trouver le temps long à ‘’s’astouffer’’. Et le plus difficile dans ces moments-là, c’est de défaire la ficelle.

Lundi 23 mars

Malgré les turbulences qui depuis quelques temps agitent notre coopérative Trémoine, le Concours Agricole de cette année lui a décerné pas moins de six médailles à Paris : deux en Or et quatre en Argent.
Palmarès.
Or :
Côtes du Roussillon 2025, Rosé Tendance.
Côtes du Roussillon Village Rouge 2024 (une cuve).
Argent :
IGP Côtes Catalanes 2025, Blanc, Pla de Brassa.
Côtes du Roussillon 2025, Rosé Trémoine.
Côtes du Roussillon Village Rouge 2024, Moura Lympany.
Côtes du Roussillon Village Caramany Rouge 2024, Excellence de Château Cuchous.
Et si son proche avenir s’annonce pour le moins incertain devant tant de paramètres contraires, grand MERCI à nos vigneron.ne.s qui, avec courage, s’accrochent à leur raison de vivre, sans la moindre garantie du lendemain.

Samedi 21 mars

Les 640 millilitres de pluie tombés au mètre carré ont fait la part belle aux asperges et c’est un vrai régal de se promener à travers les mattes pour les cueillir à pleines poignées.

Jeudi 19 mars

Les élections municipales se sont déroulées dans la joie et la bonne humeur et le John, dès 8h et 59 secondes, déposait son bulletin dans l’urne. Sur 84 Inscrits, 56 ont voté et une fois le dépouillement terminé, le résultat était le suivant : 55 listes entières pour une enveloppe vide.
Le nouveau C.M. repart donc pour un tour et en attendant la naturalisation française de Richard qui ne saurait tarder, Patrick assure l’intérim en tant que maire.
L’urne rangée jusqu’aux prochaines Présidentielles et pendant que Richard amenait les résultats du jour à la Préfecture, tout en l’attendant et en lui gardant une bonne pizza, l’apéro était servi à l’étage de la mairie où Sid se voyait remettre une belle plancha de derrière les fagots pour services rendus pendant tant d’années.

Mardi 17 mars

Bien embêté par son pin quarante ans d’âge qui s’est ‘’asboudragué’’ pendant la tempête Nils sur le cabanon de la sirène du barrage, le John a pu compter sur le savoir-faire de Damien et Mathieu pour déblayer le terrain en l’espace d’une bonne journée.

Samedi 14 mars

La saison hivernale se termine doucement pour la plupart des vignerons et sur le coin du Pujol, Willy se régale de tailler et d’attacher à tire-larigot les longues ‘’llaques’’ de syrah tout en mettant au passage quelques coups d’achade aux herbes mal placées.

Jeudi 12 mars

Mettant à profit sa journée de congé, Pierre rend visite à sa petite parcelle de muscat d’Alexandrie manière de nettoyer les bordures tout en surveillant de près le départ des bourgeons.

Mardi 10 mars

Elle est revenue la pluie, portée par une marinade de derrière les fagots et la terre, qui depuis la mi-décembre a perçu 530 litres d’eau au mètre carré ressemble à une éponge qui ne peut plus rien avaler. Le barrage de l’Agly qui faisait tant peine à voir à l’entrée de l’hiver, asperge de mousse et d’écume aujourd’hui toute la vallée rasiguéroise. Les ruisseaux chantent, les puits sont pleins, l’eau coule de partout et 110 litres en l’espace de 24 heures sont venus se rajouter. L’Agly forcément est sortie de son lit, perturbant ses riverains et divers dégâts sont à prévoir une fois la décrue venue. Le mildiou de la vigne et la cloque du pécher seront à surveiller de près, mais pour avoir attendu pendant six longues années une bonne pluie d’hiver, quel bonheur de l’écouter et de la regarder enfin tomber.

Dimanche 8 mars

Le Conseil Municipal s’est réuni jeudi dernier pour le budget et ce dernier voté à l’unanimité, Sid passait aux questions diverses et notamment au gros chantier du pont qui attend les nouveaux élus et qui ne sera pas une mince affaire à gérer. Pour finir, il faisait un tour de table afin de mettre en place les horaires des permanences aux élections du 15 et une fois tout bouclé, c’est avec beaucoup d’émotion qu’il savourait un dernier petit apéro en tant que maire.
Un grand MERCI à lui pour ces 31 années dédiées à la commune et qu’il savoure enfin une retraite bien méritée.

Vendredi 6 février

A l’approche des élections, le futur Conseil Municipal a posé pour la photo de famille. Le village recensé sous la barre des 100 habitants, son C.M., au nombre de 7, repartira bientôt pour six nouvelles années. Alex, Céline, Fanny, Patrick et Sandrine continuent l’aventure. Quant à Jean-Louis et Richard, ils remplacent Benjamin et notre maire sortant Sid, qui, après 5 mandats (dont 4 en tant que maire) aspire désormais à plus de tranquillité.

Mercredi 4 mars

Les nouveaux livres de la bibliothèque départementale ont été examinés du premier au dernier et il ne fait aucun doute que d’ici le prochain passage du bibliobus, nos lecteurs en feront bon usage.

Lundi 2 mars

Après les mimosas et les amandiers, les abricotiers, les cerisiers et les pêchers fleurissent, synonymes d’un printemps qui marque doucement son territoire.

Jeudi 30 avril

Sous l’effet de fortes pluies d’hiver et de Tramontane folle, le vieux cyprès centenaire menaçait de tomber en arrachant la margelle du puits et Merci à Damien, vu la difficulté de la tâche, d’avoir accepté de le tronçonner.

Mercredi 29 avril

A l’angle des Pla et de la Touredeille, Monique a fait une mauvaise manœuvre en marche arrière, mais plus de peur que de mal et elle a pu compter sur la dextérité de Fabien et Robert pour la sortir de ce mauvais pas en moins de cinq minutes.

Lundi 27 avril

Le simple fait d’ouvrir un robinet de bassin sur une eau qui jaillit à tire-larigot est un cadeau d’une valeur inestimable qui va embellir l’été de celles et de ceux qui ont pâtis du manque d’eau et de restrictions à dormir debout pendant si longtemps.

Vendredi 24 avril

En bordure de D9, il va et vient Yannick avec la pompe sur le dos pour un premier traitement anti-oïdium Le temps est au beau, rien ne presse et s’il y a un mois à savourer pour le vigneron d’ici les vendanges, c’est bien celui de mai qui toque à la porte.

Mercredi 22 avril

Tout autour du village, excepté les terres arrachées, le paysage se pare d’une couleur vert Carignan-Syrah-Grenache et Muscat-Macabeu qui annonce une fois de plus le mois de mai. La sortie de raisins semble bonne, le sol a fait le plein d’humidité et pourvu qu’une fois l’automne venu, nos vigneron-e-s retrouvent le sourire et la sérénité.

Lundi 20 avril

Sur le coin du Tamarin, Georges aligne soigneusement les tomates et les aubergines à l’ombre des cyprès. L’eau ne manquera pas cet été, les divers semis dans la mini serre sont à point et si la Capnode du pécher et la Drosophila Suzukii le laissent tranquille, il va se régaler.

Vendredi 17 avril

Le départ pour le Maroc s’approche à grands pas et Fabien procède aux derniers réglages de sa moto Scrambler 1200. Vidanges, pneus, éclairage… rien n’est laissé au hasard d’autant plus que si le ticket aller est validé, rien n’est prévu pour le retour.

Mercredi 15 avril

Les beaux jours sont de retour et Thierry quotidiennement et de bon matin fait sa balade à vélo manière de prendre l’air et le soleil, sans oublier de saluer les copains quand l’occasion s’y prête.

Lundi 13 avril

Dès la tombée de la Tramontane qui, depuis une quinzaine de jours, s’enroussègue tout sur son passage, les pompes à dos des vignerons sont de sortie pour assurer les premiers traitements avec ‘’en fond d’écran’’, un Canigou enneigé symbole majestueux d’une région tellement attachante.

Samedi 11 avril

Bandes autocollantes, savon noir, vinaigre blanc, deltaméthrine, le jardinier parfois ne sait plus à quel Saint se vouer pour lutter contre les interminables colonies de pucerons multicolores qui ne manquent jamais de ressortir au printemps.
Et c’est à se demander parfois si son meilleur allié n’est pas tout simplement l’ancestrale coccinelle rouge à points noirs qui est toujours fidèle au poste.

Jeudi 9 avril

Dans la cour de l’ancienne école communale, Jer, avec un produit de derrière les fagots datant d’au moins Léon Blum, s’occupe de vrillettes squattant depuis belle lurette une vieille table à rallonges sauvée de la déchetterie. Et ‘’caraï’’, les pauvres bestioles feraient mieux de déménager.

Mardi 7 avril

Bénévolement, le groupe Ostinata s’est rendu à la Maison de Retraite ‘’ le Moulin’’ de Latour de France pour un beau moment de partage avec ses résidents. Dans la salle d’animation Saint-Martin, le mini concert de 14 chants traditionnels du monde, s’est déroulé en deux parties pour permettre aux Anciens.e.s de gouter. Et les applaudissements sincères rendus juste après le dernier morceau ‘’Kalinifta’’, laissent présager, un jour ou l’autre, un retour au Moulin.

Dimanche 5 avril

Excepté le mercredi, Julien, le boulanger, arrive sur la place de la mairie autour de midi, pour sa livraison de baguettes de pains. Et quel que soit le temps, nos planézols ne manquent jamais l’heure de la distribution.

Vendredi 3 avril

A la retraite depuis fin novembre, Fabien, en partance d’ici peu pour le Maroc dépanne à la première occasion et si un robinet qui goutte est réparé chrono en main en moins de deux minutes, l’apéro est le bienvenu pour service rendu.

Mercredi 1er avril

En ce premier du mois où les fleurs de cerisiers nous ramènent inexorablement au bon temps de notre vénérée Alexandrine partie voilà bien longtemps avec notre précieuse enfance, un gros bisou d’anniversaire à Margarete qui savoure comme nous tous la vie qui passe tranquillement au village.

Dimanche 31 mai

Dans un verger, une fois le printemps venu, la lutte contre les colonies de pucerons multicolores devient pratiquement quotidienne. Et à bien observer de près, la vie est drôlement risquée pour ces intrus qui ont du souci à se faire avec les abeilles, les araignées, les bourdons, les coccinelles, les frelons, les guêpes, les mouches et Cie qui raffolent de ces petites bestioles.

Vendredi 29 mai

L’ancienne salle de l’école communale où trônaient ‘’fa temps’’ le vieux poêle à charbon, les bancs et les tableaux verts fait peau neuve.
Désormais un petit tiers de la superficie devient un ‘’espace atelier’’ et les deux gros tiers restant une future cuisine-salle à manger. Jer fait vraiment du beau travail, mais que dire du terrarium fait maison qui est tout simplement magnifique et qui accueillera un jour un petit caméléon ?

Mercredi 27 mai

Il est bon de regarder les enfants découvrir la vie et lorsqu’une maman lit ‘’Le camion des pompiers’’ à sa petite fille avec en prime, un circuit intégré à la lecture, une sirène qui fait pin-pon et un véhicule monté sur ressort, comment ne pas avoir envie de lui dire : ‘’ Magnague, ne te presse surtout pas de grandir’’ ?

Lundi 25 mai 2026

A l’initiative de ses voisins de la Place de l’Eglise, Josy, qui fêtait ses 90 printemps en ce dimanche de Pentecôte, a reçu un beau bouquet de fleurs en signe d’amitié et c’est avec beaucoup de reconnaissance et d’émotion qu’elle a posé pour la photo de ‘’famille’’.

Samedi 23 mai

Rue du château, dans le cellier de nos regrettés Pierre et Dédée, la vieille poutre en bois malmenée par le poids des années était en fin de vie et méritait bien d’être remplacée. Alain, son fils Vincent et un groupe d’amis se sont chargés d’installer en lieu et place une IPN longue durée et une fois le plancher sécurisé, le café était offert à la fine équipe.

Jeudi 21 mai

Dernièrement, dans la salle Loubet de Sceaury ouverte au public, la Chorale Planézole donnait un concert sous la baguette de son chef de chœur Olivier Sans. Fort d’un répertoire éclectique, fruit d’une décennie de travail, le groupe de chant, à travers différentes langues et diverses époques régalait le public. Et comme bien souvent lorsque s’éteint le dernier couplet, un apéro de derrière les fagots prenait le relais.

Mardi 19 mai

La grillade printanière de la Margoll, instaurée voilà ‘’fa temps’’ par Roger, se perpétue à travers les décennies sans prendre une seule ride. Le coin de grillade est resté le même ; les Anciens d’aujourd’hui regardent avec envie les gamins faire trempette à leur place dans le ruisseau ; les vins du terroir trônent toujours sur la table et si la légendaire boîte de thon à la catalane a disparu au fil du temps du menu, l’essentiel ne demeure-t-il pas de savourer le temps qui passe sous notre ciel roussillonnais ?

Samedi 16 mai

En vacances au village avec son épouse Michèle, Claude, à l’ombre d’un cerisier Ruby et l’espace d’un instant magique, retrouve le plaisir de croquer le bigarreau à pleines dents, un bigarreau intimement lié à une époque où les enfants, l’adrénaline à fleurs de peau, ‘’chassaient’’ la cerise une bonne partie de l’été.

Jeudi 14 mai

Chemin de la Clotade, Marie-Alice débroussaille l’herbe de printemps qui ne se prive pas de pousser, tout en plantant, ici et là des petits arbustes nouvelle génération tels le Févier d’Amérique ou le Filao. 

Mardi 12 mai

De retour depuis peu au village, Fabien revient du Maroc avec sa valise remplie de beaux souvenirs. Il aime partir sans but, découvrir de nouveaux horizons et bien qu’habitué à visiter ce coin d’Afrique, il en revient toujours émerveillé par la beauté des paysages et la gentillesse des gens rencontrés.
Le Maroc et Fabien c’est une longue histoire d’amour et il ne serait pas étonnant que notre jeune retraité y retourne d’ici peu.

Dimanche 10 mai

Dans le petit village ariègeois de Larbont, Auguste a rénové une partie de la ferme familiale et consacre désormais son temps au jardinage, à la coupe du bois et aux balades en forêt en compagnie de son amie Montsé. Le taureau surveille son troupeau, les escargots sont géants, les chevaux se régalent de brouter et par lendemain de pleine lune, même les biches viennent en famille à quatre pas de la maison. Quant au jardin, le climat est tel, qu’il s’arrose bien souvent tout seul.

Vendredi 8 mai

Une fois le printemps venu, il ‘’roundinège’’ le troupeau de biquettes et cette fois il arrive du côté des Contiès via les Pachères pour remonter l’Agly jusqu’au pont avant de bifurquer sans doute vers la traverse de Cassagnes. Et sans oublier, bien sûr, de ‘’s’affarter’’ au passage de cette herbe tendre du mois de mai.

Mardi 5 mai

La grille du Peyrelis fabriquée ‘’fa temps’’ par notre ferronnier Alex, après avoir vu passer des tonnes de macabeu à dos de J7, change de coin et sur la Tourredeille, elle commence une seconde vie en attendant les passages du Pick-up chargé d’Arbéquines.

Dimanche 3 mai

En ce dernier dimanche d’avril, dans une pétarade d’enfer qu’aurait savouré notre regretté Jean-Mi, elles sont passées les motos, tous types, toutes cylindrées et si l’histoire ne dit pas la raison de la promenade, c’est toujours un plaisir de les regarder défiler.

Vendredi 1er mai

Pratiquement à chaque permanence, Lise, en compagnie de sa maman Audrey monte les marches de la biblio pour venir refaire le plein de livres. Elle se régale de prendre le temps de passer toutes les étagères en revue et une fois choisie sa future lecture, elle redescend ces mêmes marches l’esprit tranquille.

Mardi 30 juin

Le samedi 11 juillet à 19h, le Domaine Aozina vous invite à sa soirée vigneronne, devenue traditionnelle d’ailleurs depuis quelques étés déjà. Une soirée placée pour Aurore et Damien, sous le signe de l’amitié et du plaisir de vous faire déguster leurs millésimes pour la plupart issus de terroirs schisteux. Une formule à 17 euros (plat et dessert) ou menu pour enfants vous est proposée sur place. L’artiste-peintre-musicien Ben J Gross, intimement lié à cette soirée planézole, vous amènera aux sons de ses guitares et harmonicas, au cœur des années 60 retrouver les Bowie, Cat Stevens, Cohen, Dylan et tant d’autres qui nous font toujours rêver.
Inscriptions au 0687073052
Venez nombreux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Lundi 29 juin

Pour cause de forte chaleur et par prudence, le repas de la St-Jean s’est déroulé dans la fraîcheur artificielle d’une clim de salle des fêtes et malheureusement pas sous l’ombre naturelle de notre platane. Un platane baptisé ‘’arbre de la Liberté’’ et dont la plaque fut dévoilée un vendredi 14 juillet 1989 par notre regretté Joseph. Un arbre symbolique, laissé en ce 23 juin à sa triste solitude et qui aurait mérité de fêter avec nous sa dernière St-Jean avant de s’en aller.
Planézols et amis confondus, pas moins de 90 personnes, petites et grandes se sont retrouvées pour un bel apéro à savourer ensemble dans la cour attenante à la salle. Une occasion en or pour ‘’les éloignés, les exilés, les oubliés’’ du village de revenir à nouveau au pays et respirer l’espace d’une soirée ce parfum rare qu’ils passent ensuite le restant de l’année à rechercher.
Pour la 4eme année consécutive, Céline et Bastien nous ont gratifiés d’une paëlla géante colorée de sourires et d’amitié et qui en dit long sur leur attachement au village.
Le repas terminé et à la nuit tombée, les enfants, après de nombreuses années à éteindre leurs torches et lampions sous l’eau du robinet de la mairie, regouttaient au plaisir, les yeux remplis d’étoiles, d’allumer à nouveau le feu sacré de la St-Jean.

Samedi 27 juin

Sous le regard inquiet des hirondelles qui ont élu domicile juste au-dessus de la porte de la biblio, les lectrices et les lecteurs, bravant la chaleur, sont venus nombreux renouveler leurs livres de chevet. Mais tout ce beau monde une fois reparti, ces belles voyageuses venues d’Afrique retrouvent leur tranquillité jusqu’à la permanence biblio de fin juillet.

Jeudi 25 juin

La fin juin, bien souvent, voit le retour de la débroussailleuse géante de Montner qui ratiboise à tire-larigot la moindre des bordures et Christophe, qui n’est pas né de la dernière pluie, fait preuve de prudence en prenant garde à l’herbe sèche qui ne demande qu’à s’enflammer sous les étincelles.

Mardi 23 juin

En ce jour de la St-Jean, le petit comptoir des Pyrénées s’est installé sur notre place publique proposant son huile extra-vierge d’Andalousie, ses fouets de Girona, ses sobressades de Majorque, ses fromages manchegos, son Rioja….
Un commerce ambulant qui ajoute un peu de vie au village et souhaitons que les planézols ‘’jouent le jeu’’ pour que ce jeune couple catalan puisse continuer de nous rendre visite chaque mardi.

Dimanche 21 juin

Repéré en août 2025 dans nos vergers, le Capnode, surveillé depuis comme le lait sur le feu par nos jardiniers, fait son retour en ce début juin. La bébête n’a pas changé, reste toujours aussi antipathique et se régale d’agacer. Mais contrairement à l’été dernier, sa reproduction risque de prendre un coup dans l’aile car, autant sur les bords de rivière que sur la Tourredeille, aussitôt aperçu, aussitôt supprimé.

Vendredi 19 juin

Mise à la disposition des planézols intéressés et ce, moyennant une petite participation, la nacelle, deux jours durant, s’est promenée dans le village bien souvent pour réparer des toits ou nettoyer les gouttières. Et, pour les personnes sensibles au vertige, Marie-Alice et Patrick assuraient l’intérim.

Mercredi 17 juin

Joyeux anniversaire Alex.
Il fait chaud dans la salle de l’école communale ce vendredi 17 juin 1966 et pendant que l’institutrice Mme Séguela enseigne les maths et le français, certains de ses élèves, les yeux tournés vers la fenêtre, rêvent depuis longtemps du Gourd’En Coq. A quatre pas de là, dans la maison Serradell qui sent bon le pain de Florence et de Narcisse, Marie et Pierre accueillent leur premier garçon Alex sous le regard de leurs filles Josephine, Marie-Louise et Conchite. Six décennies plus tard, ‘’le gamin’’ habite toujours le même quartier et commence à goûter au souffle d’une retraite bien méritée. Notre bon ferronnier après tant de services rendus dans la commune et ses alentours, lève le pied par la force des choses.
Souhaitons-lui, en compagnie de son épouse Conchi, de savourer le temps qui passe et de prendre enfin le temps de le regarder passer.
Joyeux anniversaire ‘’Magnac’’, 60 gros poutous pour toi et mille mercis pour avoir rallongé à coups de soudures et de ferrailles la vie du vieux J7 de la place de l’église.

Lundi 15 juin

Vendredi dernier, le nouveau Conseil Municipal fraîchement élu invitait la population à sa première réunion publique dans la salle des fêtes à 18h30. De nombreux sujets ont été évoqués.
Trouver un moyen de réguler une bonne fois pour toutes la vitesse des véhicules sur l’Avenue de l’Agly et bien sûr sur la descente de l’église, piste privilégiée depuis toujours des trottinettes et bicyclettes des enfants.
Refaire la toiture d’une maison que Mr Paul Loubet de Sceaury nous a laissée en héritage et qui s’effiloche sous le poids des siècles. A ce sujet, le C.M. fera appel à des bénévoles le moment venu pour vider la maison avant le début des travaux.
Tous les mardis de 8h à 10h sur la place de la mairie, le Petit Comptoir des Pyrénées (épicerie ambulante) présentera ses divers produits de qualité (huile, fromages, sobressades…).
Devant les risques de plus en plus probants d’incendies, chacun se doit de débroussailler selon la loi, les alentours de son devant de porte sur une cinquantaine de mètres.
Les personnes intéressées par un mini stage de premiers secours mis en place par les pompiers, notamment l’utilisation d’un défibrillateur, peuvent s’inscrire en mairie.
En septembre, l’Association Départementale des Foyers Ruraux, porteuse du projet ‘’Paroles vives’’ viendra recueillir, via un mini film, les anecdotes et les souvenirs des Anciens sur l’histoire et le passé du village et combien notre Mémoire Joseph nous manque déjà.
Le P.L.U.I. (Plan Local d’Urbanisme Intercommunautaire) n’a pas pris une seule ride et concerne toujours une partie du lieu-dit la Clotade située en marge du terrain de foot.
Quant au projet de refaire un jour le réseau des eaux usées, l’histoire semble bien compliquée.
Le C.M. a mis l’accent aussi sur le recyclage, l’importance et la valeur de l’eau et sur le bon sens, pour ceux qui ont des ‘’toutous’’, de veiller à laisser place nette derrière eux. Le poste de correspondant de l’Indépendant devenu vacant, Aurore prend la relève avec son sourire et sa jeunesse.
Après le rappel des dates de la St-Jean (le 23 juin) et de l’organisation d’un bal traditionnel (le 30 juillet) un apéro convivial poursuivait de belle façon cette réunion publique.

PS : En ce 14 juillet 1989, le village fête le bicentenaire de la Révolution. La génération des Patrice, Magalie, Willy, Nathalie, Éric et tant d’autres de nos enfants, couverts de drapeaux tricolores entonnent ce jour-là et à tue-tête, une merveilleuse Marseillaise devant un ‘’platanot’’ qui vient d’être planté. Comme ces gamins, le platane a poussé, ombrageant décennie après décennie notre place publique mais aux portes de la quarantaine, devenu dangereux sans le vouloir, c’est un véritable crève-cœur de réaliser que la sagesse recommande de le supprimer.

Samedi 13 juin

Pour cause de futurs travaux de rénovation, notre pont qui avait déjà reçu la visite de la Socotec en juin 2023, est à nouveau inspecté sous toutes ses coutures. L’édifice ne date pas d’hier bien sûr mais espérons que ses bases soient encore solides et que sa remise aux normes ne coûte pas une fortune au village.

Jeudi 11 juin

Sur l’Avenue de l’Agly, il fait peine à voir le pin de Margarète esquinté par la tempête Nils de février dernier. Un premier nettoyage a déjà eu lieu courant avril et Damien finit désormais le travail à coups de tronçonneuse.

Mardi 9 juin

Sur le bord de rivière, il se régale, Robert de cultiver son jardin. Pommes de terre, radis, aubergines, poivrons, tomates, salades… rien ne manque et la terre est tellement bonne que tout y devient géant. Et si la Capnode refait depuis peu son apparition dans le coin, manière de grignoter les petits abricotiers, la digestion risque d’être difficile.

Lundi 8 juin

Le Comité des fêtes communique :
Repas de la St-Jean le mardi 23 juin, sur la place du village.
Apéritif, paella viande/poisson, glaces, café, vin.
15€ pour les adultes et 12€ enfants de 10 à 15 ans (pensez à amener vos couverts).
Lampions et torches défileront dans le village après le repas (feu selon la météo et les arrêtés préfectoraux)
Inscriptions avant le jeudi 18 juin soir auprès de,
Marie Alice 06 48 95 87 17
VENEZ NOMBREUX !

Samedi 6 juin

La plaque dédiée voilà bien longtemps à nos ‘’Enfants’’ morts pour la France en 1914-18 et 1939-45 a été fixée par Patrick, à la demande de Monique, à droite de la porte de notre vieille Chapelle St-Pierre.
D’évidence, c’est la moindre des choses et MERCI à Monique pour entretenir encore et toujours le Souvenir.

Jeudi 4 juin

Une fois l’IPN en place rue du Château, il ne restait plus qu’à fignoler la finition et avec un peu de patience, du béton et quelques cailloux, Alain et Robert se sont chargés de terminer le travail.
Et Joyeux Anniversaire à Céline, Magalie et Pierre et à Yannick avec un jour d’avance.

Mardi 2 juin

Notre Mémoire nous a quittés.
Planèzes, vendredi 24 avril 1925 : Les étoiles veillent sur le village endormi lorsque Joséphine, dans la chambre du haut, met au monde son petit Joseph et le lendemain à la première heure, Martin dit Théophile monte les marches de la mairie pour venir annoncer à son ami le maire Louis Pratx la naissance de son fils.
Comme tous les gamins de l’époque, Joseph partage une grande partie de son temps entre les vignes et l’école où la vie, semble-t-il, n’est pas si simple ‘’sous la tyrannie de l’instituteur Mr Authier’’.
A l’âge de 13 ans, l’écolier remplace son cartable, ses cahiers et ses crayons par le charriot, le cheval et la charrue et dans le sillage du brave Théophile, il apprend le rude et beau métier de vigneron. Les années passent au gré d’un temps plus ou moins clément pour les récoltes. A la sortie de l’hiver 1951, les labours sont terminés. Il épouse alors le 21 avril, sur le village voisin de Rasiguères Mlle Henriette Gazeu et dans la maison-épicerie de Joséphine et Théophile qui sent bon la fraise Tagada et le lait mont blanc, les jumeaux, Josette et Louis viennent au monde début 1955.
Au mois de mars 1959, Joseph entre au Conseil Municipal, devient 1er adjoint du maire Mr Charles Malet et n’aura de cesse d’œuvrer pendant sept mandats consécutifs pour le bien de ses semblables jusqu’en juin 1995. Joseph aime bien rendre service et lorsque Louisette Auriol quitte le village, il devient à sa place dépositaire et correspondant du quotidien l’Indépendant de 1966 à 2010, distribuant, quel que soit le temps, le journal aux abonnés. Notre cave coopérative est construite en 1921 et après François, Alphonse et Mr Pont, il devient logiquement en 1976 le 4ème président le temps d’une belle décennie avant de passer la main à Sidney.
Au fil des années, les enfants se marient. Henriette et lui connaissent ainsi le bonheur d’être grands-parents avec les naissances successives de Maxime, Fanny, Camille et Cédric. En septembre 2001, en pleines vendanges, il a la douleur de perdre son épouse Henriette, compagne d’un demi-siècle de vie. Son jardin de bord de rivière calé entre celui de Pierre et celui de René lui donne maintes fois l’occasion de retrouver ses amis à l’ombre des cyprès pour discuter de vignes ou de jardins tout en écoutant passer l’Agly. Il devient également, en compagnie de Sicie un pilier incontournable du ‘’point lecture’’, ne manquant jamais les jours d’ouverture pour le plus grand plaisir de la bibliothécaire Martine. Sur l’hiver de sa vie, il rencontre Sylviane et s’installe sur le village de Tautavel sans jamais oublier de revenir de temps en temps au pays saluer les amis puis, à l’approche de ses 100 ans, il éprouve fortement le besoin d’un retour au pied d’un clocher qui l’a vu naitre. Le 10 mai 2025, le village honore dans la salle Loubet de Sceaury son tout jeune centenaire, notre maire Sidney retraçant à l’occasion les grandes lignes d’une vie placée depuis la période d’enfant de chœur, sous le signe du bénévolat et Joseph, lui, ne manquant pas du haut d’une mémoire infaillible, de faire revivre bien sûr le ‘’temps d’avant’’. A l’automne dernier et pour raison de santé, Joseph rejoint sur Latour de France la résidence Le Moulin et dans ce nouvel environnement paisible, il reçoit quotidiennement la visite de ses enfants et l’affection de tous ses proches. Et puis la mauvaise nouvelle a rapidement fait le tour du village disant qu’au soleil couchant d’un samedi de Pentecôte, notre centenaire nous avait quitté, sans bruit, choyé jusqu’à son dernier souffle et avec une infinie tendresse par trois générations d’enfants.
Joseph était devenu au fil du temps notre mémoire et il ne se lassait jamais de raconter avec un brin d’humour et beaucoup de passion, tous ces multiples évènements et changements liés à la vie du village depuis avant même la venue de la lampe à pétrole et de l’eau courante dans nos maisons. Il était le dernier maillon, le dernier témoin, le dernier représentant et plus que tout, le dernier papa, le dernier papa d’une lignée d’hommes qui ont profondément marqué notre enfance, notre jeunesse et notre vie et avec son départ s’estompe définitivement une façon de vivre, une façon d’aimer, une façon de penser, une façon de partager, une façon de travailler.
Aujourd’hui, Joseph s’en est allé et dans ces moments difficiles à traverser, notre plus sincère amitié se tourne vers sa belle et nombreuse famille mais que ses jumeaux, qui ont partagé les bancs de l’école communale avec certains d’entre nous, mesurent à sa juste valeur, cette chance inestimable d’avoir pu savourer la présence d’un père aussi longtemps.
Ps : Hommage de Monique Malet à Joseph.
Joseph, ton heure est venue ; ta sagesse, ton esprit, ta lucidité et surement une force divine ont programmé cette heure. 101 ans ! Pourquoi pas 101 printemps ? Près de toi Louis et Josette composaient affection et services et programmaient l’attente du lendemain. Nous leur adressons à tous deux et leur famille, soutien et amitié. Malgré son grand âge Joseph pouvait retracer avec fidélité ce qui a jalonné sa vie. Enfant de ce village, fort de ses racines, Joseph était le repaire et le garant des souvenirs. Chaque conversation nous emportait vers ces souvenirs, mais surtout des faits marquants de la vie de son village, soit de la vie régionale et surtout territoriale et viticole qu’il a servi avec responsabilité et disponibilité. C’est donc le souvenir de l’humain qui restera dans nos mémoires.
Adieu Joseph. Que le Seigneur t’accueille, que notre adieu soit dans l’apaisement, l’espérance et le réconfort.

Mardi 14 juillet

L’Agly, par ces temps de canicule est une véritable bénédiction pour les baigneurs et les Planézols se retrouvent souvent sur la plage du Tamarin. Alors, pourquoi pas une fois en passant, prolonger au soleil couchant ces beaux moments en bord de rivière et savourer un bon rosé Trémoine accompagné de chips, d’olives et Cie ?

Dimanche 12 juillet

Place de l’église, les livraisons de bois se succèdent et après Jean-Louis c’est au tour de Thierry de ranger dans son garage un petit camion de bûches venu de Vira. L’hiver risque d’être froid, macarel !!!

Vendredi 10 juillet

L’été est au plus chaud, mais ce n’est pas une raison pour oublier que le froid reviendra d’ici six mois. Comme d’habitude, Jean-Louis se fait livrer du bois afin de passer l’hiver tranquille et une fois les stères rangées à l’abri, aidé par son frère Jo, il ne lui reste plus qu’à donner un bon coup de balai devant son portail.

Mercredi 8 juillet

Régulièrement et sur demande, il passe au village le Montnerois Laurent pour ratisser les cours et nettoyer les devants de portes tout en veillant à supprimer les branches sèches des arbustes et buissons. Et une fois par mois, il revient du côté de chez Robin arroser ses graines expérimentales de Savonnier, Micocoulier et Caroubier.

Lundi 6 juillet

A la première lueur du jour et parfois même avant, la voiturette du village sillonne nos rues et ruelles en quête de nettoyage, d’arrosage ou de débroussaillage. Cette fois, Marie-Alice s’affaire en bord de route côté Pujol et le travail ne manque pas pour faire place nette. Une chose est sûre, l’herbe sèche, par les temps qui courent, est destinée au paillage.

Vendredi 3 juillet

Chaque 29 juin, jour de la Saint-Pierre Patron du village, Monique passe au peigne fin l’église et le moindre de ses recoins. Monique, c’est le cœur qui ravive toujours le moment venu, la flamme de la Foi en chacun d’entre nous et il est bon une fois l’an, de se retrouver au beau milieu de nos murs et de nos bancs chargés d’histoire (ou histoires). La belle homélie du Père Marcel, empreinte des mots simples de tous les jours, telle une apaisante prière nous donnait envie de croire à l’après-vie et au Paradis. Puis, passée l’Eucharistie, les Fidèles se réunissaient sous les acacias de la place de l’église pour ‘’communier’’ autour du verre de l’Amitié tout en prenant rendez-vous pour l’été prochain.

Mercredi 1er juillet

Au bord d’un puits qui ne manque pas d’eau, Jo change une vieille palette en bois mise à mal par le poids des ans et place sur la nouvelle une plaque en ferraille pour la protéger de la pluie. Et vu le nombre de pointes utilisées, le nouvel ouvrage est parti pour durer.